La prise en considération des multiples fonctions du travail paysan doit conduire à agir pour le sortir des entraves de son insertion dans le marché capitaliste mondialisé. Elle oblige à entendre le désarroi, la détresse et les appels au secours. On ne peut accepter sans frémir de compter un suicide de paysan chaque jour qui passe.
Les digues sautent les unes après les autres. Elles laissent se répandre une brune et nauséabonde boue où marinent et fusionnent les idéologies des extrêmes droites et des droites.
Il m’arrive souvent de répondre à des interlocuteurs déclarant qu’ils ne font pas de politique, que, pourtant la politique se niche jusque dans leur assiette. Nous venons d’en avoir un sinistre aperçu en cette fin du mois de novembre. Il oblige à réfléchir tant il éclaire les choix du pouvoir en faveur du grand capital agro-alimentaire international.
la flagrante violation de l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui édicte : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ».
« Suspension » n’est devenue ni un mot doux, ni un mot magique pour effacer les souffrances de la mal vie. Il n’est qu’un factice gain de temps avant de réintroduire la contre-réforme des retraites dans les insondables méandres des tuyaux parlementaires