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L’empathie pour les victimes palestiniennes ne doit pas masquer notre co-responsabilité dans la guerre qui leur est faite. Notre devoir est de contribuer au passage d’une suprématie occidentale à un monde plus partagé, et à des identités rhizomes, dont parle si bien Edouard Glissant. Plus que jamais, l’heure est au courage du non-conformisme.
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Ce documentaire, techniquement très bien fait, et dont le propos général peut apparaitre fort séduisant (il met en question la colonisation, les discriminations de genre…), réussit l’exploit d’accumuler, sur la laïcité, un nombre impressionnant de contrevérités en une séquence de six minutes.
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Tâchons d’avoir le pessimisme actif. C’est le moment ou jamais de se rappeler la célèbre devise : « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer ». Notre responsabilité collective consiste à tout faire pour remettre la gauche sur les rails. Or, son silence actuel est assourdissant.
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L’ouvrage de Michel Wieviorka, « La dernière histoire juive. Âge d’or et déclin de l’humour juif » (Denoël), permet de faire un « pas de côté », face à la déprime engendrée par les événements actuels, et de mieux maitriser la situation en France.
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Plusieurs personnes favorables à l’interdiction de l’abaya se sont référées à la loi de 1905 séparant les Eglises et l’Etat. Cela a été le cas, notamment, du maire PS de Saint-Nazaire et, surtout, de Iannis Roder, prof d’histoire-géo et membre du Conseil des Sages. Si chacun·e a, naturellement, le droit d’avoir sa propre position et de la défendre, se réclamer de la loi de 1905 pour cautionner une telle mesure n’est rien moins qu’une fake news.
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C’est la rentrée scolaire : les médias causent sur l’école et le ministre de l’Education Nationale s’exprime. A les écouter ou à les lire, le problème ne serait pas le fait que l’institution scolaire aggrave les inégalités sociales, ni les classes surchargées, ni les suppressions de postes, ni les promesses non tenues de revalorisation des enseignants... Non, l’actu ce sont les fameuses « atteintes à la laïcité », qui auraient explosé.
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Anne-Hélène Le Cornec Ubertini publie une tribune dans Marianne où elle s’oppose à l’arrêt du Conseil d’Etat refusant d’interdire le burkini sur la plage. C’est, bien sûr, son droit le plus strict. Le problème est que, pour appuyer son argumentation, elle cite longuement Aristide Briand, lors des débats parlementaires sur la loi de 1905, en lui faisant dire le contraire de ce qu’il a déclaré.
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Pourquoi la Révolution française a-t-elle substitué le terme de « culte » à celui de « religion » ? Pour deux raisons, en connexion étroite l’une avec l’autre.
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La loi de 1905 interdit les emblèmes religieux dans l’espace public qui symboliseraient une pseudo-unité de croyance collective. En divers lieux, cette interdiction n’est pas respectée. Il s’agit souvent de recatholiciser l’espace public, de redonner une identité religieuse officielle à la France. Passage en revue de ces entorses à la laïcité.
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Les habitué·es de ce blog sur les questions de laïcité se souviennent peut-être de mon débat avec la sociologue Nathalie Heinich, lors de la parution de son livre-« tract » : « Ce que le militantisme fait à la recherche ». Cette disputatio en a engendré une seconde : l’écriture d’un ouvrage. Retour sur un débat, non pas entre anti et pro-foulard mais entre interdiction et pro-choix.