Blog suivi par 5 abonnés

Le blog de Stéphane Vendé

Professeur de Philosophie, Fondateur et Directeur éditorial des Éditions M-Éditer, Vice-président de Philosophia
Vallet - France
  • Le discours de crise masculine : une rhétorique politique de domination

    Par
    Pour Dupuis-Déri, la « crise de la masculinité » n’est qu’un discours diffusé surtout par des mouvements masculinistes pour préserver la domination masculine déjà bien réelle. Cette rhétorique, fondamentalement misogyne, sert à présenter le féminin et le féminisme comme des menaces afin de réaffirmer une masculinité conçue comme une identité politique.
  • Quelle crise de la masculinité ?

    Par
    Depuis le début du XXᵉ siècle, l’idée d’une « crise de la masculinité » revient régulièrement, accusant l’homme moderne de ne plus être un « vrai » homme. Il s’agit pourtant de repenser la masculinité comme une réalité plurielle, loin de toute vision naturalisante.
  • Qu’est-ce que le sexe ? Une réalité biologique plus complexe qu’on ne le pense

    Par
    La distinction homme/femme repose sur plusieurs niveaux biologiques (chromosomes, gonades, hormones, organes internes et externes), même si, dans la vie courante, le sexe est surtout attribué selon les organes génitaux visibles à la naissance. Toutefois, le sexe n’est pas universellement chromosomique dans le vivant.
  • La souffrance humaine n’est pas la même chose que la douleur animale.

    Par | 1 commentaire
    La souffrance humaine diffère de la simple douleur animale, même si les deux reposent sur une certaine sensibilité partagée avec d’autres êtres vivants. Lorsque l’homme souffre, il s’indigne, invoque la justice ou Dieu, crée des œuvres spirituelles : dimension symbolique et existentielle qui n’existe pas chez l’animal.
  • Pourquoi les revues scientifiques poussent-elles à traquer les différences de sexe ?

    Par
    Les chercheurs survalorisent les différences, car les résultats montrant l’absence de distinction entre femmes et hommes n’intéressent pas les revues. Cette pression éditoriale oriente la recherche médicale et révèle le poids d’une idéologie différentialiste dominante.
  • 1,7 % des naissances : des bébés intersexes mutilés pour “normaliser”

    Par
    Chez certains enfants intersexes — environ 1,7 % des naissances — les caractéristiques sexuelles ne permettent pas de classer clairement en « masculin » ou « féminin ». Longtemps, ces enfants ont subi des interventions chirurgicales précoces visant à « normaliser » leurs organes génitaux, ce qui est aujourd’hui dénoncé comme une forme de mutilation.
  • Le sexe fixé à la naissance ? Faux : la nature change de sexe sans hésiter.

    Par
    L’idée qu’un individu né avec un sexe le garderait toute sa vie est démentie par la nature : certaines espèces changent réellement de sexe, comme les poissons pratiquant la protandrie ou la protogénie — chez le poisson-clown, par exemple, quand la femelle disparaît, le plus gros des mâles devient femelle.
  • Sexes biologiques, de quoi parlons-nous ?

    Par
    Longtemps présenté comme une évidence binaire et naturelle, le concept de « sexes biologiques » révèle, à l’examen scientifique, une réalité beaucoup plus complexe et variable. Entre biologie, biomédecine et sciences sociales, ce débat interroge les limites de la bicatégorisation homme/femme et les risques d’essentialisation qui en découlent.
  • La pornographie : entre aliénation sociale et promesse paradoxale de liberté

    Par
    La pornographie peut à la fois refléter une société capitaliste et hétérocentrée et offrir un espace d’émancipation sexuelle pour les femmes. Les courants pro-sexe et les Porn Studies défendent une analyse objective de nos désirs qui dépassent souvent notre contrôle conscient, comme nous le rappellent Linda Williams ou Virginie Despentes.
  • X Pornographie : Plaisir, genre, pouvoir et "frénésie du visible"

    Par
    La pornographie, profondément marquée par des logiques de domination et un cadre hétéronormé, évolue à l’ère du numérique. À travers les Porn Studies et les pensées de Despentes et Foucault, entre autres, voyons comment le regard des femmes et des minorités peut ouvrir des voies d’émancipation.