[Rediffusion] Que représente Lip pour un baby-boomer? Une montre de qualité, mais aussi une audace : occuper son usine, la remettre en route pour son propre compte et vendre sa production en faisant fi du droit de propriété et de la légalité. « On fabrique, on vend, on se paie » : cette revendication du printemps 1973 a marqué l’histoire de l’hexagone.
Il n’y en a pas un sur cent et pourtant ils écrivent, et beaucoup. A partir d’une analyse de la prolifique presse libertaire, l’historien Sylvain Boulouque nous invite à appréhender l’intervention des anarchistes français confrontés aux guerres coloniales de l’après 1945.
Cyril Cosme (OIT) est intervenu à la demande du Centre d'histoire du travail et de la Maison des Hommes et des techniques pour évoquer le travail de l’OIT face aux mutations du travail et du salariat.
George Orwell aurait pu être the right man at the right place quand il se met, jeune adulte, au service de l’Empire britannique en Birmanie. Il en sort au contraire définitivement bouleversé et écoeuré par la violence du rapport colonial.
Qui se souvient aujourd’hui de Jules Durand, ouvrier docker havrais et syndicaliste révolutionnaire, du temps d’une Belle Epoque qui ne l’était pas pour le prolétariat en haillons ? Qui se souvient de Jules Durand dont le destin tragique rappela à ses contemporains celui du Capitaine Dreyfus ?
Remercions Lux de sortir de l’anonymat cet anarchiste qui incarna longtemps le « tempérament indomptable » que l’on prête aux Kabyles algériens.
Mohamed Saïl n’est pas un théoricien libertaire, mais un agitateur pugnace et un beau produit du mouvement ouvrier révolutionnaire
Sébastien Fontenelle n’est pas un inconnu. Outre sa participation au collectif « Les mots sont importants », on lui doit une poignée d’ouvrages sur le monde médiatique et son rôle dans la droitisation de la société française.
A quoi m'attendais-je en me procurant ce livre ? A rire. A me gausser de la pensée vermoulue de cet intellectuel médiatique québécois, fort connu du côté du Saint-Laurent, mais aussi, l'ai-je appris, à Paris, où on accueille volontiers sa prose.