Chronique poétique d'une de celles qui se trouvent en première ligne:
Nous partons tous les matins au front,
Embarquons des passagers touchés par le virus,
A quoi ressemble la journée de travail d' une conductrice de métro confrontée aux risques du coronavirus? Ce témoignage en rend compte.
La protestation monte chez ces salarié.e.s qui se demandent pourquoi ils et elle sont soumis à de tels risques.
L'exposition médiatique de certains chercheurs et médecins provoque un certain trouble, surtout quand ils ont gravement sous-estimé la sévérité de la pandémie.
Une énorme contradiction se déploie actuellement entre confinement généralisé et maintien de la présence au travail, hors des secteurs réellement indispensables à la survie des citoyens.
Comme depuis le début de l'épidémie, les mesures de santé publique sont hélas en retard et sous dimensionnées. Le télé-travail concerne uniquement deux salariés sur cinq. Que peuvent faire les autres?
Tant de femmes qui aujourd'hui sont si peu protégées au travail: infirmières, caissières, gardes d'enfants, personnels d'EPHAD ...
Préoccupation particulière pour les employée des grandes surfaces et commerces alimentaires; actuellement elles sont confrontées à beaucoup d'heures supplémentaires obligatoires et à une pénibilité encore plus forte que d'habitude.
Macron utilise un vocabulaire "guerrier" répété par sept fois, inutile et confusionniste, mais en revanche il annonce très peu de mesures pratiques et ne mentionne pas une seule fois le mot de confinement.
Qui décidera du maintien ou du report du 2e tour des municipales? Selon Edouard Philippe et ses ministres, l'avis déterminant viendra du " Conseil scientifique", comme pour le 1er tour déclare-il. Mais la réalité est toute différente.
Santé publique: après l'annonce de la fermeture des commerces et lieux publics, deux problèmes graves demeurent, ainsi qu'une décision urgente à prendre:
A nouveau la circulation du coronavirus s'intensifie et s'accélère: plus de 800 nouvelles contaminations dans le pays en 24h.
Dans ces conditions les mesures annoncées jeudi 12 mars par Emmanuel Macron apparaissent déjà insuffisantes, alors qu'elles semblaient radicales.