Une vie vouée à l'écriture. Journaliste dans le sud par le rugby d'abord (!) Engagé dans le combat pour une société solidaire et fraternelle. Contre le profit, la croissance et le nationalisme. Insoumis,1…
indigné, permanent. Utopiste paraît-il. Et c'est bien triste....
S'il est un métier que j'aurais été incapable de pratiquer - tout comme trader, bûcheron ou aide-soignante - c'est bien celui d'instituteur. Au lendemain de l'ouverture de la classe - ou l'on tire à vue - je suis passé, guidé par le hasard, prés de l'école de Nasbinals. A l'heure de la récré c'était surtout pour les gamins l'heure de re-crier.
Macron est Marseillais. Vous êtes peut-être bien au courant puisque moi qui ne regarde plus la télé, écoute peu la radio et ne lis pas les journaux (vous devriez essayer ça fait du bien comme un rot après un dîner redondant !), j'ai fini par l'apprendre. Encore la faute à ce téléphone qui ne trie toujours pas les seules informations susceptibles de me réjouir. On gagnerait beaucoup de temps !
Je ne suis pas un grand lecteur des infos économiques, moins encore lorsqu'elles émanent d'un cabinet américain (Cognizant) diffusées par Business Insider (si vous ne connaissez pas, moi non plus !) et reprise en troisième main par Yahoo Finance ! J'aurais dû m'abstenir, ce que j'en ai retenu est terrifiant.
Pas plus la presse écrite, que la radio et moins encore la téloche ne gardent la moindre distance avec le pouvoir duquel ils se sont accommodés en quelques années de Macronie comme jamais. Réputés plutôt de gauche - comme leur modèle élyséen - ils ont rapidement pris le pli imposé par les actionnaires qui n'investissent pas dans les médias pour résister
N'étant perché sur aucune tour d'ivoire ni clocher de chapelle, j'ai le privilège de côtoyer des gens ordinaires. Ceux dont TF1 et BFM ne parlent jamais. Ils sentent le gaz et le soufre, parfois même la souffrance. Elle, est assistante familiale et voue sa vie à sauver des gamins promis à l'enfer. Elle ne croit plus en la gauche. Je lui ai dit qu'elle avait tort...
Je serais bien allé manifester ma lassitude, mon désarroi - plus que ma colère - en ce énième samedi de riposte sociale et démocratique, mais il n'y avait rien de prévu dans les parages. Faut dire que l'Aubrac, c'est plutôt calme question manif. Marie avait une petite envie de marché à Saint-Geniez-d'Olt et cela tombait bien car nous n'y étions jamais allés.
En Afghanistan, l'histoire est une éternel recommencement. Installés par les Américains il y a trente ans pour empêcher les Soviétiques d'y étendre leur influence, les barbares talibans bénéficient cette fois du retrait des militaires états-uniens pour répandre la terreur et leurs coutumes moyenâgeuses. Bonjour les dégâts !
Nouvel effet néanmoins prévisible des réchauffement et dérèglement climatiques, la récolte de blé dur dans le monde est en chute libre. Coup de froid, inondation, sécheresse, tout y passe. Et c'est là un sacré coup dur pour l'ensemble de la planète qui ne se nourrit pas de pattes de crabe. Les italiens sont évidemment les premiers touchés avec les maghrébins, menacés de pénurie de graine.
J'avais imaginé qu'après un bon mois de repos, ma plume allait un peu s'alléger et baguenauder du souvenir sur les sentiers fleuris de nos vacances. Mais quelle déception ! Le retour dans l'encrier est aussi triste et noir qu'en juillet. Les manifs méprisés et les propos présidentiels alourdissent encore les perspectives.
Si la première révolte de rue depuis 1968, dites des "Gilets jaunes", voici trois ans, avait pour principal objet la détresse économique et le déclassement des humbles citadins et de la plupart des ruraux, les manifs de juillet contre le passe sanitaire promettent de s'élargir aux citoyens atteints dans leur conscience, leur indépendance et leur liberté