• Réponse à Éric Fassin: de quoi Mélenchon est-il le signe?

    Par CECILE CANUT | 157 commentaires | 127 recommandés
    Si l’analyse d’Eric Fassin nous convainc par beaucoup d’aspects, il nous semble aujourd’hui qu’il ne suffira pas de souligner le travers populiste de Mélenchon, puisque c’est de lui que chacun parle et puisque c’est lui que tant d’intellectuels cherchent avant d’autres à désavouer, pour conjurer la mauvaise fortune à laquelle le pays, dramatiquement, paraît lier son devenir.
  • Quelque chose de rompu entre nous

    Par CECILE CANUT | 84 commentaires | 56 recommandés
    Mediapart, comme d’autres, a tenu à nous alerter ces derniers temps sur une catastrophe en cours. Or il ne faut pas l’ignorer, la catastrophe n’est plus à craindre : elle est déjà là, par Alain Hobé.
  • Disparition d’une professeure

    Par CECILE CANUT | 4 commentaires | 24 recommandés
    C’est avec une infinie tristesse que m’est parvenue la nouvelle de la disparition d’Anne-Marie Houdebine dans la nuit du 11 au 12 octobre. C’est loin de Paris, dans le ghetto tsigane de Sliven, en Bulgarie, que me parvient la nouvelle. Cette brutale disparition ajoute à la grisaille d’un moment du monde qui « se oberka » (qui « ne tourne pas rond ») comme le répète mon amie Stefka Nikolova.
  • La peur est palpable en Bulgarie

    Par CECILE CANUT | 10 commentaires | 14 recommandés
    Mitko Yonkov, le jeune Rom attaqué Mitko Yonkov, le jeune Rom attaqué
    À chaque fois, lorsque je reviens de Nadejda (Sliven, Bulgarie), les nouvelles ne sont pas joyeuses. Les décès précoces dans le quartier (cette fois, une jeune fille de 14 ans…), la colère face à la corruption, l’abattement face à la discrimination, le désir de fuite vers l’ailleurs, les plaintes de ceux qui restent, etc.
  • D’ici que les nuits tombent

    Par CECILE CANUT | 1 recommandé
    Les Nuits debout sont seules. N’est-ce pas une évidence. Elles sont seules. À l’heure où des politiques s’entendent pour réclamer que soient évacués les lieux. Qu’enfin cesse ce printemps-là. Qu’enfin retournent à leur invisibilité les francs-tireurs du rêve général.
  • NuitDebout & Mai 68 : politique sur paroles (2 & 3)

    Par CECILE CANUT | 1 commentaire | 1 recommandé
    « Le poète a dégoupillé la parole[1] » Mai 68 est, plus que tout peut-être, l’événement politique de la pensée et du langage qui passe d’abord par le refus de toute conditionnalité. De toute condition qui ne serait pas celle, libératoire, d’une égalité préalable à même d’encourager la prise de parole intempestive.
  • NuitDebout & Mai 68 : politique sur paroles (1)

    Par CECILE CANUT | 2 commentaires | 2 recommandés
    On entend régulièrement, sur la place de la République et dans les commentaires qui l’entourent que le plus important à NuitDebout, c’est la parole. S’il se passe quelque chose, c’est d’abord parce que la parole reprend l’espace public, parce qu’elle se réinvente dans la rue.
  • Notre nom ne fait que commencer, encore

    Par CECILE CANUT | 3 recommandés
    Nous pourrions être inquiets, parfois, pour nos nuits debout. Des déclarations d’élus font entendre des menaces. Elles font entendre, comme un rappel à l’ordre, que nous ne sommes que tolérés.
  • Textes debout est né cette nuit

    Par CECILE CANUT | 2 commentaires | 2 recommandés
    textesdebout textesdebout
    Des voix se font entendre. La parole se libère. Des corps se mettent en marche dans les nuits debout. Des mots circulent mais des textes s’écrivent aussi. Ils sont ceux que rencontre un mouvement qui s’inscrit dans le temps. Où va-t-on ? Que sommes-nous en train de construire ?
  • Notre nom ne fait que commencer

    Par CECILE CANUT | 58 commentaires | 61 recommandés
    Que se passe-t-il pour que soit à ce point, depuis ce 31 mars, affronté l’ordre imposé du monde ? Que se passe-t-il pour que nous osions ne pas nous soumettre, ni à la volonté des hommes en armes, ni à la logique des discours ambiants depuis longtemps rodés ? Il se passe qu’à force de vouloir tout nous prendre, nous n’avons plus rien à perdre. Nous n’avons rien à perdre.