Face aux périls majeurs, sagesse de l'unité, courage de la résistance ( 3 )

En France, la seule réponse à la pandémie et au terrorisme met en cause l'état de droit et les libertés fondamentales sans protéger ni s'inscrire dans la durée. La loi « sécurité globale », deal au sommet avec les syndicats de policiers, attaque la liberté d'informer et renforce considérablement toute dérive violente comme elle fut prescrite sur les manifestations Gilets Jaunes.

3 – Pandémie et terrorisme - état policier et suspension des libertés en France

Ce troisième billet veut montrer l'ampleur et la gravité des atteintes à l'état de droit en France qui repose sur les libertés fondamentales. Pandémie et terrorisme avec la seule réponse sécuritaire mettent en danger ces libertés sans protéger ni s'inscrire dans la durée. Au passage, la loi "sécurité globale", deal au sommet avec les syndicats de policiers, attaque la liberté d'informer et renforce considérablement toute dérive violente comme elle fut prescrite sur les manifestations Gilets Jaunes.

Une dérive sécuritaire permanente et sans fin

Venant après des années de propos xénophobes, anti-migrants, anti-racailles, les attentats islamistes répétés sur notre sol et la pandémie de Covid-19 sont les deux événements majeurs qui ont amené une réponse uniquement sécuritaire, d'urgence et précipitée des présidences Hollande et Macron.
Ce n'est pas seulement une accélération de la réponse sécuritaire mais avec ce président qui s'est renié, l'entrée de la France dans un état policier qui dispose avec les nombreuses lois liberticides accumulées, de tous les moyens légaux pour suspendre les libertés fondamentales, les suspendre à tout moment d'un état d'exception - sanitaire ou attentats - devenu quasi-permanent et sans contrôle.
Encore dispose-t-il de tous les moyens de surveillance électronique et de répression de la population qu'il espère bien parfaire avec sa loi de « Sécurité globale » : avec elle, la surveillance sera complétée par les drones en toutes circonstances, la liberté d'informer en images sera abolie pour tout journaliste et citoyen pendant les phases de maintien de l'ordre, sans pouvoir rendre compte, éventuellement prouver les violences policières dont on a vu les images effroyables pendant la répression du mouvement des Gilets Jaunes.

Fiche 1 – La dérive sécuritaire de Sarkozy l'agité à Macron le renié (fin de billet)

L'état policier s'installe dans la durée avec son arsenal juridique dans un état d'urgence quasi-permanent, au choix de l'événement, avec nouveauté toujours possible (le prochain sera-t-il climatique ?).

L'offensive extrémiste va plus loin encore : depuis des années, une « laïcité » agressive est devenue le cheval de bataille intolérant et islamophobe pour interdire et contrôler, à rebours de la laïcité ouverte de la loi de 1905. Cette « laïcité » se pare des vertus de la laïcité légale pour mieux les combattre, se veut intransigeante quand elle n'est que sectaire et intolérante. Récemment Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education Nationale a attaqué sans se refuser l'anathème -vieux fond d'extrême-droite- la recherche et l'Université qui seraient idéologiquement complices du terrorisme ! Digne d'un ministre de la propagande ! En fait, ces accusations et cette « laïcité » refusent de considérer les causes sociales de la radicalisation islamiste que la recherche veut mettre en évidence pour agir sur ces bases dans une lutte efficace contre la radicalisation islamique et sa dérive terroriste afin de protéger réellement la population que la réponse d'urgence uniquement sécuritaire, ne parvient pas, ne peut parvenir à réaliser.

Fiche 2 - Laïcité agressive et intolérante, offensive majeure (fin de billet)

Prenons conscience sans sidération de la situation : nous assistons avec ce président à une offensive historique sans précédent contre l'état de droit qui repose sur les libertés fondamentales. Chacun se doit d'en prendre la mesure, de penser et d'agir en conséquence. Nous sommes entrés dans un combat frontal pour ou contre la démocratie ou ce qu'il en reste qui n'est certes pas négligeable, qui constitue encore la base d'une résistance et d'un changement possible de politique.

Pandémie : La fin des libertés fondamentales

Question sanitaire et question politico-économique sont à distinguer. Pour la question sanitaire et faire court : Devrons-nous nous attendre à des confinements en alternance, à défaut de mesures sanitaires et de santé qui équilibrent les risques et lissent les contaminations, hospitalisations et réanimations ? Devrons-nous attendre un hypothétique vaccin efficace (si les anticorps protecteurs sont stimulables sur une période d'une année), réellement protecteur de l'ensemble de la population (couverture de 95% des vaccinés surtout les plus vulnérables) et sûr (sans pathologies graves après injonction) avec notre population vaccinée massivement sans contrainte ? Attendre 2021, 2022 ? Reste la question du coût pour chacun et les pays qui ne pourront pas régler la note. Les magouilles des labos et conflits d'intérêt pèsent lourd dans ce contrat de confiance pour lesquels près de 50% de français.es préfèrent attendre et voir.

Au printemps comme aujourd'hui, l'hospitalisation des cas graves crée une inquiétude sérieuse sur les autres malades : ceux pour qui les médecins ont repoussé les examens ou les interventions chirurgicales et ceux qui ne sont pas venus à l'Hôpital pour examen ou suivi par crainte de contamination. Il est bien possible qu'émerge une surmortalité pour certaines maladies non prises en charge à temps.

La gestion politique de la pandémie

Le glissement vers un état policier s'opère dans la légitimité de l'objectif sanitaire. Au-delà de la gestion immédiate et erratique de cette pandémie, celle-ci avec sa durée a pour résultat immédiat de suspendre les libertés fondamentales à travers ce double confinement, bien plus strict que beaucoup en Europe. Une « bonne raison » qui donne l'expérience, sinon l'habitude, de cette absence de libertés. C'est aussi un déni de démocratie que de passer en procédure accélérée cette loi « Sécurité globale » quand nul ne peut manifester pour s'y opposer.

La prévention d'autres pandémies prévisibles se pose. La solution découle de l'identification des causes de celles-ci, inexorables si les connaissant, nous vivions en spectateur fataliste ou désespéré. Un billet sonne le tocsin, la mobilisation et l'action pour changer ce destin : « Réaction ou prévention ? Face au Covid-19, pour la plupart des pays, la priorité gouvernementale a été d’endiguer la crise sanitaire, de parer aux conséquences économiques, de favoriser la mise au point d’un vaccin. Autrement dit, les dirigeants se sont attaqués aux conséquences de l’émergence du coronavirus. Mais, accaparés par l’urgence de la situation, aucun ne s’est sincèrement interrogé sur les facteurs à l’origine de cette émergence, ni n’a esquissé de programmes pour éviter de futures pandémies... » « Derrière le Covid-19, le spectre d'autres pandémies à venir, 15 novembre 2020 », par Amélie Poinsot. Les librairies sont fermées ? On peut néanmoins commander par internet en dehors de l'Amazon ! Notre pouvoir est là aussi.

Les dégâts du confinement et des privations des libertés

Les deux confinements signent des conséquences dramatiques pour des secteurs de l'économie : restauration, tourisme, spectacle dont les acteurs sont en plein désarroi. Ils préparent des vagues de licenciements sévères et des liquidations dans tous les secteurs qui, de toutes façons et en plus, profiteront de cette aubaine pour des plans sociaux déjà dans les cartons.

Ces confinements renforcent les inégalités sociales et économiques, territoriales déjà bien renforcées. Il a pénalisé fortement les élèves les plus justes, plus longs ou moins aidés dans leurs apprentissages, peu ou pas accompagnés à la maison, sans équipement, dans un espace trop petit. Les femme seules, les foyers modestes, les travailleurs précaires, les quartiers en déshérence, les SDF ont tous trinqué et continuent à s'enfoncer (300 000 écrit la fondation Abbé Pierre soit un doublement depuis 2012) : perte de travail, perte de revenu, perte du soutien social par les associations de quartier, besoins d'aide alimentaire accrus, demande de RSA en forte augmentation comme violences conjugales...

Les autorisations de sortie de 1km pour une heure autour du domicile pour « prendre l'air » fait l'impasse sur la nécessité d'une pratique physique régulière en plein air. Elle indique que cette politique n'est pas une politique de santé mais seulement anti-covid. Ne pas être contaminé.e évacue la question de la santé physique et mentale. Le prolongement de ces périodes de confinement peut produire une détérioration sérieuse de cette santé notamment pour les personnes âgées valides en accélérant les effets du vieillissement. A défaut de virus, l'isolement déboussole et tue aussi sûrement qu'un virus.

Les enfants et les jeunes

Qu'apprenons-nous à ces enfants dès leur plus jeune âge : à se méfier de l'autre enfant qui peut rendre malade, à se défier de l'autre enfant qui ne respecte pas la consigne de l'autorité, à réprimer son besoin de sociabilité, s'approcher, se toucher, jouer ensemble, besoin à réprimer et toujours respecter les mesures édictés. Plus grave encore : ce qu'ils entendent - ce que nous entendons - c'est cette idée qu'ils pourraient rendre malade un plus grand, le professeur, le grand-père ou la grand-mère, peut-être gravement ou plus. La culpabilité qui peut en résulter peut provoquer bien des dégâts dans la construction psychique de ces petits (après la détresse psychique) qui agiront à bas bruits jusqu'à, pour certains, intervenir dans leur personnalité ou leurs actes et plus bruyamment. Le port du masque à l'entrée au CP en dit long sur l'ignorance et l'indifférence. Pouvait pas attendre l'année suivante ?

Les années-jeunesse ont un goût amer : Comment se projeter dans un avenir, un emploi, lier des relations intimes ou fonder un foyer ? Comment gagner sa vie, obtenir un stage, un contrat ? A cet âge où la vie s'ouvre, ces années terribles peuvent les renvoyer à un « no future » désespérant (ou pour certain.es une lutte pour rompre ce noeud ?).

Ce confinement avec les mesures-barrières incite les adultes au contrôle social dans la cité, dans le quartier, à la délation qui est apparu à nouveau m'a t-on dit (et bien dit). Porte ouverte aux indics et délateurs ?

Décidément, la Covid et plus encore les mesures contre cette pandémie, changent notre rapport à l'autre en apprentissage et soumission à des valeurs négatives. Qu'en restera-t-il de durable qui pourrait un peu plus effriter et diviser nos sociétés qui le sont déjà passablement ?

Ces mesures sanitaires enfin, telles qu'elles sont mises en œuvre montrent un absence totale de confiance pour l'ensemble des français.es quand ils sont que quelques-uns vraiment inconscients ou transgressifs, cas ou événements vite montés en épingle. Au fond, c'est le même mécanisme en œuvre quand ces tenants du libéralisme économique traquent les chômeurs-fraudeurs (mais pas les entreprises qui fraudent) ou tout autre fraude recherchée au niveau des personnes : quelques fraudeurs mais tous suspects ! Comment ne pas voir que rendre obligatoire, enjoindre, décider à la place, est infantiliser ? En retour, cette obligation crée de l'irresponsabilité et de la transgression que la Police traque en s'attaquant lourdement au porte-monnaie, pesant d'autant plus lourdement qu'il est léger.

Fiche 3 – La gestion chaotique de la pandémie (fin de billet)

« Sécurité globale »

Pourquoi cette loi

Paul Cassia explique : ce pouvoir a peur de la colère que sa politique suscite mais plutôt que de la corriger en entendant quelque peu quelque chose, il prépare l'après-confinement pour mater toute contestation, « mater » c'est réprimer salement avec la légalité pour soi. Il ne veut plus se faire prendre en défaut comme il le fut par les Gilets Jaunes : « La proposition de loi relative à la sécurité globale laisse penser que l’exécutif a peur qu’on « aille le chercher » à l'issue du confinement. » Pourtant, il disait qu'il suffisait de traverser la route !! Billet à lire ici.

Un deal avec les syndicats de policiers contre le peuple

Ce projet de loi est le deal passé entre Darmanin et les syndicats de policiers quand ceux-ci, en colère, ont rencontré leur ministre qui assume. Donnant-donnant. Les citoyens ne pourront plus photographier ou filmer les violences policières ou tout policier à visage découvert mais les policiers filmeront et transmettront en direct leur vidéos qui triées, analyseront les visages par un logiciel de reconnaissance faciale et communiqueront dans l'instant, identités et qualités des personnes à cravater ou extraire. David Dufresne ne pourrait plus monter et montrer son film « Un pays qui se tient sage » quelle que soit les violences à venir. On change d'échelle : jusque là, artisanal, à vue si reconnu.e, la Police pouvait épingler. Après, ce sera les choix multiples, de quoi cibler tel ou telle sur son identité et sa qualité transmise en temps réel. Pratique pour vider les manifs, mettre en garde à vue et trouver une bricole de délit pour flag. Les témoignages directs compteront pour tripette, face à des policiers qui nieront comme ils savent si bien le faire. Les policiers disposeront des vidéos choisies parmi celles envoyées. Ils auront la maîtrise de la surveillance par air (avec les drones), la maîtrise complète des images (avec cette disposition), le choix de qui frapper et/ou arrêter avec parfois une vidéo bien choisie pour confondre ! En retour, les policiers se feront un plaisir d'aller au-delà de toute restriction en interdisant toute photo voire en s'en prenant au matériel, aux journalistes et citoyens-journalistes. Les manifestants pourront ainsi manifester librement, exprimer leur colère en bon ordre, pas trop fort, pas trop longtemps, protégés par une Police bienveillante et aux petits soins !

Opportuniste et toujours plus restrictif

Ce projet de loi opportuniste qui portait à l’origine sur la police municipale et le secteur de la sécurité privée est devenu tout autre chose. Il va être « discuté » ce 17 novembre et sera renforcé dans un sens de plus en plus répressif comme la levée de boucliers unanimes le relève : au fur et à mesure des critiques, les faibles restrictions à l'usage de ceci et cela tombent les unes après les autres ou même simultanément. Un exemple : « la surveillance par drone au départ annoncée comme visant les seules manifestations sur la voie publique est d'ores et déjà, … susceptible d’être exercée tout moment sur l’ensemble de l’espace public sous prétexte de prévention du terrorisme, des « rodéos » urbains et de lutte contre le trafic de stupéfiants. » Bref, plus que les batteries qui limiteront la surveillance des drones mais il suffit d'en avoir en réserve une bonne quantité, payée par le contribuable.

Avec son autorisation et mes remerciements. © Atterrissage Chelo Avec son autorisation et mes remerciements. © Atterrissage Chelo

Aucun contestation dans la rue

La procédure d'adoption accélérée pendant l'Etat d'urgence sanitaire et le confinement empêche toute manifestation publique pour la contester dans la rue quand il faudrait quelle soit massive. Déni de démocratie ! Cette manœuvre infamante montre le courage de son initiateur et le peu de cas qu'il fait de la démocratie, tout entier tourné vers sa réélection. Il s'est vendu aux forces de l'ordre qui ne représentent plus que les forces d'un ordre répressif, l'Ordre. L'arsenal législatif peut s'exercer contre le peuple, ne lui assurer aucune protection mais le menacer. Cette loi est la cerise sur le gâteau du pouvoir personnel. Cette dernière de loi scélérate est un règlement de compte contre le peuple, pas une loi. Macron ne cherche ni l'apaisement ni la citoyenneté mais se prépare à l'affrontement avec tous les moyens légaux pour étouffer toute contestation qui le dérangerait.

Qu'on ne s'y trompe pas, cette loi par ce qu'elle dit de la peur de Macron, bien réelle, qui ne l'engage nullement à revoir sa politique, par ce qu'elle engage comme réponse à cette peur, par son origine de deal, par sa destination, réprimer pour contenir la colère, par sa vitesse accélérée de production (dite discussion), par l'impossibilité opportune d'empêcher toute manifestation avant promulgation, par son refus d'entendre qui que ce soit, est un acte lourd de malveillance à l'égard du peuple. Elle est une déclaration de guerre à la démocratie. Les forces de l'ordre ne sont pas la ressource d'un clan politique mais au service de la Nation. Par là, elle marque le positionnement à l'extrême-droite de Macron et en fait l'équivalent des régimes répressifs prêt à tout. L'état de droit peut-être brandie comme Macron sait le faire. Il n'y a plus d'état de droit quand le droit bascule ainsi, seulement un code légal scélérat qui permet de s'exercer contre le peuple et son expression. Macron devra partir et LePen ne jamais arriver.

Voir et lire le port-folio « Décryptage de la loi sécurité globale en dix illustrations. Comprendre et agir »  par Atterrissage Chelo, 15 novembre.

Pour votre information, beaucoup de contributions tout-à-fait pertinentes, à lire pour documenter : Fiche 4 « Sécurité globale » (fin du billet)

Terrorisme et lutte contre le terrorisme

Par l'horreur des attentats, le terrorisme veut nous imposer d'abandonner la démocratie, renoncer à nos libertés fondamentales. La réponse politique actuelle signe cet abandon par une suite de renoncements qui n'assurent même pas notre protection. Depuis 2015, de lois en lois toujours plus restrictives des libertés, la démocratie a reculé. En avons-nous gagné une meilleure protection ? NON. Hélas la preuve est sur nos écrans, si souvent !

La série d'attentats que nous connaissons maintenant par un agresseur individuel armé d'un simple couteau, veut accréditer le fantasme générant horreur et angoisse maximale de pouvoir frapper n'importe qui, n'importe où , n'importe quand. C'est un fantasme : il n'est pas vrai dans sa généralité mais les attentats particuliers de Nice, celui qui a coûté la vie à Samuel Paty nous laissent le croire comme si c'était vrai à tout moment. C'est le but mais c'est faux. Cette série d'attentats veut mettre la population dans une panique où la seule émotion à son paroxysme va dicter la conduite, son acceptation de mettre nos libertés en veilleuse ou à la trappe.

Le terrorisme ne sera pas vaincu facilement avec ce temps perdu à ne pas considérer les causes et nos responsabilités. Les causes sont multiples, à dénouer, à identifier sans rejeter a priori les responsabilités de la France, de ses dirigeants, de sa politique extérieure et intérieure : à travers la stigmatisation et l'abandon de quartiers entiers, à travers la ségrégation sociale de jeunes issus de ces banlieues et quartiers déshérités ou rejetés, la politique de l'emploi, l'avenir dessiné dans la seule surconsommation quand sans emploi, il n'y en a là que dans du trafic pour le plus fort, une politique antimigratoire cynique et maltraitante. Tant de causes à élucider courageusement, qui mettent en question bien des dogmes libéraux. Les chercheurs peuvent éclairer ce chemin pour agir en conséquence.

La prévention de la radicalisation est le chemin salvateur. Il ne peut l'être dans l'islamophobie ambiante toujours déniée, dans la détestation de l'étranger, dans le lien entre migrations et terrorisme, dans cette politique qui laisse se noyer en Méditerranée, qui se moque des conditions terribles des camps de migrants aux frontières de l'Union européenne, sans oublier nos prisons ... toutes dimensions qui tournent le dos à la lutte globale contre le terrorisme, qui, au contraire, l'installe pour longtemps dans le paysage médiatique de l'horreur et le pays dans la privation de son essence même : les libertés.

Ne savent-ils pas, ne veulent-ils pas savoir que les premières victimes des attentats islamistes de part le monde sont les musulmans eux-mêmes, déchiquetés par les bombes sur les marchés, dans les immeubles, sur les places ? Ne savent-ils pas combien il peut être douloureux pour un.e musulman.e de France de voir sa religion salie et ensanglantée par des tueurs au nom d'Allah quand Allah n'est qu'un maquillage de cervelles lessivées prêtes à mourir pour des vierges à disposition ? Ne peut-on se rappeler ce que nous fîmes dans nos colonies avec le curé pour convertir de force ? Un peu de modestie messieurs les censeurs ! Un peu de mémoire ! Rappelons-nous quelques paroles de Jean Ferrat "L'un brandissant le glaive et l'autre le ciboire - Les peuples n'avaient plus à s'poser de questions - Et quand ils s'en posaient c'était déjà trop tard - On se sert aussi bien pour tondre le mouton - Du sabre que du goupillon..." ("Le sabre et le goupillon")

Ces politiques manipulent l'opinion en disant qu'ils luttent efficacement contre le terrorisme : ils visent seulement à arrêter des terroristes avant ou après les attentats, pas extirper le terrorisme et son terreau, social, éducatif, environnemental, économique. Parfois même, ils laissent filer les renseignements obtenus, les alertes jusqu'à l'attentat. Quelle misère ! Il faudrait un Guantanamo à la Française ? surveiller la population comme en Chine ou s'en approcher ? Pourquoi pas réouvrir aussi le bagne de Cayenne et l'île du diable ? Que ces irresponsables se taisent. Ils font œuvre de destruction et de nuisance sans rien régler du terrorisme. Ils surfent sur l'horreur pour promouvoir leur carrière.

A lire ou relire : « Entre Covid-19 et attentats, les défenseurs des droits humains en état de sidération », 6 novembre 2020 Par Jérôme Hourdeaux

 

Il n'y a plus à barguigner mais sortir de la sidération, du fatalisme, se rassembler, se parler et agir pour faire face à cette offensive générale contre ces libertés qui nous réunissent, faire front intelligemment en laissant de côté ce et ceux qui divisent. La démocratie est en danger comme le fut déclarée la Patrie le 11 juillet 1792. Chacun, responsables politiques, syndicaux, associatifs, citoyens conscients de l'enjeu et de la situation, qu'aurions nous fait à une autre époque ? Que faisons-nous, que ferons-nous maintenant pour un autre destin ? Attendre la nuit pour que vienne l'aube, le grand-soir pour la fête nocturne ou résister toujours plus largement et se préparer à virer celui qui s'est renié sans donner à l'autre l'occasion qu'elle attend ?

Prochain billet 4 : Face aux périls majeurs, sagesse de l'unité, courage de la résistance ( 4 )

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Fiche 1 – La dérive sécuritaire de Sarkozy l'agité à Macron le renié

Depuis quand remonte la dérive sécuritaire que nous voyons progresser de mandat en mandat, sous divers présidents ? Je ne m'attarderai pas à remonter aux calendes même si fort à dire mais nous commencerons avec Sarkozy (2007-2012). Depuis cette candidature et sa présidence, la France a sans cesse déplacer le centre de gravité de son discours, de ses actes, de ses lois vers une extrême-droite en progression, réunissant les conditions législatives et réglementaires d'un régime autoritaire et répressif, utilisant de plus en plus fréquemment pour de longues périodes, les situations dites d'urgences pour légiférer en état d'urgence terroristes puis sanitaire, à peu près sans contrôle par la seule volonté et décisions de l'exécutif.

Sarkozy l'agité (4 mises en examen au compteur) a marqué son parcours présidentiel avec ses diatribes anti-racailles, anti-migrants, anti-récidivistes, l'instauration de peines-planchers, la rétention de sécurité, loi LOPPSI, la suppression de 400 tribunaux (sur 1200) et des Renseignements généraux, qui ont si cruellement fait défaut au renseignement intérieur en 2015 pour déjouer les attentats ; la loi sur l'immigration qui a durci les règles d'éloignement des étrangers sans papiers. Pour couronner le tout, une superbe idée ratée pour coiffer le FN au potea qui n'a pas raté d'ajouter à la confusion : le ministère de l'identité nationale. Triste tropisme.

Le suivant, le socialiste Hollande (2012-2017) qui allait attaquer l'ennemi « La Finance », réagit aux attentats du 13-novembre 2015 en renforçant plus encore cette dérive du droit d'exception : l'état d'urgence, promulgué dans la nuit du 13 au 14 novembre, prolongé à plusieurs reprises est encore prolongé jusqu'à la fin de son quinquennat avec une loi qui prévoit que les changements de gouvernement consécutifs aux élections présidentielles et législatives à venir ne mettent pas fin à l’état d’urgence. La loi sur le renseignement, désastreuse pour les libertés publiques est promulguée le 24 juillet 2015. On en lira les principales dispositions ici.

Il passe donc au Président actuel le bébé de l'état d'urgence. Lui il a un plan : transférer des dispositions de l'urgence dans la loi commune. Malin ! Plus d'état d'urgence mais quand même les moyens essentiels de l'état d'urgence. Jérôme Hourdeaux écrit : « Ce 1er novembre, l'état d'urgence promulgué au lendemain des attaques de novembre 2015 prend fin alors que ses principales mesures sont inscrites dans le droit commun par la nouvelle loi antiterroriste, tout juste signée par Emmanuel Macron et publiée au Journal officiel. La France adopte sa législation la plus sécuritaire de la Ve République et l'une des plus liberticides d'Europe. » (La France bascule dans l'état d'urgence permanent). Edwy Plenel dès octobre écrivait : « L’Assemblée nationale a adopté, mardi 3 octobre, le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. En faisant entrer dans le droit commun l’état d’urgence, une majorité de députés, socialistes compris, a ainsi choisi de sortir la France de l’État de droit. «  sous un titre éloquent : « Quand la liberté s’éteint en silence ». Macron est entré dans la cour des grands pourfendeurs des libertés fondamentales.

Dès novembre 2017, Le mouvement des Gilets Jaunes avec un début massif, inattendu et original (occuper les ronds-points) s'étend sur tout le pays mais c'est à Paris, après l'occupation de la place de l'Etoile jusqu'à l'Arc de Triomphe que Macron tente de calmer par du fric et rien d'autres. Le mouvement ne faiblit pas et c'est une nouvelle politique du maintien de l'ordre qui est promu à cette occasion: non plus protéger les lieux et les personnes mais foncer dans le tas avec protections renforcés et en nombre, avec armes qui scandalisent hors de nos frontières avec ces LBD et grenades utilisées massivement en tir tendu, dans l'intention de blesser, les laissant sans secours. BAC et BRAV sont lâchés et s'en acquittent fort bien : confiscation de toutes les protections, nassage, gazage. Ils foncent, ils blessent, ils arrachent les mains, éborgnent l'oeil, pour marquer les esprits et les corps, street Médic compris. C'est une politique de confrontation, renversement complet de la doctrine utilisée jusque là. Elle veut frapper, blesser et terroriser pour dissuader de manifester en tête. Bien entendu, il n'y eut jamais au grand jamais de violences policières seulement peut-être Benalla mais qu'une ou deux fois, pas plus.

Bref, de lois anti-casseurs en lois d'urgence et de renseignement, de la surveillance des manifestations à la confrontation sanglante et sans distinction des manifestants et les autres, la surveillance, la traque, la répression a été légalisée profitant de tous les événements, de toutes les occasions surtout exceptionnelles, sans jamais tirer le bilan de cette extension permanente malgré tous les avis consultatifs autorisés, défenseur des droits, C.E.D.H, associations et organisations diverses mais au contraire en la renforçant toujours plus, réduisant les libertés fondamentales, libertés d'expression, de réunion, de la Presse, jusqu'à la liberté de manifester.

Fiche 2 - Laïcité agressive et intolérante, offensive majeure

Acte I – L'offensive délibérée : Auditionné par le Sénat jeudi 22 octobre, suite à l’assassinat de Samuel Paty, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education Nationale, confirme les propos tenu sur une radio le matin même et déclare : « Il y a des courants islamo-gauchistes très puissants dans les secteurs de l’enseignement supérieur qui commettent des dégâts sur les esprits. Et cela conduit à certains problèmes, que vous êtes en train de constater » … « Ne soyons pas aveugles. Il y a, à l’université, des secteurs qui ont une conception très bizarre de la République. Il s’agit, non pas seulement de définir des heures et des moyens, mais de voir ce qui se passe, pour de vrai, dans les enseignements qui sont donnés. Il faut une matrice initiale, parfaite, impeccablement réglée ». Il veut en outre créer des chaires de laïcité-valeurs de la République pour ESPE (professorat) et étudiants.

« Auditionné en juin 2020 par la commission d’enquête du Sénat sur la radicalisation islamiste, le ministre avait déjà évoqué « la perméabilité du monde universitaire avec des théories qui sont aux antipodes des valeurs de la République et de la laïcité », citant « les théories indigénistes ». Ces propos attaquent sans ambiguïté l'Université et la recherche universitaire, les accusent de complicité avec les islamistes (par passivité ou activité), veut contrôler les enseignements universitaires, pas moins et dans une phraséologie empruntée à l'extrême-droite de toujours digne d'un nouveau maccarthysme.

Ces attaques et cette volonté de main-mise idéologique sur les enseignements universitaires montrent une fois de plus qu'il n'est pas un ministre de l'Education Nationale mais le Ministre idéologique pour contrôler l'Education Nationale chargé d'imposer cette idéologie aux enseignements au nom des valeurs de la République, paravent bien commode.

« Le Monde » publie le 31 octobre, une tribune d'une centaine d'intellectuels qui soutiennent J-M Blanquer. Extrait : « Les idéologies indigéniste, racialiste et « décoloniale » (transférées des campus nord-américains) y sont bien présentes, nourrissant une haine des « Blancs » et de la France ... ». Ils demandent  : « à la ministre [Frédérique VIDAL] de mettre en place des mesures de détection des dérives islamistes, de prendre clairement position contre les idéologies qui les sous-tendent, et d’engager nos universités dans ce combat pour la laïcité et la République en créant une instance chargée de faire remonter directement les cas d’atteinte aux principes républicains et à la liberté académique. Et d’élaborer un guide de réponses adaptées, comme cela a été fait pour l’éducation nationale. ».

Acte II – La riposte ne tarde pas face à cette offensive majeure sans précédent.

Un collectif de plus de 2 000 chercheurs et chercheuses en fonction signent une tribune excluant la polémique publiée par le même quotidien le 4 novembre, réponses point par point sur les accusations et les enjeux.

Extraits : « Islamo-gauchisme », puisque telle est l’insulte agitée pour tout argument, nous rappelle d’autres injures, à l’instar de « judéo-bolchevisme » : des temps sombres et des anathèmes auxquels nous refusons de céder... En quoi l’étude des identités multiples et croisées, des oppressions et des combats pour l’émancipation conduirait-elle à de tels sentiments [haine des blancs]? ... Une autre accusation grave vient du mot « racialiste » censé définir l’« idéologie » prétendument diffusée dans les universités. L’approche ici visée, parce qu’elle examine entre autres le poids des oppressions sociales, sexistes, et racistes, serait « racialiste ». L’épithète est infâme : elle désigne des pensées et régimes racistes qui se fondent sur une supposée hiérarchie des races. Les signataires le savent pourtant très bien : l’approche sociologique et critique des questions raciales, tout comme les approches intersectionnelles si souvent attaquées, en mettant au jour ces oppressions, entend au contraire les combattre... Chercher à censurer l’expression de ce travail est non seulement inacceptable, mais cela avilit aussi les principes mêmes que dit défendre le « manifeste des cent » : la République et la liberté. »

Répondant eux aussi à ce manifeste et aux propos de Blanquer, Mediapart publie, le 7 novembre, une lettre ouverte, déjà parue en anglais, de nombreux universitaires du monde entier pour manifester « leur solidarité avec leurs collègues en France. Dans l’intérêt d'une réelle liberté de parole et de conscience, nous sommes aux côtés des éducatrices et des éducateurs français menacés par cette attaque idéologique portée par des politiques, des éditorialistes et même des universitaires » : « Ceci s’inscrit dans une tendance mondiale où le racisme est protégé en tant que liberté d'expression, alors que faire entendre un point de vue antiraciste en serait une violation...

Dans un tel climat, le débat intellectuel devient impossible, car toute remise en cause critique du rôle joué par la France dans le colonialisme ou dans la géopolitique actuelle du Moyen-Orient ou de l’Afrique, sans parler, sur la scène intérieure, du racisme institutionnel, est rejetée comme une légitimation de la violence et du « séparatisme » islamistes. Dans ces conditions, il devient impossible de mettre en cause le rôle des élites politiques et économiques dans la perpétuation du racisme tant à l’échelle locale que mondiale, tandis que celles et ceux qui souffrent de ces attaques sont des enseignant∙es et des militant∙es qui tentent d’améliorer les conditions de vie des gens au quotidien. ». On ne saurait mieux dire et c'est à (re)lire en entier dans votre quotidien en ligne.

 Fiche 3 – La gestion chaotique de la pandémie

Au début de l'année, il n'y avait ni danger ni risque de la voir débarquer en France (dixit Buzin) Puis soudain, c'est l'affolement vers la mi mars. Dès lors, les chiffres quotidiens annoncent l'expansion de la pandémie. La gouvernance par la peur n'est pas loin. Nous savons bien que pousser la peur peut plus facilement entraîner l'adhésion à des mesures coercitives. Des chiffres cumulés sans cesse croissants (par définition) et des prévisions alarmistes participent de ce climat anxiogène, perturbent la réflexion. La peur des risques de choc (beaucoup de morts en peu de temps) submerge le raisonnement entre ceux qui rejettent cette peur et nient la gravité de cette pandémie (ou la manière de s'en protéger) et ceux qui, par peur, peuvent accepter les mesures contraignantes soit la privation des libertés fondamentales comme un mal temporaire nécessaire, même long ; des privations majeures dont la nécessité n'est plus interrogée. Entre déni et soumission, la voie est étroite.

En février, l'état attend si bien dans l'inaction, que la seule mesure qui semble s'imposer à la raison est le confinement, sec, strict, sans considération des dégâts provoqués ni de la durée de la pandémie donc de sa gestion. Déconfinement et mois passent quand fin août les courbe s'inversent une à une. Pourquoi avoir attendu pour mettre en place des mesures de fermetures qui pouvaient tenter d'éviter le confinement ? Couvre-feu ? Trop tardif. Ce deuxième confinement était-il évitable à prendre des mesures partielles et moins strictes plus tôt ? C'est donc un deuxième confinement qui nous prive à nouveau de libertés fondamentales comme aucune autre raison ou événement nous a privé : Etat d'urgence sanitaire jusqu'en février 2021.

Nos libertés attendront

Il est assez évident que ce pouvoir va attendre la saint Glinglin pour nous rendre nos libertés, toutes nos libertés. A moins que nous les récupérions ? Hypothétique aussi. 2021 ? 2022 ? Peut-être bien quelques mois avant la présidentielle ?

Soyons clair, en France, aujourd'hui, le gouvernement (surtout le tandem Président/premier Ministre) sans aucun contrôle, fait ce qu'il veut de nos libertés fondamentales :

  • Suspension indéterminée et totale de la liberté de manifester

  • Suspension indéterminée de recevoir chez soi qui on veut (sera vrai aussi en fin d'année)

  • Suspension indéterminée de circuler selon son bon vouloir ou sa propre nécessité (même si autorisations sur motifs indiqués) et de voyager.

  • Suspension de la liberté de réunion en présence (même si utilisation possible de l'internet)

  • Suspension indéterminée de la liberté de culte

Fondamentalement, ce Pouvoir ne fait pas confiance aux citoyen.nes, ne fait pas appel à la responsabilité individuelle (sauf en parole incantatoire et menaçante) mais traite la population par injonction et menaces. Toute critique renvoie à la question sanitaire pour justifier la décision politique qui n'est pourtant pas un calque de l'information et du conseil médical.

La nécessité pour ce gouvernement est surtout de caler les mesures politiques pour éviter la saturation d'un hôpital que les gouvernements successifs et celui-là plus encore, ont fragilisé par leurs politiques d'économie idéologique en réduisant postes, lits, équipements, budgets. Comment nier qu'avec le double de lits de réanimation, l'Allemagne a quand même une autre marge de manœuvre sans pour autant laisser filer le virus ?

Fiche 4 « Sécurité globale » : les critiques convergentes

« Mediapart »

  • Le blog de S.D.J. De Mediapart, 9 Novembre« L’article 24 de la future loi «sécurité globale» menace la liberté d’informer … Une trentaine sociétés de journalistes et de rédacteurs demande son retrait du projet de loi. « Il y a fort à craindre en effet que sur le terrain, les policiers, qui s’opposent déjà bien souvent, y compris par la force, aux captations photo et vidéo – pourtant parfaitement légales – de leurs opérations dans l’espace public, se sentent plus fondés que jamais à les entraver... Qu’elles aient été tournées par des journalistes titulaires ou non d’une carte de presse, des citoyens, des militants d’associations de défense des droits humains, ce sont bien les vidéos exposant les violences commises par des membres des forces de l’ordre qui ont permis d’inscrire ce sujet dans le débat démocratique. C’est leur diffusion publique qui a nourri nombre d’enquêtes journalistiques et de travaux d’ONG... »
  • Le blog de « La quadrature du net », 12 novembre , « 55 organisations contre la «sécurité globale » si association, pour signer la lettre de 54 organisations. Si particulier.ère, appeler ou écrire au député.
  • Le blog de Pascale Pascariello, 6 novembre, « La proposition de loi «sécurité globale» renforce l’impunité des policiers »
  • Le blog de Laurent Thines, 11 novembre, «Sécurité» ou «Sûreté»: une lettre aux députés français.« La déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 ne promeut pas la « sécurité » mais la « sûreté »... Le droit de résistance à l’oppression en fait partie »

«  Le Monde »

  • Nicole Chapuis et Julie Carriat, 4 novembre, Loi de « sécurité globale » : une proposition pour limiter la diffusion d’images des forces de l’ordre...La Défenseure des droits s’est dite « particulièrement préoccupée » par cette disposition du désormais très politique projet de loi de « sécurité globale ». Aude Dassonville, 5 novembre, loi « sécurité globale » : « un outil pour permettre aux forces de l’ordre de cacher leurs dérapages ...Journalistes indépendants, collectifs, associations et syndicats se mobilisent contre un texte qu’ils jugent « liberticide ».
  • « La quadrature du Net » 29 octobre, Loi sécurité globale : surveillance généralisée des manifestations « Son article 21 veut déréguler l’utilisation des caméras mobiles portées par les forces de l’ordre, son article 22 veut légaliser la surveillance par drone. Son article 24 veut interdire au public de diffuser l’image de policiers. » 6 novembre, Sécurité globale : la police fait la loi - « Cette loi illustre la méthode législative propre aux États policiers : la police écrit elle-même les règles qui définissent ses pouvoirs... l’auteur principal du texte, Jean-Michel Fauvergue (LREM), est l’ancien chef du RAID, de 2013 à 2017. À travers lui ... la police a pu imposer son autorité. »

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