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Le blog de mustapha kharmoudi

écrivain
BESANCON - France
  • Chroniques marocaines : Ce que marocain peut avoir d'abject !

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    abject-maroc
    Pour eux peut-être, être guide c'est d'abord être beau, et ce type-là est très beau, comme sont très beaux ses amis. Et ensuite savoir porter le chèche du pur arabe de souche sahraouie. Et c'est largement suffisant à voir la belle gente de chez nous qui s'agglutine joyeusement autour d'eux. Euh... de chez nous... je veux dire... euh... de chez nous ici... quoi?... vous avez compris ?
  • Film ADAM, de Maryam Touzani

    Par | 1 commentaire | 1 recommandé
    adam-film
    Alors voilà : une jeune femme marocaine, Samia, quitte son village natal (probablement rural), et s'enfuit avec sa grossesse. Pourquoi? Parce qu'au Maroc, ni la loi ni la religion ni les traditions patriarcales n'autorisent un enfantement hors mariage. Mais jamais au grand jamais, on n'ira faire le moindre reproche au mâle-dominant responsable de ce terrible ravage.
  • Chroniques marocaines : Vive les femmes... marocaines

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    mk-et-asma
    Et elle chantonne, avec une voix qui murmure à peine, comme se sachant sur une terre étrangère. Car les terrasses des bistrots marocains sont la propriété sociale exclusive des hommes marocains, lesquels, de ce seul fait, restent assez attardés. Et vulgaires. Je m'éloigne un peu, et je lui dis que je n'entends rien. Et elle lève la voix.
  • Chroniques marocaines : LA PRINCE ELLE PARLE PAS A TOI !

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    jeu-de-dames
    Et alors il explose : Toi tu sais rrr-rien du Maroc, tu sais rr-rien de l'histoire du Maroc ! Je lui réponds coq-à-coq : Moi j'ai écrit un livre sur l'histoire du Maroc ! Tous se regardent, outrés, pensant à un mensonge. Mon interlocuteur doit me trouver abject, alors il mise plus fort : Si toi t'en as écrit un, moi j'en ai écrit dix... et même cent si tu veux !
  • Chroniques marocaines : Tendre Taragalte

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    taragalte-tapis
    Le dernier soir, le résultat du tirage est annoncé alors que j'étais en transe sur la piste de danse. Le gagnant est le 16. Je dis à Anna : C'est moi le 16 ! Anna ne comprend pas, et de toute façon quand Anna danse, je crois bien qu'elle laisse sa tête dans son sac à dos que la tatillonne Fabienne surveille comme ces gardes des contes féeriques qui se tiennent devant les portes d'entrée du trésor.
  • Chroniques marocaines : Ah les beaux touristes !

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    mk-taragalte1
    Et alors le soi-disant magique-guérisseur - qui n'a pas sa langue dans sa poche, et dont j'ai pu mesurer la belle inculture – m'a dit que c'était son amie qui avait raison, et il m'a prié – mais d'autorité – d'en rester là. Voilà voilà. A part ça, le magique festival de Taragalte, ça commence demain...
  • Elle : J'ai eu une belle vie, tu sais !

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    Elle me dit d'une voix au timbre complice que je suis la première personne à qui elle a confié son récit de vie. Et surtout que je suis la seule personne sur terre qui en sait autant sur elle. Puis soudain, d'un regard de séductrice, elle me chuchote : J'ai eu une belle vie, tu sais ! Elle a juste 35 ans.
  • Chroniques marocaines: Le gars flou, là, c'est moi!

    Par | 5 recommandés
    Finalement de désespoir, elle me lance : - Mais comment se fait-il que je ne me souvienne absolument pas de toi, en rien? Je lui montre ma main, et je lui dis : - Imagine que c'est ça, la photo de ma bande. Là, tu reconnais tel, là c'est tel autre. Et là et là et là, tous, tu les reconnais. Sauf le gars, là, qui est flou sur la photo. Ben lui, c'est moi!
  • Chriniques marocaines : Le Maroc de mon enfance

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    Je me souviens de mon enfance rurale et pauvre. Mais aimante. Comme me l'avait jeté à la figure, un jour de dédicace de " La Saison des figues", cette bourgeoise bien sur elle, et devant tout le monde. Elle m'avait dit en quelque sorte que c'est beaucoup mieux d'avoir été misérable et aimé que riche et je-ne-sais-quoi-qui-dit-qu'un-enfant-n'a-pas-été-par-sa-propre-mère.
  • Douce France

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    Douce France, que n'es-tu un peu moins rude avec ces jeunes désœuvrés qui fuient les guerres là-bas chez eux où ils vivaient leur vie comme se vit la vie chez eux. Et qui n'en veulent point à la France, quand-bien même savent-ils tous que ce sont – en bonne partie - les bombes françaises qui ont détruit leurs chez eux.