Le projet du ministre de l'intérieur ne va pas du tout dans le bon sens puisqu'il abouti, par le refus de l'Etat à affecter des moyens suffisants à l'OFPRA, à entraver le droit international public en matière de réfugiés, alors que l'Etat a l'obligation positive d'en garantir l'efficacité. L'Etat préfère ménager les fortunes exploitant la misère et la guerre pour faire du profit, que d'élaborer une politique faisant supporter financièrement et pénalement aux exploiteurs les conséquences dramatiques de leur indécente impécuniosité. Ce qu'incarnent les réfugiés.
Netanyahou sombre dans l'angoisse du complot. Il dit qu'on lui veut du mal, au sein même de son propre gouvernement, quand Amnesty dénonce les crimes dont il est responsable. L'ineptie de Netanyahou menace bien plus surement l'avenir d'Israël que toutes les épreuves qu'a connues le peuple juif durant ses 4000 dernières années.
De France Soir ou du Monde, lequel des deux rapporte une information juste, puisque la lecture ces deux articles soulève une certaine contradiction. Fouks a-t-il vendu un coup de com' à France Soir pendant que le gouvernement acceptait de brader le développement économique du Sud Ouest et son industrie de pointe à la Chine ?
La CFDT et la CGC sont arrivées très largement en tête aux élections. Le syndicalisme policier s'inscrit dans la ligne de la collaboration syndicale vallsciste progouvernementale telle qu'elle s'est manifestée lors du Pacte de responsabilité.
Des députés qui ne connaissent ni respectent le droit viennent de commettre une nouvelle atteinte à l'ordre constitutionnel et aux droits de l'Homme avec la bénédiction d'un Garde des Sceaux qui sait s'émouvoir par Tweet des drames qui se passent outre-Atlantique mais manque singulièrement d'attention à propos des affaires qui la concerne directement.
Louise Fessard fait la recension du rapport des gendarmes de l'IGGN sur la mort de Rémy Fraisse, dont un des moyens de preuves qu'ils invoquent est une vidéo identitaire de l'extrême-droite dont l'infiltration du mouvement de SIVENS avait été dénoncé. Ce rapport douteux, un fake, préjudicie à la recherche de la vérité. Tant pour les victimes et l'instruction des violences policières en cours que pour les gendarmes. Les conclusions du rapport exonère un système qui les expose et les place en première ligne. Ils peuvent dorénavant agir syndicalement par la convergence de la possibilité des militaires à se syndiquer et l'implantation de SUD dans l'armée.
La question qui se pose à la gauche à la veille de 2015 et des deux échéances électorales qui l'attendent, n'est pas de dépasser le capitalisme mais de le replacer, de le remettre à sa place, où il aurait du rester et ne pas sortir. Dans un coffre.
Yannick Sanchez et Louise Fessard publient un article - Maintien de l’ordre: ce que disent les chiffres - dans lequel ils commentent le rapport des inspections générales de la gendarmerie et de la police nationale, publié le 13 novembre, après la mort de Rémi Fraisse, et qui s'apesantit sur le nombre de fonctionnaires blessés ces dernières années ainsi que les armes utilisées contre les manifestants. Il n'est pas anodin que ce document soit publié peu avant les élections professionnelles au profit des organisations syndicales de droite qui revendiquent le durcissement de l'appareil répressif (Les policiers s'inquiètent de la suspension de la grenade). Il n'est pas adodin non plus que ce document néglige l'aspect véritablement social de la condition d'agent de la force publique, c'est-à-dire la sinistralité des suicides qu'engendre un management d'un autre âge dont le seul effet est de se répercuter sur le comportement des policiers eux-mêmes à l'égard de leurs concitoyens (L'ennemi intérieur, par Serge Halimi)
Didier Migaud met en garde régulièrement le peuple sur la gaspillage des fonds publics et la nécessité d'être rigoureux au point de menacer les ménages modestes de la remise en cause de la sécurité sociale (alors que l'Etat oublie de recouvrir 132 milliards de ressources tous les ans). Laurent Mauduit apprend aux lecteurs de Médiaparat que l'hypermadiatisé donneur de leçons en rectitude criminelle bénéficiait de " contrats de complaisance ", ce qui rappelle confusément la procédure contre Xavière Tibéri. La coloration pénale de l'affaire interpellera la justice, compte tenu de son obligation d'impartialité, de la clameur publique que soulève l'article de Laurent Mauduit et de la nature criminelle des faits qui imposent d'agir.