Professeure agrégée honoraire, Docteure de l'Université de Rouen, Qualifiée aux fonctions de maître de conférences, Chercheure en sciences humaines indépendante, poète à ses heures
DIEPPE - France
Il neige des feuilles mortes, légères, dorées, aériennes, qui dansent dans le vent d’ouest et le soleil blanc des matinées de brume, prélude au zénith du jour.
Il neige des feuilles mortes, légères, dorées, aériennes, qui dansent dans le vent d’ouest et le soleil blanc des matinées de brume, avant le zénith du jour.
Le monde où tu m’avais élue compagne de tes jours jusqu’au dernier n’existe plus. A-t-il jamais existé ou l’ai-je rêvé ? Ce moi, qui t’aime passionnément, désespérément, à tes yeux n’existe plus. Ton indifférence m’a rendue invisible.
Il est impossible de prévoir l'avenir mais les grandes lignes de force présentes à un moment donné de l'histoire laissent cependant présager certaines caractéristiques du monde à venir.
Dans mon silence, il y a l’amour d’une femme pour l’Aimé qu’elle accompagnait depuis sa jeunesse et qui s’en est allé, un amour que la vie a malmené, bousculé, déchiré, piétiné, crucifié. L’Amour.
La lumière que j’avais trouvée en toi, que je percevais comme ton amour, qui dorait de son enchantement le monde autour de moi, qui l’illuminait de ton être que je voyais aimant, qui sait si elle n’était pas simplement le miroir de ma propre lumière, reflet de celle d’autres êtres que j’avais faite mienne ?
Se levant, le soleil nimbe la brume de l’automne, voile ouaté sur les arbres de la vallée. Les rais de lumière ourlent d’un liseré d’or les tourelles du manoir, apparues dans la grisaille de son écrin de verdure
Repose en paix, mon amour, tandis que je veille sur ton sommeil, contemplant ton visage tant aimé, sur lequel j’ai déposé tant de baisers pendant tant d’années !