Un millier à Tarbes contre la loi «Sécurité Globale» votée par le député Sempastous

Un millier ! Plus de mille opposant·e·s à ce projet de loi auto-destructeur, liberticide s’il en est, réuni·e·s dans l’urgence par le refus, le choc aussi, qu’un député et une députée du cru puissent l’un le voter l’autre s’abstenir ! Catastrophe de la représentation pour ces élu·e qui paraissent dépassé·e par la manipulation gouvernementale à l’œuvre, confinement de leur pensée déconnectée !

Les thématiques communes à chaque organisation qui a pris la parole

la défense des libertés et droits fondamentaux (d’aller et venir, de manifester, protection de la vie privée, d’association, d’expression et de culte, etc.) LDH, FI, CGT, CLHA, UCL

la reconnaissance faciale, panoptisme 1 de Pandore LDH, FI, CGT, USS,CLUCL

une surveillance généralisée de l’espace public LDH, FI, CLHA, USS, UCL

une surveillance par drones LDH, FI, USS,

la pénalisation de la diffusion d’images de policiers ou de gendarmes LDH, FI, CLHA, CGT,

menaces sur le droit d’informer des journalistes LDH, FI, CGT,

la dilution du pouvoir de police judiciaire, début de sa privatisation inconstitutionnelle LDH,

une politique autoritaire violente qui vise à diviser la population et à attiser la haine et le racisme LDH, CGT, FI, CLHA, USS, Témoignage

la demande de démission du préfet de police de Paris, CGT, après celle de policiers opposés à ce management note 21

l’égalité réelle entre toutes et tous, droits des femmes et des enfants, quelles que soient nos origines et nos convictions, la coopération LDH, FI, CLHA

museler le monde du travail CGT, USS,

licenciements, croissance massive du chômage, explosion de la pauvreté CGT, FI, USS, CLHA

privatisation des communs, destruction des services publics USS,

Le LINKY Témoignage

 

Ligue des Droits de l’Homme 65

Nous sommes ici pour nous opposer à cette loi de « Sécurité Globale ».

Je vais juste reprendre le titre de la Ligue des Droits de l’Homme :

« L’obsession sécuritaire » c’est un communiqué de la LDH du 5 novembre 20201.

« Une fois de plus, le Parlement examine une proposition de loi présentée par des députés de la majorité gouvernementale « relative à la sécurité globale » qui s’inscrit dans le sillage sécuritaire des abondantes réformes des dernières années et des recours successifs à l’état d’urgence ( (ici 2, puis intégré à la Constitution 3). Alors que cette proposition de loi porte lourdement atteinte à des libertés et droits fondamentaux, elle est l’objet d’une procédure accélérée qui évince, de fait, le rôle législatif des parlementaires.

Ce texte prévoit d’étendre aux polices municipales, sous le seul contrôle des maires, des compétences de la police nationale sur des missions de police judiciaire pour la constatation d’un nombre accru de contraventions (notamment au Code de la route, avec possibilité de demande de mise à la fourrière) et même de délits. Ils pourront aussi procéder à des contrôles d’identité et à des saisies au risque d’amplifier les abus et détournements déjà dénoncés.

De plus, il organise une privatisation de la police en contradiction flagrante avec les normes constitutionnelles en déléguant aux agents privés de sécurité des pouvoirs réservés à la police judiciaire comme la verbalisation d’infractions et le relevé d’identité pouvant conduire à la rétention de la personne contrôlée.

Allant encore plus loin dans la surenchère sécuritaire, la proposition de loi prévoit d’instaurer une surveillance généralisée de l’espace public (déjà dénoncée en 2015 auprès du Parlement par Amnesty International 4), en autorisant l’Etat à utiliser des drones avec caméras 5, visant explicitement le contrôle de tous les manifestants.

Alors que depuis 2016 les images des « caméras mobiles » portées par les policiers étaient uniquement utilisées a posteriori pour éclairer des faits contestés, l’article 21 de la loi « sécurité globale » permettrait leur utilisation immédiate et une analyse automatisée pour reconnaître en temps réel l’identité de tous les manifestants (reconnaissance faciale) avec le risque d’arbitraire par des gardes à vue préventives ou l’empêchement de se joindre au cortège au mépris de la liberté de manifestation.

Enfin, le texte prévoit la pénalisation de la diffusion d’images de policiers ou de gendarmes agissant dans le cadre de leurs missions d’ordre public, portant atteinte à la nécessaire transparence de ces opérations.

Mais les forces de quel ordre © AB Mais les forces de quel ordre © AB

Une telle mesure, si elle était adoptée, avec des sanctions très lourdes (1 an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende) empêcherait tout contrôle citoyen, voire le travail des journalistes, en favorisant l’impunité d’auteurs de violences policières. (cf. fév. 2017 6 et le dossier de la politique française isolée en Europe 7)

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) appelle les parlementaires à rejeter cette proposition de loi liberticide et de fuite en avant sécuritaire qui menace gravement les principes fondamentaux de notre démocratie et l’Etat de droit. »

Loi Sécurité Globale = J'ai pleurs © AB Loi Sécurité Globale = J'ai pleurs © AB

 

Je voudrais aussi lire le texte qui est paru hier dans Mediapart de Malik Salemkour, président de la LDH 8:

« Dans la lignée de leur gestion autoritaire de la pandémie de la Covid-19, mettant à mal le fonctionnement normal de nos institutions et l’équilibre des pouvoirs, au profit de l’exécutif avec un hyper-présidentialisme caricatural, les forces aux pouvoirs accélèrent un travail de sape de nos libertés fondamentales, avec deux nouveaux textes particulièrement dangereux.

La proposition de loi portée par la majorité gouvernementale dite de « Sécurité Globale » 9 amplifie comme jamais une logique sécuritaire dans laquelle la surveillance généralisée de toute la population devient la norme, avec des polices toutes puissantes. L’usage des drones et de la reconnaissance faciale par les forces de l’ordre serait banalisé, comme le pouvoir de contrôle et de fouille de tout un chacun par les polices municipales. Avec de telles dispositions, nous sommes toutes et tous concernés. C’est la liberté d’aller et venir, de manifester, la protection de la vie privée qui sont ici menacées, avec un risque accru d’arbitraire et d’abus.

Avec l’article 24 du projet qui veut interdire la diffusion d’images de policiers qui pourraient porter atteinte à leur intégrité physique et psychique, c’est le travail des journalistes 10, les observations citoyennes des pratiques policières que la LDH a mis en place face aux abus constatés, les témoignages audiovisuels des témoins de tels actes qui seraient entravés. Face à la forte réaction des syndicats de journalistes et de la LDH, la protection du droit d’informer a été finalement ajoutée dans la version adoptée par l’Assemblée nationale, mais le problème reste entier, justifiant la poursuite des mobilisations pour réaffirmer que l’action de la police doit être assurée en totale transparence, les intentions malveillantes étant de surcroît déjà sanctionnées dans le droit actuel.

Ce texte, s’il était adopté, ouvre la porte à de graves tensions, sans que la sécurité de toutes et tous soit mieux assurée. Restreindre les libertés et amplifier les contrôles de la population vont à l’encontre de la paix sociale, de notre démocratie libérale et de la nécessaire confiance à avoir envers la puissance publique.

Ce risque de tensions et de divisions est accru avec le projet de loi « confortant les principes républicains », promis par le président Macron depuis plus d’un an pour lutter à l’époque contre les « séparatismes » et les terreaux du terrorisme.

Il part du constat de carences de la République qui ont laissé prospérer des pratiques et des actes contraires à ses valeurs et à ses lois. Elles sont en effet à combattre sans faillir. L’application stricte des textes multiples en vigueur permet déjà d’agir efficacement. Ainsi, sans attendre cette loi, en affichage médiatique d’une réaction ferme après les horribles attentats de Conflans et de Nice, le gouvernement a pu dissoudre des associations, fermer des lieux de culte et des établissements scolaires. On peut s’étonner qu’il ne l’ait pas fait plus tôt, révélant ici de graves défaillances de l’État. On aurait pu espérer des mesures positives pour y pallier, renforcer les contrôles des écoles privées, redéployer des services publics sur tous les territoires, lutter contre les discriminations et les injustices, renforcer les outils d’accompagnement social et pédagogique et soutenir les associations qui agissent au quotidien pour l’égalité des droits.

Hélas, au fil de cinquante-sept articles très techniques, le projet développe une approche exclusivement répressive, une lecture restrictive de la laïcité qui s’apparente plus à une philosophie concordataire qu’à celle de la loi de 1905, en pointant l’Islam, soumis à des contraintes spécifiques en dépit de prévenances formelles. Il confirme une volonté du pouvoir en place d’imposer sa vision de la République avec, là encore, de nombreuses libertés fondamentales qui seraient atteintes : les libertés d’association, d’expression et de culte, notamment.

Ce projet d’ensemble est mortifère avec sa surenchère prévisible et incontrôlable lors de son examen parlementaire qui cherchera à aller encore plus loin dans l’interdit, le contrôle moral et social, attisant les passions et les divisions au sein d’une société française dont l’unité est déjà fragilisée.

Face au terrorisme et à ses ferments, l’autoritarisme est une impasse. Notre démocratie, notre Etat de droit, nos libertés, la promotion partout de l’égalité réelle entre toutes et tous, quelles que soient nos origines et nos convictions, sont justement les forces que les ennemis de la République veulent atteindre. Ne leur cédons rien. » 

 

L’Union CGT des Hautes-Pyrénées

« La violence d’État 11 contre les migrants de la place de la République à Paris, montre ce que la loi de Sécurité Globale, dans la continuité de l’état d’urgence dit sanitaire, prépare pour toute la population : se rassembler, revendiquer, contester devient immédiatement passible de peines d’emprisonnement et de fortes amendes.

La CGT s’oppose au projet de Sécurité Globale et a appelé ses organisations à participer aux initiatives, rassemblements et manifestations avec toutes les organisations syndicales, associatives et politiques qui défendent les droits humains et les libertés fondamentales dont celles d’informer et d’être informé·e. Des centaines de mobilisations sont prévues aujourd’hui sur tout le territoire. L’indignation monte de jour en jour face à un gouvernement qui mène une politique de régression sociale, et qui profite d’une grave crise sanitaire pour multiplier des projets de lois liberticides et des réformes sociales injustes.

Ce signal d’une politique autoritaire est insupportable : elle vise à diviser la population et à attiser la haine et le racisme. Les scènes de violences policières que nous avons pu voir cette semaine lors des expulsions du camp des exilés à la place de la République, lors de l’arrestation du producteur dans le XVII° arrondissement de Paris 12, traité à de multiples reprises de sale nègre sont édifiantes, révoltantes et gravissimes. Elles révèlent à quel point les politiques menées sont dangereuses. Hélas, elles s’ajoutent à tant d’autres vécues ces dernières années.

Alors que le gouvernement tente de museler le monde du travail et la presse, les images diffusées par des journalistes citoyens montrent que la vérité sur ces événements n’aurait jamais été dévoilée si la liberté de filmer était interdite par la loi. Rien ne peut justifier l’annihilation du devoir d’émanation de la vérité. Il ne suffit pas de proclamer l’existence des droits politiques, économiques, sociaux et culturels (PIDESC 13), encore faut-il pouvoir les exercer effectivement.

Nous sommes en guerre - Les grands gagnants - les grands perdants © AB Nous sommes en guerre - Les grands gagnants - les grands perdants © AB

Et l’un des moyens pour y parvenir, c’est en usant de la liberté fondamentale que constitue le droit de se rassembler et de manifester dans l’espace public.

Mercredi, le préfet de police de Paris a interdit la marche des libertés de samedi – aujourd’hui à Parismanifestation pourtant déclarée par les syndicats des journalistes. Comme vous le savez, la justice a retoqué cette interdiction et pour le moins, le préfet de police de Paris, le tristement nommé Lallement 14, devrait démissionner.

En effet, dans un contexte de lois qui étouffent les libertés, interdire aux citoyens d’exprimer leur opposition est particulièrement dangereux ; prendre prétexte de la situation sanitaire alors même qu’une première phase de déconfinement est annoncée, aujourd’hui, est inadmissible ; la CGT le réaffirme : les colères ne doivent pas être confinées et la liberté de manifester doit rester pleine et entière.

Comme vous vous en doutez et comme on a commencé à le voir, une grave crise sociale et économique a commencé : on n’en est qu’au hors-d’œuvre avec des annonces de plans de licenciements. L a pauvreté, le chômage, la précarité se développent : on est passé dans le département en quelques mois de 20 000 à 26 000 chômeurs ! Donc, il y a une bataille aujourd’hui qui va s’enclencher. Et si le gouvernement essaie par tous les moyens de nous museler, c’est parce qu’il veut empêcher que cette vaste mobilisation sociale et politique ait lieu.

Donc, c’est justement pour cela qu’il va falloir se battre de manière coordonnée et unie pour riposter aux actions que le gouvernement va mener contre nous, le gouvernement et le patronat, avec les licenciements. C’est pour cela que la CGT organise dans les jours qui viennent – en particulier lundi après-midi place de la mairie – des bureaux d’embauche, pour faire le lien entre des chômeurs qui sont de plus en plus nombreux et les entreprises dans lesquelles les syndicats expriment le nombre d’emplois qu’ils peuvent aujourd’hui relever. Et il y aura aussi un rassemblement samedi prochain devant la préfecture à 11 h.

 

 

Sylvie Ferrer - la France Insoumise 65

Le 17 novembre, soit deux ans jour pour jour après la mobilisation des Gilets Jaunes, en plein confinement de nos libertés, le groupe La République en Marche présentait en séance publique sa proposition de loi sur la Sécurité Globale.

Après avoir mené une répression sans précédent contre les Gilets Jaunes :

32 personnes éborgnées, 5 mains arrachées, 325 citoyens blessés à la tête, 3000 condamnations auxquelles il faut ajouter 90 perquisitions chez les décrocheurs de portraits Macron, et le gazage des citoyens et des journalistes lors de la mobilisation contre la retraite à points, ce gouvernement entend museler la liberté d’informer, de s’exprimer et par là-même de manifester.

Dans l’affaire Théo 15, dans l’affaire Benalla 16, dans l’affaire Chouviat 17, heureusement qu’il y a eu des images. Dans la soirée du 23 novembre, des centaines de tentes ont été installées place de la République parce qu’il fallait alerter sur les conditions d’accueil inhumaines de plus de 2000 réfugiés, expulsés du camp de fortune de Seine-Saint-Denis quelques jours avant.

La situation a dégénéré lorsque le préfet Lallement a ordonné l’expulsion 18 de ces pauvres gens, ainsi que les associations et les personnes venues en soutien 19 : les forces de l’ordre ont délogé ces femmes et ces hommes avec une brutalité sans nom 20, à coups de matraques, à coups de pieds et de gaz lacrymogènes. Heureusement qu’il y a eu des images !

Collectif droits des femmes 65 © AB Collectif droits des femmes 65 © AB

Il y a trois jours, trois policiers ont tabassé sans retenue un homme dans son local.Il s’appelle Michel Zecler, il s’est fait traiter plusieurs fois de sale nègre, en plus de coups de matraque sur le visage et le crâne. Ces trois policiers voulaient faire passer cette répression raciste comme une rébellion de la part de Michel. Heureusement qu’il y a eu des images !

Nos portables contre vos matraques © AB Nos portables contre vos matraques © AB

Si le gouvernement arrive à imposer l’article 24 de la loi Sécurité Globale, il sera interdit pour les journalistes comme pour les citoyens de filmer et diffuser en direct ces violences policières barbares. En revanche, les membres des forces de l’ordre pourront tout à loisir filmer ou photographier la population.

Les articles 21, 22 et 24 sont pointés très fortement par les associations de défense des droits de l’homme et organismes internationaux. Ce projet de loi doit être retiré.

Plutôt que de se poser de vraies questions sur les problèmes systémiques dans la police21, le gouvernement se dit qu’il ne faut plus d’images, car sans images, la répression policière n’existe pas.

Ce 24 novembre, et comme on pouvait s’y attendre, la majorité La République en Marche, le groupe des Républicains, les élus du Rassemblement National ont voté en première lecture en faveur de cette loi liberticide et de surveillance généralisée. Sur notre département, le député Sempastous a voté pour - on v a y revenir tout à l’heure.

JBS député LREM a voté pour la loi SG © AB JBS député LREM a voté pour la loi SG © AB

Et la députée Jeanine Dubié s’est abstenue. Comment peut-on s’abstenir sur un texte aussi important ?

Sempastous dégage, Dubié aussi © AB Sempastous dégage, Dubié aussi © AB

Le texte va partir au Sénat, nous allons donc pouvoir interpeler les sénatrices pour leur demander de ne pas voter cette loi. Nous pouvons aussi rencontrer collectivement nos deux députés pour les inviter à revenir sur leur position lors du vote définitif qui interviendra à l’issue de la navette parlementaire.

C’est sidérant, ça a été souligné par Christian avant moi ! de voir le gouvernement mettre autant d’énergie dans cette loi sur la sécurité alors que nous traversons une crise sociale, économique et écologique majeure qui demande une vraie politique de solidarité et de redistribution des richesses. »

 

Collectif de Luttes du Haut Adour (CLHA)

On est un petit collectif qui existe sur Bagnères-de-Bigorre où nous avons la chance d’avoir un député, Jean-Bernard Sempastous. Alors ce matin, on savait que le gros des troupes serait ici : on a fait une petite brigade légère avec des militants politiques, syndicaux, des camarades de l’Union Locale, des Gilets Jaunes et des simples citoyens et citoyennes, et nous sommes allés interpeler au marché notre député Jean-Bernard Sempastous : nous allons vous lire rapidement le texte que nous lui avons lu et nous allons vous donner sa réponse à un rendez-vous où, je l’espère, on pourra être un petit peu nombreux :

Libertés de circulation et d'installation pour les migrants #Balance ton député © AB Libertés de circulation et d'installation pour les migrants #Balance ton député © AB

« Monsieur le Député, l’expulsion des migrants place de la République concentre toutes nos colères : crises humanitaire, sanitaire, économique, démocratique, rien n’épargne ces hommes, ces femmes et ces enfants, tant la situation met à nu le vrai visage de notre société. À cela viennent encore s’ajouter le racisme et la violence insoutenables, le tabassage en règle de Michel, qui a le malheur d’être noir, par une patrouille de police dont le procès verbal le transforme en agresseur. Tout est inacceptable, rien n’est justifiable ; et encore moins l’hypocrisie du ministre et du président, bien obligés de reconnaître les faits, sans un mot d’excuse pour les victimes, alors même qu’ils font voter une loi qui interdit de telles images !

Ce gouvernement, comme tous les autres, ne sait que multiplier les contraintes et les entraves aux libertés, à la vie tout simplement, dans une escalade de violences. Les crises actuelles et l’évolution du monde exigent au contraire davantage de démocratie, davantage de contrôle sur les activités humaines, sur l’organisation de l’économie, davantage de coopération entre les peuples, entre la recherche. davantage de mises en commun des acquis démocratiques et des luttes.

Employé de l'année 2020 © AB Employé de l'année 2020 © AB

C’est exactement l’inverse de ce qui est en train de se produire : les pouvoirs courent derrière une situation qu’ils ne maîtrisent plus, restent au service des grands groupes financiers qui ne voient dans cette crise multiple qu’une aubaine pour multiplier leurs profits ou restructurer les entreprises tandis que la bourse et les profits explosent. C’est la fuite en avant d’un système incapable de résoudre les multiples contradictions qu’il provoque ici comme dans d’autres pays et qui ne pourra que les amplifier. Trop c’est trop !

Faire payer les profiteurs de la crise = 128 milliards € par an © AB Faire payer les profiteurs de la crise = 128 milliards € par an © AB

Aujourd’hui, nous exigeons le retrait immédiat du projet de loi Sécurité Globale !

et un accueil, et un logement digne pour les migrants qui doivent avoir la liberté totale d’installation !

Et nous voulons dire à celles et ceux qui, comme notre député, cultivent l’image aimable de l’homme tranquille sur ses brochures de papier glacé, que s’il croit pouvoir nier tranquillement tous les droits fondamentaux, dans le confort douillet du jeu parlementaire avec des petits votes amicaux, à côté du Rassemblement National, en suivant comme un seul homme un ministre mis en cause pour viol, et tout cela en toute impunité, il se trompe : nous ne nous tairons pas !

La liberté mérite sa publicité, et la duplicité aussi ! Car ce sont ces actes qui conduisent à la barbarie, Monsieur Sempastous.

La liberté se meurt en toute sécurité © AB La liberté se meurt en toute sécurité © AB

Alors, si vous empêchez les migrants d’avoir un toit, nous vous empêcherons de dormir. »

 

Et nous vous proposons à toutes et à tous de faire circuler son image, avec le hashtag #balance ton député !

Vos routines et vos conformismes tuent.

En préparant nos luttes, nous préparons l’avenir et je rajouterai que ma démocratie n’est pas celle des commissions parlementaires ni des agendas électoraux. Nous pouvons aujourd’hui, par nos mobilisations, comme nous avons réussi à obtenir une manifestation à Paris, obtenir le retrait total de ce projet de loi.

La démocratie, ce sont nos luttes : en préparant nos luttes, nous préparons l’avenir.

 

Alors il est évident que face à ce « laïus », Monsieur Sempastous, qui était en train d’acheter des légumes – et les poireaux étaient un petit peu de la même couleur, entre le blanc et le vertun peu pâle, nous a expliqué que ce n’était pas le moment, qu’il était en train de faire ses courses, et nous avons réussi un tout petit peu à bouleverser son agenda.

Il nous a donc donné rendez-vous lundi à 15h à sa permanence, nous avons constitué une délégation de quatre personnes qui sera reçue mais nous vous appelons tous et toutes – même si l’heure évidemment est celle d’un député et pas celle de quelqu’un qui travaille, aux heures de bureau pardon excusez-moi, c’est mal – mais nous vous appelons à vous joindre à nous, à faire en sorte qu’il y ait le son et l’image devant sa permanence, nous ferons circuler par tous les canaux nous avons l’adresse, ce n’est pas difficile à trouver … vous tapez c’est encore une démocratie. Nous appelons toutes celles et ceux qui le peuvent à venir avec leurs banderoles, avec leur colère, avec leur smartphone aussi pour tout filmer, pour tout enregistrer à 14h30 devant la permanence parlementaire de Jean-Bernard Sempastous à Bagnères-de-Bigorre lundi. Merci. »

 

 UCL Union Communiste Libertaire 65

« Avec la loi Sécurité Globale, et sous prétexte de protéger les manifestants ou de lutter contre le terrorisme, Macron, Darmanin et l'Etat Bourgeois créent les conditions d'une impunité totale de la police et nous font basculer un peu plus dans l'autoritaire et le fascisme.

On nous parle de « gestion pacifiée des foules » mais ils entendent surtout nous faire taire à coup de LBD dans les manifs, comme ils entendent faire taire les quartiers populaires en tuant et mutilant, sans risque que des images puissent venir contredire le discours officiel...

Ils entendent aussi et surtout développer les capacités de techno-contrôle qui permettront de museler toute contestation de leur monde et de leurs règles.

 

Pour nous, lutter contre le fascisme, ce n'est pas simplement lutter contre l’extrême droite.

Pour nous lutter contre le fascisme, c'est lutter contre ses avatars : le capital, l’État et sa police.

Pour nous lutter contre le fascisme, c'est s'attaquer à toutes les formes d'oppressions, qu'elles soient économiques, racistes, ou sexistes. C'est organiser dans nos quartiers, par nos solidarités, les conditions de la riposte.

Ce système nous mène au pire et on pourrait le réformer de l'intérieur ?

Ce système nous condamne toutes et tous, abattons le !

Nous sommes radicalement anticapitalistes, par essence opposé·es à ses fondements : l’exploitation du travail humain au profit de minorités dirigeantes et privilégiées ; l’exploitation des ressources naturelles menant à leur destruction ; le développement mondial inégal et l’impérialisme ; l’aliénation de l’individu ; la domination étatique et patronale sur la société.

Nous sommes libertaires et défendons une société qui a pour objectif et pour condition l’émancipation des individus, qui passe par l’égalité économique et sociale et par une démocratie directe, fédéraliste, et autogestionnaire.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui ne veulent plus se résoudre aux illusions réformistes et aux défaites annoncées, à se mobiliser dans un processus d’auto-organisation solidaire et d’émancipation, radicalement antifasciste et libertaire. La solidarité est notre arme ! »

 

un second intervenant ‘pour la France Insoumise’

«  Imaginons, imaginons l’exercice d’imagination…

Nous sommes ici, ce samedi, à Tarbes, en manifestation.

Certaines, certains, ont des pancartes, des drapeaux.

Imaginons, imaginons que des drones nous survolent, survolent cette place ici, maintenant.

Imaginons, imaginons que cette manifestation se termine, que chacun, chacune rentre chez soi.

Imaginons, imaginons que cet après-midi, vous entendez frapper à votre porte. Vous ouvrez.

« C’est la police ! Les images des drones témoignent que vous étiez ce matin place Brauhauban à Tarbes à la manifestation contre la loi Sécurité Globale. Vous dérangez le pouvoir ! Allez ! au poste ! »

 

On imagine que ceci est une fiction, que ceci est une blague !

trompez-vous : ça s’est passé à Paris, cet été ! cet été, du fait du président de la République Macron, ancien ministre d’un gouvernement précédent. 22

Est-il besoin de lire Brecht pour lire la montée du fascisme 23 ?

Est-il besoin de relire Surveiller et Punir de Foucault 24 ?

Non, je pense que non. Je pense que nous avons tous compris. »

 

Union Syndicale Solidaires

Avant de vous lire le texte, je pense qu’on est arrivé à quelque chose qu’on recherchait depuis tellement longtemps : pour parler de convergence des luttes. Là, je pense qu’il n’y a pas de souci, on y est. Il va falloir tenir, et ça va être autre chose, et ce n’est pas un jour, ça va être une lutte de tous les instants.

 

Maintenant, je vais vous lire le communiqué de l’Union Syndicale Solidaires :

Nous vivons un moment grave d’attaques répétées contre la démocratie, contre l’État de droit, contre les libertés publiques, au moment où la crise sanitaire rend très difficile la construction d’une mobilisation d’ampleur, mais elle y est.

Violence d'État, NON ! © AB Violence d'État, NON ! © AB

Malgré des années de dénonciation et de visibilisation des violences policières, quotidiennes dans les quartiers populaires, généralisées contre les manifestants, aucune mesure n’a été prise pour les arrêter. Au contraire, après les avoir constamment niées, aujourd’hui, la loi de Sécurité Globale veut renforcer l’impunité policière et rendre plus difficile le fait de filmer les violences policières. Mais derrière, c’est toute une société de la surveillance quotidienne que cette loi, complétée par le schéma national du maintien de l’ordre sorti en septembre, veut imposer, renforcé par les drones, les caméras, et les logiciels de reconnaissance faciale qui continuent à se développer.

Si le gouvernement développe son arsenal répressif et sécuritaire, ce n’est pas par hasard : c’est le meilleur moyen pour lui d’essayer de contenir la contestation et les luttes sociales, féministes, anti-racistes ou écologistes.

Le calcul est vite fait : face aux licenciements, à la croissance massive du chômage et des inégalités, à l’explosion de la pauvreté, aux contestations des dominations, le gouvernement se donne les outils pour surveiller et réprimer un maximum, pour casser les contre-pouvoirs.

Un grand pas vers la dictature © AB Un grand pas vers la dictature © AB

Les mesures se suivent de semaine en semaine, et semblent faire glisser la France vers la situation des pays autoritaires et sous dictature, où les manifestations sociales et les grèves sont rendues difficiles voire impossibles, alors même que le gouvernement se drape des valeurs de la République, pour stigmatiser les musulmans et atteindre la liberté d’association.

Combien de personnes hésitent aujourd’hui à venir en manifestation, face aux déchaînements de violences que subissent les manifestants ? Et dans les universités, les occupations peuvent maintenant conduire à un an de prison. Les dérives se multiplient. C’est une ambiance générale d’autoritarisme qui s’installe : déjà des syndicalistes de l’hôpital de Brest se sont vu bloquer physiquement par des policiers dans leurs locaux le 20 novembre, pendant que le premier ministre pouvait visiter l’hôpital tranquillement !

Des mesures liberticides et sécuritaires vont avec le projet de casse et de destruction des services publics. La privatisation des biens communs s’accompagne du renforcement des forces de police. Dans le même temps, le patronat et les hiérarchies nent une politique de répression contre les syndicalistes.

L’Union Syndicale Solidaires appelle le gouvernement à renoncer à ces mesures, et l’ensemble des travailleuses et des travailleurs et de la population à réagir face à ces attaques. Il faut dans l’immédiat échanger sur les lieux de travail, montrer ce qui est en train de se passer, participer aux rassemblements et mobilisations qui viennent pour bloquer le projet de la loi Sécurité Globale et toutes les autres attaques liberticides à venir.

 

 

Témoignage

Par rapport à ce qui se passe, la violence elle vient de chez eux.

On n’attaquera jamais les premiers mais par contre, il ne faut pas être bisounours, il faut se défendre. Donc avec la montée de ce truc dictatorial, il faut aussi faire de la désobéissance civile active.

Deux exemples :

Le 2 juin dernier, il y avait une trentaine de personnes qui étaient des plaignants qui sont passés au tribunal, dans une affaire d’une action collective en justice contre Enedis 25, contre le Linky. Après, on peut être pour ou contre, ce n’est pas la question. Nous étions convoqués, nous étions plaignants, on nous a refusé l’entrée du tribunal, au motif que la salle était trop petite et qu’il y avait des précautions à prendre contre le virus. Soit.

L’avocat a réussi à négocier l’entrée de quatre ou cinq personnes. Qu’ont fait les autres ? on était une vingtaine… je vous pose la question…

On a attendu dehors que la plaidoirie se passe, que l’avocat sorte et qu’il fasse le compte-rendu. Eh bien, cinq minutes après, la police nationale est arrivée, et contrôles d’identités sans nous expliquer pourquoi, et dix jours après, vous avez reçu une amende de 135 € ! Qu’est-ce que c’est ce pays où des plaignants – on n’était même pas manifestants ! – ce qui est quand même la moindre des choses, on leur refuse d’assister à leur propre procès, on les fait attendre dehors et on vient les verbaliser ? Qu’est-ce que c’est ce pays qui tourne au fascisme .

Nous avons besoin de gardiens de la paix, pas de policiers qui matraquent, mutilent et tuent © AB Nous avons besoin de gardiens de la paix, pas de policiers qui matraquent, mutilent et tuent © AB

Pas d'État sans police mais saine et républiquement gérée - Non à la loi SG © AB Pas d'État sans police mais saine et républiquement gérée - Non à la loi SG © AB

Le deuxième, le 16 mai, quelques jours avant, il y avait une manifestation avec les masques, sur les trottoirs, en soutien au personnel hospitalier, au rond-point de l’hôpital. Même topo : la police nationale arrive, nous dit : « Qu’est-ce que vous faites là ? »

On leur dit : « Ben voilà, on avait une pancarte comme ça se passe dans tous les pays civilisés, on soutient les collègues de l’hôpital. » Contrôle d’identité et un mois après, même chose ! Une ordonnance pénale… condamnés. C’est quoi ce pays où l’on empêche les gens de s’exprimer, empêcher une révolution pacifique rendra inéluctable une révolution violente.

Il ne faut pas faire de bisounoursie, il faut complètement être lucides : c’est vrai que c’est pas la Syrie, c’est vrai que ce n’est pas l’Afrique noire, mais ça peut dégénérer très vite.

 

A parte

En Bigorre - Il y a une chose que vous avez oublié de dire, c’est que le Linky n’est plus déclaré obligatoire, la Cour d’Appel de Bordeaux vient de valider cette lecture26

La Cour donne le choix du Linky. Elle ne condamne pas et ne l’a pas fait retirer, y compris chez les électro-hyper-sensibles. Lire ici la totalité de l’arrêté : 27

 

La réponse inattendue du député Jean-Bernard Sempastous

Mais un mail du député Sempastous vient reporter (à une date ultérieure) le rendez-vous donné :

« Bonjour

Hier dans notre discussion au marché de Bagnères j'avais proposé une rencontre lundi 30 novembre.

Malheureusement j'ai appris hier soir que je devais être sur Paris l'après midi de lundi. Je pars donc demain matin en train.

Je ne pourrais pas vous recevoir avec la délégation. Pouvez vous transmettre cette information à vos camarades.

Je suis bien sur d'accord pour vous recevoir à une autre date en fonction des emplois du temps de tous.

Bien cordialement »

 

Jean-Bernard SEMPASTOUS Député des Hautes Pyrénées Membre de la Commission des Affaires Économiques

 

 

À ce stade de la publication, voici la première réaction du CLHA et des Gilets Jaunes 65 :

 

« COURAGE, FUYONS ?

Samedi, nous avons interpellé le député Sempastous au marché de Bagnères.

Nous lui avons dit publiquement notre opposition à la loi sécurité globale, dont il est un des rapporteurs, et exigé son retrait. Notre révolte aussi face à l’expulsion brutale des migrants place de la République et au tabassage raciste de Michel par une brigade de police, deux faits qui seraient inconnus si cette loi était déjà en vigueur.

La démocratie directe a un peu surpris le député : il « faisait ses courses », drôle d’excuse pour ne pas répondre, comme si la vie politique s’arrêtait le week-end ! Il nous a néanmoins donné un RDV le lundi 30 à sa permanence avant de l’annuler dès le dimanche matin !

Serait-ce une dérobade individuelle ? Il est apparemment attendu à Paris comme probablement l’ensemble de la majorité.

Macron et le gouvernement sont pris de panique devant la réussite des mobilisations de samedi, c’est l’état d’urgence pour LREM !

C’est un premier recul : notre démocratie n’est pas celle des commissions parlementaires ou des agendas électoraux, c’est celle de nos mobilisations et aujourd’hui nous pouvons collectivement obtenir le retrait total de cette loi.

M. Sempastous nous propose de fixer un nouveau rdv : nous lui proposons d’ores et déjà de nous rejoindre samedi prochain sur le marché de Bagnères à 8h30 pour s’exprimer et répondre à nos revendications.

Notre prochain rendez-vous : se retrouver le même jour, le 5 décembre, au côté des précaires et des chômeurs, pour revendiquer nos droits et gagner contre cette loi !

Le collectif de luttes du Haut-Adour

Les Gilets Jaunes de Bagnères

GJ65 et CLHA - logos © AB GJ65 et CLHA - logos © AB

 

 

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité … © AB Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité … © AB

Et maintenant …

Les thématiques communes à chaque organisation qui a pris la parole constituent ainsi une plateforme partagée, dans la mesure où la régression sur l’État de Droit est manifeste et ubiquitaire, démolissant consciencieusement tous les acquis démocratiques de notre société, et faisant éclater ouvertement le socle commun des valeurs citoyennes et républicaines issues de notre Constitution.

Ce pouvoir qui s’active à un an de sa révocation pour casser toujours davantage les acquis sociaux, la représentation populaire au Parlement et fomente des lois répressives comme s’il en pleuvait, alors que l’arsenal législatif est déjà pléthorique, n’a qu’un seul objectif : instiller du flou dans des textes qui étaient cohérents afin d’installer des portes dérobées qui lui permettent de faire durer une situation vouée à l’obsolescence proche.

Ce « sauve-qui-peut » pétri de l’angoisse de la judiciarisation de ses manquements innombrables est un facteur nouveau mais bien fédérateur pour les luttes qui montent.

Le monde appartient à ceux qui se soulèvent tôt © AB Le monde appartient à ceux qui se soulèvent tôt © AB

 

Pour une épidémie de démocratie © AB Pour une épidémie de démocratie © AB

 

Pour aller plus loin :

Décryptage de la loi sécurité globale en dix illustrations. Comprendre et agir

https://blogs.mediapart.fr/1043708/blog/151120/decryptage-de-la-loi-securite-globale-en-dix-illustrations-comprendre-et-agir-0

 

Loi de sécurité globale: l'arbitraire policier en marche par Paul Cassia, professeur de droit à Sorbonne Universités

Loi de sécurité globale | Paul Cassia & Creseveur © Creseveur Loi de sécurité globale | Paul Cassia & Creseveur © Creseveur

« « Ecoutez un peu la colère qui monte, cette voix qui gronde », s’est exclamé le député Les Républicains Philippe Gosselin en s’adressant, en séance publique à l’Assemblée nationale le 7 novembre 2020, au gouvernement et à la majorité parlementaire qui refusaient obstinément un contrôle parlementaire renforcé sur la mise en œuvre de l’état d’urgence sanitaire jusqu'au 1er avril 2021.

Le pouvoir macroniste entend parfaitement cette colère. Davantage même, il l’anticipe et y répond activement.

Il le fait cependant à la manière d’un régime autoritaire, c’est-à-dire non pas en approfondissant la démocratie, en apaisant les rapports police/population ou en revalorisant les services publics nationaux – au premier rang desquels le service public hospitalier dont chacun connaît désormais les carences instrumentalisées par l’exécutif pour justifier l'instauration pendant six mois de l’état d’urgence sanitaire –, mais en élargissant une panoplie déjà très diverse d’infractions et de sanctions pénales destinées à empêcher tout un chacun d’exprimer sans crainte et sans entrave son opinion sur la voie publique. »

Les masques ne protègent ni de la peur ni de la dictature. Les confinements non plus + Pourquoi si peu de débat sur le bienfondé des mesures oercitives imposées en France ? etc © AB Les masques ne protègent ni de la peur ni de la dictature. Les confinements non plus + Pourquoi si peu de débat sur le bienfondé des mesures oercitives imposées en France ? etc © AB

 

Quatre rendez-vous

De la censure au contrôle des données : une guerre 2.0 ? 28

Le lundi 30 novembre, de 17 h 30 à 19 heures, Le café-Diplo MSP Poitiers, en partenariat avec les Amis du Monde diplomatique, vous invite à une rencontre avec Cédric Leterme et Félix Tréguer.

Chacun de nos intervenants présentera son sujet avant de laisser place à un temps d’échange et de questions/réponses.

On vous attend nombreux sur Zoom (ou pas sur Zoom … détails sur le site)

Cédric Leterme est docteur en sciences politiques et sociales, chargé d’études au Centre tricontinental (Cetri)

Félix Tréguer est chercheur associé au Centre Internet et Société du CNRS et membre fondateur de l’association La Quadrature du Net.

 

 

Mediapart vous invite à sa journée portes ouvertes numériques

Mediapart vous donne rendez-vous mercredi 2 décembre, pour une journée portes ouvertes numériques, en accès libre ! Tout au long de cette journée, de 10h à 20h, une conversation permanente vous permettra, abonné ou non de poser vos questions à l'équipe qui fait, au jour le jour, Mediapart.

https://blogs.mediapart.fr/les-rendez-vous-de-mediapart/blog/261120/mediapart-vous-invite-sa-journee-portes-ouvertes-numeriques

 

 

Coorganisée par le Pôle Solidarités Internationales-Europe, la Cimade Centre-Ouest et le CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement), cette journée aura lieu le vendredi 11 décembre 2020, sous forme de webinaire, et sera diffusée en direct sur le site internet de La Cimade et du CRID. 29

La journée de cette année s’intitule : « Impunité : l’urgence de changer de cap ».  L’objectif est celui d’analyser et de décrypter les conditions qui permettent à des violations des droits humains de rester impunies, ainsi que de présenter des exemples concrets de mobilisations contre l’impunité.

Pour vous inscrire au Webinaire c’est ici

 

Invitation aux Entretiens du Nouveau Monde Industriel 2020 au Centre Pompidou les 22 et 23 décembre 2020

L'Institut de Recherche et d'Innovation (IRI) et la Chaire "Ethique, technologie et transhumanismes" de l'Université Catholique de Lille, en partenariat avec Cap Digital, ont le plaisir de vous inviter aux Entretiens du Nouveau Monde Industriel (ENMI) 2020 intitulés *Prendre soin de l'informatique et des générations*, qui auront lieu les 22 et 23 décembre 2020 à Paris, dans la Grande Salle du Centre Pompidou, si les conditions sanitaires le permettent. Dans le cas contraire, le colloque sera maintenu en ligne. Un lien zoom vous sera alors transmis, pour cela merci de vous inscrire.

**Inscription obligatoire**

Pour assurer votre participation à lévénement (en présentiel ou par Zoom) nous vous invitons à vous inscrire sur le site web de l'événement (onglet Inscriptions, https://enmi-conf.org/wp/enmi20/ ), ou directement sur le Framaforms : https://framaforms.org/enmi2020-inscription-22-23-decembre-2020-1602687284

Le programme est consultable sur le site des ENMI2020 30. Les conférences seront aussi retransmises en live sur notre page PolemicTweet, ainsi que sur le site web de l'IRI.

 

 

NOTES

1https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2020/11/CP-LDH-Lobsession-sécuritaire.pdf

2https://blogs.mediapart.fr/bonneau-alain/blog/191115/inquietudes-partagees-par-de-nombreuses-ong-et-le-parlement-europeen-securite-libertes-individuel

3https://blogs.mediapart.fr/bonneau-alain/blog/270116/madame-taubira-partage-probablement-le-refus-de-112-associations-19-syndicats-et-deja-40317-signa

4https://blogs.mediapart.fr/bonneau-alain/blog/211015/nouvelle-proposition-de-loi-pour-legaliser-la-surveillance-de-masse-des-communications-internatio

5« Adopter les caméras s’apparente très vite à remplir le tonneau des Danaïdes : plus on en met et plus on est obligé d’en mettre. « On est tenté à chaque fois d’en rajouter parce que les délits se déroulent juste à côté d’une zone sans caméra », reconnaît Gérard Arnaud, premier adjoint chargé de la sécurité de Chassieu (43 caméras pour 10 000 habitants), commune de l’agglomération lyonnaise. » https://www.mediacites.fr/enquete/national/2020/02/10/toussurveilles-entre-massification-et-reconnaissance-faciale-la-videosurveillance-a-laube-dune-nouvelle-ere/

6https://blogs.mediapart.fr/bonneau-alain/blog/150217/14-fevrier-2017-lappel-des-artistes-contre-l-impunite-des-violences-policieres

7https://blogs.mediapart.fr/bonneau-alain/blog/270619/synthese-et-prospective-du-maintien-de-l-ordre-la-francaise-pour-une-desescalade

8https://blogs.mediapart.fr/malik-salemkour/blog/271120/nos-libertes-sont-essentielles-une-democratie-pacifiee

9https://www.laquadrature.net/2020/10/29/loi-securite-globale-surveillance-generalisee-des-manifestations/

10https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/journaliste-france-3-paris-ile-france-interpelle-hier-soir-1896138.html « je me suis retrouvé à un endroit où sept personnes avaient été interpellées, rue de Bellechasse. Une fois encore, j’ai ma carte de presse et je filme la scène avec mon téléphone. Et là, un officier, visiblement énervé, m’a interpellé. Il m’a invectivé et m’a demandé de m’asseoir auprès des autres personnes interpellés", explique notre journaliste. »

11https://www.mediapart.fr/journal/france/261120/evacuation-de-la-place-de-la-republique-le-rapport-vite-fait-mal-fait-de-l-igpn

12https://twitter.com/i/status/1331870826652643328 Loopsider Enquête : David Perrotin, Réalisation : Julia Denis & Sarah Duhieu, Images : Sarah Duhieu & Manal Fkihi, Montage : Julia Denis. 13,8 M vues 9:11

13PIDESC https://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/CESCR.aspx ratifié par la France le 4 novembre1980

https://treaties.un.org/Pages/ViewDetails.aspx?src=TREATY&mtdsg_no=IV-3&chapter=4&clang=_fr

14https://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_Lallement

15https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/11/24/affaire-theo-la-demonstration-implacable-d-une-lourde-serie-de-manquements-policiers_6060879_3224.html

16https://www.mediapart.fr/search?search_word=affaire+benalla

17https://www.mediapart.fr/journal/france/220620/j-etouffe-repete-sept-fois-les-derniers-mots-de-cedric-chouviat

18https://www.mediapart.fr/journal/france/241120/didier-lallement-nouveau-sur-la-sellette

19https://blogs.mediapart.fr/emile-rabreau/blog/281120/32h-dans-ma-vie-militante-exilees-soutiens-et-journalistes-violentees

20https://www.mediapart.fr/journal/france/241120/place-de-la-republique-le-deshonneur

21Le climat est délétère pour toutes les parties, avec certains qui sont plus exposés que d’autres ou désormais en inadéquation avec les objectifs visés par le ministère de l’Intérieur : « S'il fait aujourd'hui une demande de rupture conventionnelle, c'est parce qu'il estime ne pas avoir commis de fautes. Selon lui, les missions de la police ont basculé sur un contrôle social, au détriment du respect du code pénal. "J'ai toujours été constant dans les valeurs que je défends, les politiques ont dénaturé les missions auxquelles je croyais." Je quitte la Police nationale pour les mêmes raisons que j’y suis entré : la défense des libertés individuelles et de l’intérêt général.” Alexandre Langlois »

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/policier-il-presente-sa-demission-ecoeure-loi-securite-globale-1899640.html

rappel bien utile ici pour comprendre le dossier : https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/070519/vigi-policeles-responsables-de-la-police-pas-tout-fait-propres

22« A Paris, et dès le 18 mars 2020, "le dispositif de surveillance aérien engageant des aéronefs sans personne à bord a été déployé avec le concours de l’unité des moyens aériens de la direction opérationnelle des services techniques et logistiques (DOSTL)", confirme la préfecture de police de Paris. Elle précise que ce recours aux drones s’effectue au sein d’un « dispositif complet de surveillance et de contrôle de l’espace public dans le cadre des mesures de confinement destinées à protéger la population de la transmission du coronavirus » https://www.20minutes.fr/paris/2747063-20200324-coronavirus-paris-police-utilise-drones-inciter-habitants-rester-confines.

Des messages incitant au confinement du type « Vous ne pouvez pas rester sur cette zone ! Restez chez vous ! », met en garde les contrevenants. »

cité par http://www.thierryvallatavocat.com/2020/04/surveillance-du-confinement-par-drones-est-ce-bien-legal.html

23http://cle.ens-lyon.fr/allemand/arts/theatre/brecht-et-son-theatre-de-part-et-d-autre-du-rideau-l-oeuvre-du-dramaturge-dans-le-conflit-interallemand

24https://fr.1lib.net/book/944408/536f68 téléchargement ici : https://fr.1lib.net/dl/944408/4c29b6

25https://blogs.mediapart.fr/edition/en-bigorre/article/290520/tarbes-243-plaignants-contre-enedis-sa-le-2-juin-prochain-au-tgi-14h

26« On ne saurait suivre la société Enedis lorsqu’elle affirme l’existence d’une obligation légale pour le consommateur d’accepter la pose d’un compteur Linky », écrit la Cour dans cet arrêt du 17 novembre, dont l’AFP a eu connaissance. « Les textes visés par Enedis, à savoir une directive européenne, une loi et un décret n’imposent en rien une telle obligation. […] « Pour la première fois, les opposants peuvent avoir le sentiment d’être entendus, même si nous regrettons que la cour ne soit pas allée au bout de sa logique en affirmant qu’Enedis ne peut pas imposer le Linky aux consommateurs. Elle n’a pas tiré toutes les conséquences juridiques de sa constatation. » a assuré Me Lèguevaques.

Dans l’arrêt, la Cour d’Appel a par ailleurs condamné la société à poser des filtres chez 13 demandeurs électrosensibles afin de les protéger « des champs électromagnétiques générés par la bande CPL (Courant porteur en ligne, ndlr) associée au compteur Linky », assortissant sa décision d’une astreinte de 500 euros par jour et par « point de livraison » en cas de non exécution dans les trois mois. » https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/261120/bordeaux-une-victoire-en-justice-pour-les-anti-linky-selon-leur-avocat

27https://www.robindestoits.org/attachment/2054541/

28https://www.amis.monde-diplomatique.fr/De-la-censure-au-controle-des-donnees-une-Guerre-2-0.html

29https://www.lacimade.org/webinaire-journee-decryptage-limpunite/

30https://enmi-conf.org/wp/enmi20/

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