L'article de Benjamin Stora interpelle sur un comportement politique qui, au delà des clivages, adopte la logique du pire, dont le résultat justifie la répression (opportunément), revient sur l'émancipation de l'opinion (permise par la révolution de l'internet) comme cela se constate déjà (Cf.
Corinne Lepage saisit le procureur général de la Cour de cassation à propos de l'affaire Woerth en l'invitant à étudier la possibilité de saisir la Cour de justice de la République, puisque le Garde des Sceaux ne fait rien malgré ses explications à l'Assemblée nationale, interpelée par la majorité tenant des propos étonnants. La démarche de Corinne Lepage est à souligner dans l'attentisme ambiant et l'abdication du politique au mépris de la démocratie ayant abouti à la mise en cause de la France par les Nations-Unies. Même l'Ordre des médecins se réveille au pays où l'esprit critique disparaît. La confusion des dogmatismes, la propagande, le refus des voies de droit, le privilège de l'argent et la mauvaise foi conduisent à s'interroger sur l'attachement sincère aux valeurs de la démocratie qui fondent l'Europe. Un premier ministre qui se tait quand la Constitution le place à la tête de l'Adminsitration fait de la France un bateau ivre, un vaisseau fantôme. Le gouvernement sanctionne un magistrat du siège , soutenu par des eurodéputés. Il dénonçait la main mise des préfets et les procédures bâclées à charge. Au fait, où en est la pétition ? Ce genre d'initiative décevante fera que le président sera réélu, comme Bush le fut, malgré ses mensonges, ses guerres et ses exactions. Martine Aubry ou Jean-Luc Mélenchon proposent autre chose. Abdellah propose un texte de Proust permettant de méditer la distinction entre rationnel et raisonnable, entre l'intelligence et le bon sens.
"C'est une véritable claque contre la politique française actuelle", a estimé Malik Salemkour de la Ligue des droits de l'homme, parlant d'un "sévère rappel à l'ordre" (La Tribune de Genève)Les Nations Unies - son Comité pour l'élimination de la discrimination raciale - dénoncent la France à propos des Roms mettant en lumière l'absence de rigueur démocratique des politiques français. La France ratifie assez peu les outils universels relatifs aux droits de l'homme. Elle n'a pas non plus ratifié le Protocole additionnel numéro 12 à la Convention européenne des droits de l'homme, qui étend la prohibition de la discrimination à tous les droits nationaux.
La candidature d'Eva Joly engendre les mesquineries quand leurs auteurs ne sont même pas capables d'adresser une pétition au commissaire européen aux droits de l'homme et les que Français doivent attendre que le pape s'exprime pour mettre un frein à une politique manifestement discriminatoire. Ils sont parvenus en un seul été à démontrer que la laïcité et le devoir de mémoire ne sont que des fables. Sans parler de l'Etat de droit "exportateur de terrorisme".Ils occupent l'actualité et survivent à travers des sondages pendant que le pouvoir maltraite les juges et les policiers tentant de résister à la dérive autoritaire. Mais d'idées, nenni, et d'action encore moins, pendant que les lois liberticides s'accumulent et que le comportement du pouvoir se radicalise outrageusement.L'apport principal d'Eva Joly est de briser cette inertie. Elle donne de l'air.
Marre des sondages. Ce n'est pas de l'information et leur exactiude sur un panel de moins de 1.000 personnes est douteuse.Une idée serait d'obliger les instituts à produire des sondages sur un panel d'au moins 4.000 personnes. Cela calmerait tout le monde. On aurait moins de sondages et les chiffres seraient plus surs. Vu l'augmentation du coût, les clients des instituts s'appliqueraient sûrement à poser des questions précises dont il ne serait plus possible d'entendre ensuite que les réponses peuvent s'interpréter paradoxalement.Le pape et l'Eglise m'ont beaucoup amusé ces derniers temps.
Qui voudrait encore mourir pour la France ? Il y a eu une époque où l'amour du pays était sensible. Les raisons supérieures de cette affection collective n'étaient pas forcément désintéressées mais elles étaient vécues sincèrement par ceux qui l'exprimaient, rescapés souvent d'un bourbier que leurs dirigeants avaient contraints à fréquenter douloureusement. Les générations se sont transmises le souvenir de la souffrance. Il en est né une exigence à la hauteur des sacrifices.
Eva Joly et Cecile Duflot se déclarent ensemble pour 2012. C'est peut-être un peu tôt. Cela change de la politique actuelle, même si l'annonce arrange la majorité et lui permet de se faire un peu oublier (Affaires Karachi, Bettencourt, Crédit Agricole, ...). Le Parlement européen compte désormais parmi ses membres un candidat aux élections présidentielles françaises. Il doit se faire entendre dorénavant avec plus de force. Il n'est pas un cimetière mais s'affirme ainsi comme un tremplin. La candidature d'Eva Joly fait ainsi entrer l'Europe en France. Elle rompt le dédain de l'Hexagone qui la distinguait et l'isolait. Le Parlement siège à Strasbourg mais la France l'a assez peu défendu. Espérons que la candidature verte saura éveiller l'intérêt français pour l'institution démocratique européenne. C'est le caractère révolutionnaire de l'annonce d'Eva Joly qui met fin au débat politique franco-français.
Médiapart révèle qu'Eric Woerth a présenté un dossier de crédit en déclarant un revenu de 112 euros par mois pour en emprunter 3.000 avec un taux d'endettement de 80% et qu'il obtenu son prêt du Crédit Agricole.Alain Le Roux, dans les commentaires de l'article, s'interroge sur une qualification pénale. Une réponse se trouve dans "La responsabilité du banquier" par Richard Routier aux Editions DALLOZ (consultable dans toutes les bonnes bibliothèques de droit).Une fausse déclaration pour un prêt peut être poursuivie du chef d'escroquerie au crédit bancaire, selon l'appréciation du parquet. Des personnes le sont pour des sommes pareilles et se retrouvent dans une misère noire. L'emploi de document falsifié pour se faire accorder un prêt s'assimile à l'usage de moyens frauduleux.Il y a aussi faux et usage de faux (1), puisque la fausse déclaration a servi à l'obtention d'un crédit. Ce que le Crédit Agricole connaît pour avoir poursuivi récemment deux de ses collaborateurs, une collaboratrice, ...Au delà de la personne d'Eric Woerth, la révélation est donc bien plus génante pour la banque. Elle montre que le comité du crédit du Crédit Agricole manque très gravement de rigueur dans l''étude des dossiers de prêt et que la délivrance d'un crédit dans de telles conditions est fautive (un surendettement à 80% sans garantie de revenu : 113 euros - la banque a accordé un prêt à un emprunteur insolvable).Le Crédit Agricole, en se prononçant sur un tel dossier sans remetttre en cause des déclarations mensongères, montre qu'il n'a effectué aucun contrôle, contrairement aux règles de prudence. C'est susceptible d'engager sa responsabilité devant la commission bancaire (aujourd'hui réformée en Autorité de contrôle prudentiel) de la Banque de France.
RTBF 14.08.10 - 12:09 Opération Calice : les victimes devant la Cour européenne des droits de l'homme L'avocat Walter Van Steenbrugge, qui représente certaines victimes d'abus sexuels commis par des ecclésiastiques, a initié une procédure d'urgence devant la Cour européenne des Droits de l'Homme pour violation du droit d'accès à un juge, rapportent plusieurs journaux samedi.
Un article de Marianne selon lequel 70% des Français désapprouve la politique sécuritaire dont 53% des électeurs de droite. Lire l'analyse de celui du Figaro.