Il y a souvent dans le nucléaire des informations qui ne surprennent que ceux qui les donnent. C'est le cas en particulier dès qu'il s'agit des cuves des réacteurs. Or il se trouve qu'Electrabel vient de décider la mise à l'arrêt de deux réacteurs suite à des résultats inattendus de l'évaluation de sureté des cuves mises en cause en 2012.
Le lendemain du premier tour a été marqué dans le petit monde écologiste par la tribune d'Arnaud Gossement publiée sur le site du Nouvel Observateur[1]. Des personnalités d'EELV se sont empressés de diffuser et de commenter ce papier. Les Twitts ont fusé de toute part chacun saluant avec le célèbre avocat Le succès de la "différenciation positive" avec le PS... Jolie pirouette après le désaveu du Congrès de Caen[2].
La campagne pour les élections municipales dans les 36 000 communes du pays le plus nucléarisés au monde touche à sa fin. L'heure du bilan est arrivée avant que les électeurs participent à la grande messe républicaine de dimanche prochain. Force est de reconnaître que la question nucléaire n'a pas largement pesé tout au long de cette séquence électorale.
Un réacteur nucléaire est une machine bien fragile. Afin de la protéger, EDF n'a rien trouver de mieux que d'équiper les centrales avec de vieux moteurs obsolètes qui fonctionnent bien mal. C'est la fameuse rustine thermique du nucléaire, une solution défaillante qui ne rassure personne...
Le ministère de l'environnement du développement durable et de l'énergie a lancé le 13 décembre 2013 une consultation sur l'évolution des mécanismes de soutien aux installations renouvelables sous obligation d'achat. Ne peut-on pas voir là une manière déguisée de gêner un peu plus une transition énergétique déjà à la peine ?
Le 6 décembre 2013, la Direction des centrales nucléaires de l'Autorité de sureté publiait un courrier de position sur "le refus de fermeture des disjoncteurs de 6,6 kV" concernant les réacteurs de 1 300 MW. Afin de mieux comprendre ces défaillances, l'ASN a sollicité l’appui de l'IRSN. L'avis de l'institut mérite qu'on s'y arrête.
L'actualité nucléaire ne tarit pas. Le 10 février 2014, le journal Le Monde révèle un plan secret de l'Elysée à rebours des engagements de campagne du candidat Hollande [1]. Comme le Président de la République avait pu le dire à l'occasion de la deuxième conférence environnementale, « La loi sur la transition énergétique se bornera à poser le principe d'un plafonnement à son niveau actuel de notre capacité de production nucléaire. »
Matignon a élaboré un nouveau plan de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur, a annoncé le 3 février 2014 le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Ce document attendu depuis longtemps donne à voir comment l'Etat entend faire face à une crise nucléaire.