Comment lutter contre le capitalisme d’appropriation du travail des autres ?

Beaucoup d’entre nous travaillent dur pour les autres et produisent beaucoup. Cette production peut-être financiarisée ou gratuite. Nous vivons dans un pays très riches financièrement, pourtant une grosse partie des travailleurs sont expropriés de cette manne financière, de la création de richesses et vivent pauvres. Comment avoir une économie plus équitable et utile pour l’intérêt de tous ?

Nous venons de comprendre dans «Comment lutter contre les subordinations par nos gouvernances ?» que nous vivons dans une aristocratie représentative des candidats censitaires. 

Nous avons déjà inventorié tous les aspects utilisés par ces aristocraties dans «Une autre réflexion historique du capitalisme». C’est ce qui nous a permis de définir les types de subordinations aristocratiques. Et nous avons alors qualifié cela de formes de possessions capitalistes, c’est à dire comment exploiter son prochain et en obtenir une rente personnelle (vol de la production collective des autres ou des ressources de la nature) par une possession contractuelle.

Avec «Comment les structures des organisations sociales favorisent-elles les capitalistes ?», nous avons alors analysé comment ces aristocraties utilisent les structures pour réussir ces subordinations.

Et nous avons fini par expliquer comment historiquement ces types de subordinations se sont imposées avec le temps dans «Du mutualisme du travail à l'autoritarisme des financiers du placement».

Nous avons vu alors les luttes que ces aristocraties mènent entre elles, et comment elles s’associent suivant leurs dominations sur les autres. Et que depuis plus de 5 000 ans nous les subissons comme le plus grand malheur de nos sociétés et de la nature.

Subordination au travail © Franc SERRES Subordination au travail © Franc SERRES

Nous comprenons alors que cette ploutocratie actuelle nous contrôle :

  1. par la force. Et pour s’en extraire on s’est posé la question «Comment ne pas être subordonné socialement par nos capitalistes grâce à la force ?»,
  2. par la croyance. D’où notre questionnement «Comment lutter contre la subordination par nos croyances ?» pour réfléchir sur nous même et notre comportement manipulable avec notre propre responsabilité dans tout cela.
  3. par la gouvernance en nous privant des décisions sociales. Avec notre réflexion «Comment lutter contre les subordinations par nos gouvernances ?» pour comprendre ce qu’est la vraie démocratie.

Ces trois axes de nos aristocraties permettent à ces dominants d’entretenir l’organisation économique parasitaire de subordination des producteurs, et de leur travail, afin de s’accaparer les richesses crées grâce aux possessions contractuelles individuelles et à l’argent.

Et bien sûr tout ceci est la  conséquence de la réorganisation sociale familiale du patriarcat :

  • Mise en place de la hiérarchie des hommes sur les femmes, qui avec le temps et le nombre se sont généralisés en aristocraties. 
  • Mise en place du contrat de mariage, la première possession individuelle d’exploitation du travail des autres, qui a transformé la propriété collective de biens communs en propriétés contractuelles individuelles des dominants aristocratiques.

Capitalisme © FRANC SERRES Capitalisme © FRANC SERRES

Comme nous l’avons vu dans mon blog tout ceci est encore possible actuellement grâce à l’argent. C’est la mise en possessions à rentes financières du travail, des biens et des services qui en est la cause. Et notre impuissance à changer cette organisation économique est la conséquence de l’approche aristocratique de propagandes culturelles, la croyance, qui permet aux aristocraties dominantes de diviser les producteurs économiques, les travailleurs, suivant la concurrence hiérarchique (aristocratique) :

  1. Sur l’organisation familiale sur le genre (femmes/hommes/intersexes), sur notre psychologie sexuelle (Tribades/Homosexuels/Bisexuels/Transgenres/Hétérosexuels), sur nos différences morphologiques (jeunes/vieux, maigres/gros, roses/bronzés/pigmentés) et physiologiques (handicaps), etc.
  2. Sur nos croyances théoriques (programmations familiales, culturelles, éducative, idéologiques et religieuses de nos gourous aristocrates).
  3. Sur notre vision sociale des décisions et des besoins réels avec leurs solutions (désinformation sociale, éducative, médiatiques sur nos besoins. Individualisation pour nos aristocraties des choix de besoins collectifs et des solutions pour y répondre).
  4. Sur notre approche de l’activité économique. Mise en concurrence des travailleurs faussée sur la croyance de l’offre et la demande, comme nous l’avons vu avec la mise en ignorances sur le fonctionnement des systèmes financiers et bancaires (division du travail pour en financiariser son exécution). Les propagandes économiques des théories libérales (toutes démontrées fausses en sciences économiques expérimentales). Possessions privées monopolistiques des moyens de productions et des ressources pour les leaders aristocratiques. Sur nos métiers mutualistes des entreprises avec la hiérarchie aristocratique managériale des métiers (cadres organisationnel ou opérationnels/maîtrises/employés et ubers/auto entrepreneurs/libéraux/artisans/artisans commerçants), avec leur organisation structurelle (Managers/ingénieurs/Aides au pilotages/techniciens/ouvriers/exécutants), sur leurs statuts contractuels (public/privés/CDI/CDD/Intérims/Prestataires/Libéraux), ou sur leur éclatement dans diverses structures/filiales d’entreprises géographiques (Travailleurs de l’entreprise/de l’établissement/du groupe/Sous traitants ou français/européens/étrangers), etc.
  5. Et sur leurs contrôles logistiques de tout cela (prise de contrôle des structures sociales et économiques du bien commun).

Industrialisation © FRANC SERRES Industrialisation © FRANC SERRES

Nous allons maintenant aborder la réflexion de solutions sur le quatrième contrôle aristocratique avec l’approche économique. 

Je vous propose de réfléchir sur les moyens de lutter pour :

  • reconquérir pour nos travailleurs notre production économique de biens et de services,
  • contrôler socialement nos ressources productives,
  • répondre aux besoins sociaux du plus grand nombre dans le respect de notre environnement d’existence.

Avare Avare

Reconquérir pour nos travailleurs notre production économique

Qu’est-ce que l’économie ?

Au sens courant, l'économie rassemble les activités humaines tournées vers la production, l'échange, la distribution et la consommation de biens et de services.

Cette activité économique peut-être financiarisée avec la mise en possessions contractuelles par l’argent sous forme :

  • de biens réalisés ou existants (appropriation personnelle du résultat de la force de travail, des ressources de la nature),
  • de biens productifs (machines mécaniques, animales ou humaines des individus avec l’esclavagisme),
  • de mise à disposition d’un bien (la location d’objets ou de locaux).
  • de mise à disposition de moyens de production (location de machines ou d’outils, de services de prestations de travail avec la force de travail du salarié ou la tache artisanale),

Ou bien être une économie d’entre aide avec la gratuité :

Comme nous l’avons vu, à l’origine nous avions un économie d’entre aide familiale. Cet à dire que chacun contribuait suivant ses moyens de productions pour que chacun reçoive suivant son besoin d’existence. Comme nous vivions familialement le besoin était définit par la famille (démocratie directe). Avec cette approche économique nous avions une paix sociale avec très peux de conflits (uniquement sur le partage des ressources naturelles rares et de rivalité d’individus).

Actuellement dans nos sociétés aristocratiques, nous ne définissons pas nos besoins sociaux de notre collectif humain. Ce sont ces castes de dominants qui définissent les leurs au plus grand désespoir des plus faibles et des dominés. Pire ce sont ceux qui contribuent le plus pour les autres par leur travail qui reçoivent le moins de ces richesses créées. La réponse à ces besoins se fait essentiellement avec de l’argent, et souvent il n’y a pas assez d’argent pour ces travailleurs, ou de bonne volonté de nos aristocraties aux pouvoir pour répondre aux besoins du collectif humain avec des solutions adaptés (même gratuites).

Donc les deux premières règles économiques sont :

Les collectifs humains définissent le besoin commun et le priorise.

(mode étude du besoin des projets d’entreprises/établissements façon agilité)

Chacun produit suivant ses moyens pour répondre aux besoins sociaux de dignités humaine définit par tout le collectif humain.

Village au néolithique © FRANC SERRES Village au néolithique © FRANC SERRES

Historiquement la propriété des ressources et des outils de productions était familiale. Seul le choix du travail pour soit ou pour les autres était de la propriété de l’individu. C’est le travail libre. Pas de «tanguy» et autres parasites des possessions de la force de travail ou des esclaves.

Actuellement la propriété des ressources et des outils de productions se fait par l’argent ou la descendance familiale. Ce qui fait que sans trésorerie ou droits de propriétés sur des outils de productions, on ne peut rien produire économiquement pour soit ou pour les autres. C’est le travail subordonné.

Avec la financiarisation de tout (ressources, biens et services), nous devons impérativement pour produire et consommer soit être salarié pour avoir de l’argentsoit posséder des biens à rentes ou productifs et avoir de la trésorerie pour produire afin de pouvoir contribuer aux autres ou consommer le travail des autres. C’est ceux qui permet à ces monopôles de possessions des moyens de productions de faire que l’offre et la demande n’est aléatoire que pour les travailleurs (pouvoir d’achats et de productions) et ne répond surtout qu’a tous les besoins, même les plus farfelues ou horribles, de cette minorité dominante aristocratique.

Mais ce fonctionnement de possession des moyens de productions pour en tirer une rente financière est aussi à l’origine du consumérisme inflationniste, du gaspillage et de la sur exploitation des ressources de la nature.

C’est ce qu’inversement nous observons avec le logiciel libre, où l’économiquement abordable du matériel informatique et la gratuité du partage du développement, et de l’utilisation de logiciels, permet un développement économique et technologique fulgurant (sans être abusivement consumériste).

D’où la règle économique :

 Les ressources naturelles et les moyens de productions sont de la propriété sociale de biens communs

Argent © Open source Argent © Open source
 

Contrôler socialement nos ressources productives

 C’est toujours à ce moment là que les cancres de l’économie libérales nous sortent leur argument du rôle de l’argent comme régulateur de la surexploitation de nos ressources naturelles (dont on peut voir son efficacité avec la crise écologique actuelle).

Donc pour ceux qui l’auraient oublié, ou qui ne le savent pas encore, l’argent a été créé vers -700 avant JC pour prélever les impôts des aristocrates de nos cités antiques. C’est-à-dire la rente, l’usure de la religion, la fameuse création de valeurs de la croissance de nos politiques et économistes libéraux actuels. La financiarisation de tout…

Avec au passage comment en propagande nos aristocraties font passer, de façon orwellienne, un terme très négatif le mot «impôt» des dominants aristocratiques, vers usure quand c’est avec l’argent, puis rente pour exprimer un revenu, et finir en un terme très positif avec création de «valeurs» (impôts privé des possédants de la financiarisation de tout).

Historiquement cette création mathématique de l’impôt, qu’est l’argent, demandait moins de moyens autoritaires humains (armé, police et justice). Cela s’est imposé dans la contrainte au départ, et seul l’aristocratie au pouvoir pouvait battre monnaie à son effigie. Tout cela pour contrôler la quantité d’impôts de productions possibles avec sa valeur en fonction de ce que l’on autorise en circulation (dépense des aristocrates d’états) permettant une régulation de l’impôt invisibilisé pour nos aristocrates (des milliards cela en fait des biens et services que l’on peut prélevés aux autres). Comme nous l’avons déjà vu la monnaie ne servant alors que pour contrôler l’économie à l’avantage de ceux qui décide de sa création, des trésoreries et des possessions productives. 

Riche © Franc SERRES Riche © Franc SERRES

Tout ceci nous permet enfin de comprendre que les dominants de l’économie ne produisent rien par fonctionnement. C’est l’approche marchand à rentes uniquement. À l’inverse les artisans du travail et du service, les travailleurs, eux créent réellement les richesses. Et sans cette monnaie avant -700 av JC  l’économie fonctionnait grace à ces travailleurs. Cela avait déjà permis d’établir des civilisations développées (Assyriens, Égyptiens, Babyloniens, Sumériens, Xia/Shang/Zhou, Indus, etc.).

Et pour tous les endoctrinés à la financiarisation (principe de l’argent), le sel, les coquillages, etc. n’est que de la comptabilité (comptages ou le dénombrement des mathématiciens) sur des échanges… Ce que n’est pas la monnaie ! qui est un étalon variable d’échanges des objets.

Toute cette compréhension nous emmène à nous poser la question «Avons nous besoin de l’argent pour notre production économique ?»

Les éléments pour supprimer l’argent dans notre production économique

Nous n’avons pas besoin d’argent pour produire des richesses comme nous le prouve l’histoire, le logiciel libre, l’économie sociale et solidaire, ou le partage du travail de la famille.

Les alternatives comme les fablabs, le coworking, etc. La réduction du temps de travail a aussi montré l’emballement du travail libre de fabrications (bricolage). 

Nous avons compris que c’est la circulation de l’argent qui fait fonctionner l’économie, pas sa possession. La réponse aux besoins (approche projets) peut-être cet étalon qui peut avantageusement remplacer l’argent. Plus un travailleur répond aux besoins des autres, plus il a de réponses à ses propres besoins, etc.

D’où la règle :

La valeur économique doit être fonction de la réponse aux besoins sociaux des citoyens

Conditionnement religieux © FRANC SERRES Conditionnement religieux © FRANC SERRES

Les éléments pour garder l’argent comme contrôle de l’activité économique

Dans l’humanité il y a un comportement parasite, la preuve avec les types d’aristocraties que nous subissons actuellement. Donc subordonner la collectivité à une activité économique de biens commun pour exister peut-être nécessaire au travers d’un principe d’argent. Nous venons de voir que ce principe peut-être la réponse aux besoins collectifs. C’est ce que propose Bernard FRIOT avec l’exemple du conseil national de la résistance et sa mise en place dans la santé en France (la suite ici).

Les orientations de productions économiques individuelles doivent-être contraintes aux intérêts des collectifs humains (écologie, gestion des ressources premières, dignités humaines, etc.).

Donc la géolocalisation de l’économie suivant une échelle organique mutualiste des métiers est à organiser. C’est à dire favoriser les productions locales (agriculture, fablab industriels, formation, etc.) et un fédéralisme professionnel suivant l’industrialisation géographique des productions complexes et de volumes (communes, départements, régions, états).

Donc la méthode Bernard FRIOT peut-être une transition de notre société actuelle vers ce fédéralisme de professionnels et cette économie de la valeur besoin (l’informatique l’autorise de nos jours). La reconnaissance sociale du travail, et sa rétribution sociale sur le besoin priorisé des uns et des autres, est alors fonction des réponses des projets communs. Les réponses individuelles des besoins se faisant dans une production personnelle avec les outils de biens communs productifs (fablabs, chaines de productions fédérales, etc.). Outils de productions qu’il faut penser et concevoir pour une utilisation individuelle…

Les travailleurs qui ont besoin d’être guidés par d’autres s’intègrent à ces fédérations professionnelles. Ces collectifs démocratiques professionnels les positionnent dans des projets de réponses aux besoins des citoyens comme exécutants. Ceux qui permet la gestion des débutants pour des carrières métiers, les reconversions et la reconnaissance des manuels sur leurs contributions aux autres.

Un bonus/malus de réponses aux besoins personnels (forme moderne de l’argent) peut alors être instauré par les citoyens pour des surabondances ou sous effectifs métiers pour inciter ces évolutions dans l’intérêt général…

À l’identique la valeur d’un bien peut-être pondérée suivant les critères de ressources de la nature, de recyclages et écologiques. Seul les réponses aux besoins de dignités humaines (droits fondamentaux) sont obligatoires et gratuits (pour les bénéficiaires) pour les citoyens et leur travail.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.