Site proposant un vaste corpus de référence de documents, études, réflexions et ressources sur l’histoire coloniale de la France (première et seconde colonisation), ainsi que sur ses traces dans la société française postcoloniale d’aujourd’hui.
L’idée que Camus fut favorable à l’Algérie française fait partie du discours de l’extrême droite en France comme des courants xénophobes et étroitement identitaires en Algérie. Le journaliste Faris Lounis l’a réfutée dans une tribune. Il l’a prolongée avec Christian Phéline pour Histoire coloniale et postcoloniale en montrant qu’à la veille de sa mort il devenait favorable à l’autodétermination.
Le site histoirecoloniale.net continue de documenter le passé colonial et ses séquelles. Il revient sur des personnages et des épisodes clés qui ont marqué ses luttes d’émancipation. Son travail, dans un contexte où l’ignorance et les préjugés coloniaux alimentent fortement le racisme et les idées d’extrême droite, est plus indispensable que jamais. Il appelle aux soutiens pour le poursuivre.
Le député RN José Gonzalez qui s’était fait remarquer à l’ouverture de la législature par ses propos nostalgiques de l’Algérie française et négationnistes des crimes de l’OAS a été élu vice-président du groupe d’amitié France-Algérie. Que les membres de ce groupe qui ne voudraient pas que le mot d’amitié perde tout son sens qualifient clairement l’OAS et reviennent sur cette désignation.
Une rencontre nationale « Pour une autre politique de la mémoire en France » est organisée à Paris les 9 et 10 décembre 2022 par l’Inter-Réseaux Mémoires-Histoires, en partenariat avec le site histoirecoloniale.net, pour débattre notamment du rapport Stora, ses zones d’ombre et son actualité, et des projets de commission bilatérale franco-algérienne formulés par les deux Etats.
Le 12 novembre 2022, à Mayotte, un jeune homme a été assassiné à coups de machette. Les tensions entre bandes sont devenues incontrôlables par les autorités locales, la métropole y a envoyé le RAID. Aux dires des politiciens nationaux et locaux et des principaux médias, cette flambée de violence serait due à l’invasion des Comoriens. Et s’il était nécessaire de revoir la genèse de ces drames ? Par Alain Ruscio.
Les sujets abordés par le site histoirecoloniale.net sont divers mais tous concernent une page d’histoire dont la méconnaissance par nos concitoyens est une des causes des succès de l’extrême droite. Pour continuer à aborder des thèmes comme les entraves à l’accès aux archives ou la fin des hommages dans l’espace public aux auteurs des violences coloniales, il a besoin de soutien.
À Marseille, l’école Bugeaud a été renommée Ahmed Litim, du nom d’un tirailleur algérien qui a donné sa vie le 25 août 1944 pour libérer la ville. Selon les mots du maire, Benoît Payan, « la ville a choisi de donner aux enfants de Marseille l’exemple d’un héros plutôt que celui d’un bourreau ».
Emotion à Perpignan où la ville dirigée par le Rassemblement national veut nommer une place du nom d’un chef des assassins de l’OAS, qui ont attenté à la vie du président de la République et assassiné de nombreux Algériens, des militaires français et des Européens d’Algérie favorables à un avenir de paix : Pierre Sergent, chef de l’OAS Métropole dont les attentats terroristes y ont fait 71 morts.
Il y a 61 ans, le massacre du 17 octobre 1961 : la plateforme Binge rediffuse le 1er octobre une série documentaire de Tristan Thil. Exceptionnelle, elle donne à entendre des enregistrements inédits de témoignages de manifestants algériens mais aussi de policiers français, recueillis par Jean-Luc Einaudi, le chercheur qui, contre vents et marées, rendit une histoire à la répression sanglante.
Emmanuel Macron a déclaré en Algérie qu'entre la France et l'Algérie, « c'est une histoire d'amour qui a sa part de tragique ». Dans une tribune publiée par Le Monde, le politiste Paul Max Morin écrit que « la réduction de la colonisation à une “histoire d'amour” parachève la droitisation d'Emmanuel Macron sur la question mémorielle ». Après des protestations de l'Élysée, le journal l’a supprimée.