Site proposant un vaste corpus de référence de documents, études, réflexions et ressources sur l’histoire coloniale de la France (première et seconde colonisation), ainsi que sur ses traces dans la société française postcoloniale d’aujourd’hui.
L’illusion selon laquelle on pourrait éradiquer la soif d’indépendance et de justice d’un peuple par l'emprisonnement et l’éloignement de ses « chefs » a été constante dans l’histoire des répressions coloniales françaises. Chacun devrait savoir aujourd’hui qu’elle a toujours échoué.
Dès le début de la révolte en Kanaky se sont constituées des milices armées opposées aux indépendantistes agissant au nom d'un droit à « l’auto-défense » avec la bienveillance des autorités. L’historien Alain Ruscio rappelle, à propos de l’Algérie, que la formation de milices armées meurtrières fut récurrente dans les colonies de peuplement en proie à la hantise de l'émeute des colonisés.
De son enfance picarde au démantèlement de l’Empire Républicain, Nicolas Lambert propose de feuilleter quelques pages manquantes de notre histoire nationale. Ces absences, ces vides dont nous héritons, réapparaissent comme d’encombrants secrets de famille. Histoire de comprendre la manière dont la France s’en-va-t-en-guerre. Pour le meilleur ou pour l’Empire ? Un spectacle à ne pas manquer.
Il y a 70 ans, le Viet Minh infligeait une défaite militaire décisive à l'armée française et mettait fin à un siècle d'occupation coloniale. Alain Ruscio souligne ici l'importance de cette victoire pour tous les peuples colonisés du monde. L'Algérien Ferhat Abbas dira : « à Dien Bien Phu, la France a perdu la seule légitimation de sa présence, c’est-à-dire le droit du plus fort ».
L'Assemblée a adopté une résolution « condamnant » la répression meurtrière d'Algérien·nes par la police à Paris le 17 octobre 1961. En prenant grand soin d'exonérer toutes les institutions de la République qui furent impliquées dans ce crime d’État et dans sa dissimulation, incriminant le seul Maurice Papon, ce fusible mémoriel idéal. Par Fabrice Riceputi.
A Perpignan, le maire RN, Louis Aliot, organise une exposition intitulée « Soixante ans après, l’histoire se répète : FLN et Hamas, mêmes méthodes, même stratégie ». Des associations protestent contre un maire qui a donné le nom d'un chef de l’organisation terroriste de l’OAS, Pierre Sergent, à une esplanade de la ville. Par Gilles Manceron, Fabrice Riceputi et Alain Ruscio.
À l’heure où l'on cesse enfin d'honorer dans l'espace public la mémoire du maréchal Bugeaud, bourreau du peuple algérien, comment peut-on projeter d'ériger une statue au parachutiste Marcel Bigeard, comme c'est le cas à Toul ? C'est envisager de glorifier ainsi la pratique de la torture en Indochine et en Algérie. Par Fabrice Riceputi et Alain Ruscio.
Au Panthéon, Marine Le Pen s'est permis une véritable provocation en invoquant dans un hommage aux étrangers résistants au nazisme l'action de son père dans les guerres coloniales au sein des légionnaires parachutistes. Des légionnaires étrangement omniprésents dans la cérémonie organisée par la présidence. Par Gilles Manceron, Fabrice Riceputi et Alain Ruscio.
Robert Badinter a rappelé qu'en lien avec Pierre Vidal-Naquet, il a défendu le Comité Audin lors de la guerre d’Algérie, même si, à la différence de Vidal-Naquet qui s’est opposé dès 1967 à toute colonisation des territoires palestiniens, il est resté attaché à une image d’Israël forgée au sortir de la Seconde guerre mondiale et n’a rien trouvé à redire face à l’expansion de sa colonisation.
Après une première réunion à Constantine, la commission d’historiens franco-algérienne issue du Rapport Stora s'est réunie à Paris au siège des Archives nationales. Cinq jours plus tard, le livre « Archives et droits humains » y a été présenté en présence de leur directeur, Bruno Ricard. Il contient un texte sur « La France et les archives de la guerre d’Algérie » que nous reproduisons.