Les frondeurs ont "frondu" - comme neige au Soleil - lors la motion de censure, ils se laissent traiter de fainéants par le représentant - ou le garçon de courses - du lobby fiancier d'inspiration thatchérienne ("la société n'existe pas"), le président est inconstant en politique, le vallscisme dénonce l'islamo-fascisme, c'est l'hopital qui se fout de la charité, et mantitenant, last but not least, l'assemblée nationale nous montre qu'elle compte en son sein des VRP de la dictature.
Une politique de "buffone" (it. pitre, idiot, fantoche) servi par un personnel politique dont la médiocrité s'acharne à le caractériser un peu plus chaque jour depuis des années - de nombreuses années - comme s'il existait une sorte de malédiction à voir le pouvoir confisqué par ce que la France produit, assez paradoxalement, de plus moyen, malgré une formation qui tire, censément, vers l'excellence.
Nos grandes écoles se spécialiseraient-elles finalement à promouvoir l'excellence de la médiocrité ? Fabriquer des élites d'une médiocrité à la pureté inégalée. Faire concurrence aux universités américaines capables de produire des Georges Bush, par exemple.
Comment cela peut-il se justifier dans un pays, la France, qui est l'une des plus grandes puissances économiques de la Planète, comme les USA, et dont le régime politique est censément démocratique, attaché au développement du bien-être général que proclame son ordre public constitutionnel. Tout comme le proclame pareillement la constitution US, vendue pareillement au lobby financier.
Les sociétés sont détournées par des médiocres au service d'intérêts médiocres au préjudice des valeurs élevées produites par 8000 ans d'histoire et plusieurs millénaires de réflexion politique et philosophique.
Cette contradiction montre que les cochons de "La ferme des animaux" d'Orwell - " tous les animaux sont égaux mais il y en a qui sont plus égaux que d'autres" - ont pris le pouvoir et explique pourquoi la satire politique de Houellebecq sur les conséquences d'une telle inertie de la médiocrité déplaît aux imposteurs qu'elle dénonce.
La crise, avant d'être économique - qu'est-ce que l'économie finalement ? - est avant tout une crise intellectuelle. S'il y a des idiots, ce ne sont pas ceux de la base qui menacent la démocratie, mais ceux qui sont au sommet et qui pensent pouvoir mépriser les autres.
_____________
Hollande et Valls : la gauche inutile, la gauche invisible, qui donne raison au Comité invisible
EELV et les frondeurs adoptent la loi Macron et soutiennent Manuel Valls
Valls à côté de la plaque : il faut comprendre l'autre plutôt que de faire le matamore
L'imposture libérale de Valls, du Médef, de Hollande, ...
La mort de Rémi Fraisse à Sivens : Valls, Urvoas, police, préfet, politique, tous responsables
Sarkozy Tapie Valls, un discours qui n'accroche plus
La rentrée de Manuel Valls, il joue à l'adjudant du PS au mépris de la Constitution
Manuel Valls et l'indécence du superficialisme communicant
Manuel Valls et l'aval de François Hollande
Prism : la fausse indignation de Manuel Valls
Roms et Vel d'Hiv, mise en perspective
Manuel Valls refuse la demande d'asile d'Edward Snowden
Affaire PRISM : Valls appelle à «être lucide»
Cahuzac : inertie et connivence complices
Les populistes sont-ils déjà au pouvoir ?
Violence institutionnelle à Nantes : à quoi sert la Ligue des droits de l'Homme ?
Esclave en France au 21° siècle, c'est toujours possible, grâce à la loi.