Blog suivi par 1 abonné

✿✿✿✿✿

À propos du blog
Il est temps de faire un pas de côté, pour constater que les relations que nous entretenons à nos projets, à nos structures de travail, aux personnes avec qui nous collaborons, à nos outils et méthodes de travail, etc. sont pour beaucoup hérités de fonctionnements hiérarchiques et divisionnaires, qui contribuent à nous rendre efficaces, mais à nous isoler les un·e·s des autres, à diviser nos tâches et missions. Nous avons appris de maître·sses sachant·es, poussé·es à être les meilleur·es d’une compétition scolaire, extra-scolaire, sportive, universitaire, professionnelle, etc. Nous avons entendu qu'il n’y aurait pas de place pour tout le monde, alors nous trouvons, pour la plupart d’entre-nous l’enthousiasme d’accomplir, dans des situations précaires, le désir-maître d’un·e autre. Nous pensons que c'est l’occasion de défaire le conditionnement qui nous incombe de reproduire ce que nous avons appris, de renouveler nos outils et la manière dont nous nous en servons, de reconsidérer nos méthodes de travail, de repenser l’échelle et l’adresse de nos projets, d'admettre que l'apprentissage est un lieu commun et continuel, de remettre profondément en cause nos fonctionnements culturels.
  • Commencer par la fin

    Par | 1 recommandé
    On en entend parler tous les jours, la fin du monde arrive ! Quelqu’en furent les raisons et les causes, et quelqu’en soient les échos et résonances en chacun de nous, nos connaissances et références, nous vivons déjà, pour la grande majorité d’entre nous, les prémices de l’effondrement de la civilisation humaine. C’est là, déjà.
  • Lettre ouverte : Expression de notre mécontentement quant au fonctionnement actuel de l’école française

    Par | 6 recommandés
    L’année prochaine, nous n’inscrirons pas notre enfant en deuxième année de maternelle à l’école Jacques Hillairet, Paris 12, ni dans une autre école. Nous avons pu constater que l’école telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, opère un certain nombre d’effets destructeurs sur notre enfant. En effet, celui-ci est devenu colérique, frustré, anxieux et consommateur en l’espace de quelques mois. Nous y sommes pour quelque chose, nous direz-vous. C’est entendu... Mais il nous paraît évident que l’état actuel de l’école française (pédagogie qui date de deux siècles, 28 à 30 élèves par classe, évaluations, menaces, coups, système de punitions-récompenses, séparations matinales difficiles et pas toujours respectées…) n’a aidé notre fils ni à trouver confiance en lui, ni à développer de l’empathie envers les autres. En revanche, il aura déjà développé une compétitivité nauséabonde avec ceux qui l’entourent. C’est sans doute dans le but de le préparer à la société dans laquelle il vivra, faite de compétitions et régie par la loi du plus fort, que l’école s’attache à transmettre ces valeurs ? De notre point de vue, c’est une catastrophe que le potentiel gigantesque d’un enfant de 4 ans se voie déjà partiellement détruit par les effets d’un système obsolète depuis plusieurs décennies, par la reconduction et la transmission irréfléchies de valeurs malsaines qui mènent notre société aux désastres sociologiques, écologiques, et politiques que l’on voit se confirmer partout avec consternation.
  • Gymnastiques de l'offre culturelle

    Par
    Une offre culturelle généraliste, adaptée à tous (ou à chacun), pose des limites chez ses utilisateurs et crée des frontières cognitives très solides. Les vocables de rigueur – transmission, sensibilisation, vulgarisation, adaptation... – sont les repères politiques de ces dernières années, justifiant la présence d’un équipement culturel public sur le territoire.
  • Entretien avec Yves Citton

    Par | 3 recommandés
    Entretien réalisé à partir de la performance Parterre d'Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d'Uterpan). Il est également question d’activisme, de chamanisme, de public et de trucs dégueulasses...
  • Brouhaha

    Par
    Il y a toujours des manières d'agir, de ne pas accepter ce qui semble inéluctable. Sans rompre ni refuser, sans se placer en opposition ni tomber dans la fainéantise. En activant nos impulsions et intuitions singulières sans avoir peur de se faire mal, ni de briser les liens confortables qui régissent souvent les communautés dans lesquelles nous évoluons.