Coronavirus : un révélateur à " connards* "

Pour ceux-là, c'est le coronavirus qui sert de test en soulignant les conséquences dramatiques de leur ineptie sur la santé de la population et de l'économie. Ils ont imposé une régression sociale prohibée au prétexte de la dette publique dont ils sont responsables pour se justifier de la destruction des services publics et du tissu industriel qui font aujourd'hui gravement défaut.

Psychologie de la connerie (Sous la direction de Jean-François ...

Mises à jour :  La tyrannie des bouffons Par Christian SalmonTélé, réalité, berlue  Par Antoine Perraud

 

Est-il normal que 67 millions de personnes soient des otages de l'inertie funeste, mortelle, de la médiocrité ?

Les bavards de la politique doivent retourner aux études et s'appliquer sur le fond plutôt que sur la forme.

Les Thomas Diafoirus des affaires publiques encombrent l'actualité et ne font que du verbiage.

Combien faut-il encore de morts, de victimes, pour que la presse relaie l'exaspération de l'opinion devant autant d'indécence ?

Jupiter joue de la lyre pendant que Rome brûle et il s'en trouve encore pour encenser le " philosophe " , qu'ils ont fait élire d'une façon qui relève plus de l'escroquerie intellectuelle que de la démocratie.

Emmanuel Macron n'est pas un homme d'Etat. Ces trois dernières années montrent qu'il n'est pas apte à la fonction de chef d'Etat.

Il raisonne comme un comptable - voire une caisse enregistreuse - pas comme un politique.

Lire : Covid-19: chronologie d’une débâcle française Par François Bonnet

Emmanuel Macron mène depuis le début de son mandat une procédure de liquidation judiciaire du pays, au mépris de l'humain et des droits humains.

Se rappeler de son mépris chronique dont il a accablé, avant même d'être président, les humbles et les modestes.

Cette très grande majorité de la population est aujourd'hui appelée à se sacrifier - sans moyen - et être les soutiers de la crise - qu'il ne considère que sous l'angle de l'intérêt des "investisseurs".

Ce sont ces humbles et ces modestes qui supportent en première ligne le risque mortel de ses choix arbitraires.

On ne peut pas invoquer le suffrage légitimement pour se justifier de n'importe quoi.

C'est sinon un coup d'Etat. L'élection n'est que le mode de désignation du mandataire temporaire d'une fonction publique qui s'exécute dans le respect de la loi. L'élection ne permet pas de s'en exonérer.

Ce quinquennat s'affirme dès à présent dans l'histoire comme celui du scandale ordinaire.

Au-delà des scandales, la politique elle-même est devenue scandaleuse par son mépris du Droit. L'apparence d'un formalisme institutionnel ne suffit pas à masquer un comportement fascistoïde (Oliver Jouanjan " Justifier l'injustifiable" PUF).

Cela amène à dire que l'épidémie de coronavirus ne provoque pas seulement une crise sanitaire, ce serait une erreur de la réduire à cette seule apparence.  Non. C'est avant tout une crise de régime.

L'épidémie en est l'acmé.

Lire : «Le virus se propage», «Il faut dépister» Ces alertes de médecins qui ont été ignorées  Par Pascale Pascariello, Antton Rouget, Alexander Abdelilah, Guillaume Krempp et Robert Schmidt (We Report)

La crise de régime commence déjà par l'absence de mesure correctrice efficace pendant trois ans alors qu'Emmanuel Macron connaissait la situation pour avoir été ministre des finances.

Sa persistance dans l'erreur et son refus de diriger le pays de façon à garantir le bien-être général conduit à démontrer qu'il faut supprimer la fonction présidentielle en considération de l'aberration politique qu'elle permet.

Les assemblées et le gouvernement ne sont là que pour la galerie et exonérer le président de la responsabilité des choix qu'il impose (voir le vote de l'assemblée sur le plan de déconfinement alors que la France n'y est pas du tout prête).

Lire : Le déconfinement pose problème en France: " La réalité, c'est que rien n'est prêt "

Jusqu'où le pays peut-il accepter une errance autoritaire incompatible à une société démocratique moderne ?

Ce n'est pas d'un état d'exception que le pays a besoin mais d'une nouvelle constitution.

Le respect des normes fondamentales d'une démocratie en Europe conduit à demander à Emmanuel Macron de démissionner.

Son action démontre plus qu'il n'en faut qu'il n'a ni les qualités, ni l'esprit, ni le savoir nécessaires à garantir l'adhésion du plus grand nombre, laquelle adhésion garantit la confiance dans les institutions.

Cette confiance est très profondément entamée et l'autoritarisme d'Emmanuel Macron est le terreau fertile de la montée de l'extrême droite. Comme l'a été l'autoritarisme de Manuel Valls qui a précédé la qualification de Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle.

Aussi clairement que son action a une part de responsabilité dans la mort des milliers de personnes - malgré les alertes répétés des professionnels (qu'il continue à négliger) - sa persistance à l'autoritarisme l'affirme donc comme un fossoyeur de la République.

Il ne peut pas rester.

La solution raisonnable est qu'Emmanuel Macron s'en aille tout de suite et qu'une assemblée constituante soit mise en place pour réformer les institutions.

Qu'Emmanuel Macon prenne un hélicoptère et s'exile, comme Ben Ali.

Chez qui l'accueillera pour pantoufler dans quelques conseils d'administration d'entreprises. Il se trouvera certainement un milliardaire parmi ceux qu'il a accueillis sous les ors de la République. Il ne sera pas le premier.

Mais il faut souhaiter que ce soit le dernier. L'épidémie montre dramatiquement qu'il n'y a finalement rien de commun et de compatible entre l'intérêt général et les intérêts privés. Le concept même de société implique que les seconds doivent nécessairement s'inscrire et se développer dans le cadre du premier.

La confusion des genres a trop duré. C'est peut-être aussi l'avertissement qu'envoie l'épidémie à ceux qui prétendent gouverner contre les évidences.

 

 

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* Pour plus de développements :

Psychologie de la connerie

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Mises à jour :

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Difficultés d’approvisionnement, atermoiements du gouvernement, corporatismes et blocages réglementaires ont fait perdre de précieuses semaines au pays. Par Stéphane Foucart et Stéphane Horel

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