La recomposition en cours du paysage politique au Proche-Orient semblent avoir fait deux vainqueurs pour l’instant: la Turquie et Israël. La Turquie d’Erdogan capitalise diplomatiquement ses avancées notamment en Syrie. Ankara est devenu incontournable dans la région. Quant à Israël, sa souvient-il que les victoires militaires sont les plus trompeuses et les plus fragiles?
Et voilà Donald Trump dûment investi au milieu d’une liesse endollarée. La babouche de Moumoute Jaune n’en finit d’être baisée par ceux qui naguère encore le trouvaient infréquentable. Même la droite «cul-pincé» lui découvre un charme fou. Ainsi 54,6% des lecteurs du Figaro prédisent qu’il sera un bon président. Parlons d’autre chose, de poésie par exemple. Ça n’a rien à voir? En effet.
Rien que pour ça, le premier ministre Bayrou mérite de passer à la trappe de la censure! Durant son discours de politique générale mardi – 90 minutes, le temps d’un match de foot – il n’a pas trouvé la moindre seconde pour évoquer le climat. Quant à l’écologie, il lui a réservé 1 minute 40 pour rassurer les foules: la France s’est emparée du sujet «mieux et davantage qu’aucun autre pays au monde».
Elon Musk tisse sa toile en la tirant toujours plus vers l’extrême droite. Les diverses formes fascistoïdes qui métastasent le globe reçoivent toutes son appui. Un appui qui compte puisque le milliardaire règne sur les économies du présent et de l’avenir. Sans compter qu’il sera le puissant conseiller du président Trump. Mais le projet de Musk a déjà dépassé la station « Maison-Blanche ».
Avec la nouvelle année, s’ouvre la triste série commémorative des attentats islamoterroristes à Paris. 7 janvier 2015: assassinats à la rédaction de Charlie-Hebdo ainsi qu’à l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes. 13 novembre 2015: les massacres au Bataclan. Depuis, bien d’autres attentats, d’autres massacres, d’autres guerres ont semé la mort nous laissant impuissants sur le bord de la vie.
Depuis que la morosité est devenue furieusement tendance, se souhaiter bonne année relève de la farce de mauvais goût. Pourquoi se lancer des vœux pourris à la figure alors que le monde sombre – comme le disait André Breton à propos de la guerre 14-18 – « dans le sang, la sottise, la boue »? Bon courage et basta! Immergeons-nous plutôt dans la beauté autour de nous.
L’an passé déjà, Le Plouc avait évoqué ce village de la paix où vivent ensemble depuis 1969 Israéliens et Palestiniens, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans. Il espérait qu’enfin cette expérience allait être couronnée par le Prix Nobel de la Paix en 2024. Caramba encore raté! Ce n’est pas une raison pour abdiquer cette espérance. Ni les autres, plus essentielles encore.
Mayotte ne parvient pas à faire le compte de ses morts, de ses blessés, de ses sans-abri, tant les ravages causés par le cyclone Chido se révèlent colossaux. Mais la première pensée du sinistre de l’Intérieur, plus Retailleau que jamais, est d’en appeler à lutter contre l’immigration. A l’indignité de ses propos, il ajoute la myopie de ses solutions.
Les ruines de la Syrie sont encore fumantes, les bombardements se poursuivent, la situation politique est tout sauf claire après la prise du pouvoir par le groupe HTC. Mais voilà que les extrêmes-droite européennes exigent le retour dans leur pays du million de réfugiés syriens! Et les droites, qui occupent le pouvoir dans la plupart des pays du continent, leur emboîtent le pas de façon chafouine.
Mais pourquoi roule-t-elle sur ma joue cette maudite larme? Sa source, ce n’est tout de même pas la cérémonie de la réouverture de Notre-Dame de Paris? De quel droit serais-je ému? Je ne suis pas catholique, seulement un protestant nullement enclin au papisme. Pire: je ne suis même pas Français, seulement un Suisse devant son téléviseur au fond d’une forêt périgordine.