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Le rationnement des couches, dans les Ehpad du groupe Orpea, ça n’est pas un dysfonctionnement de notre monde. C’est son fonctionnement. C’est à l’image d’un pays qui rationne les enseignants dans les collèges, les soignants dans les hôpitaux – mais qui gave les actionnaires et les milliardaires.
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C’est la seule question à vous poser, désormais : « Monsieur Macron, voulez-vous tuer l’hôpital ? » Bien sûr, vous allez vous récrier : « Comment pouvez-vous imaginer ! Quelle démagogie ! Au contraire ! Nous faisons tout pour le sauver ! » Bien sûr, car quel crime se commet dans la lumière ?
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Notre film « Debout les femmes ! » est sorti le mercredi 13 octobre, et, avec Gilles, on pense qu’on a fabriqué, pas seulement un beau film, mais aussi un bel outil, utile. Et un outil, bon, soit on le laisse en plan, sur l’établi, soit des mains s’en saisissent, s’en servent. C’est vous, maintenant, les mains.
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« Il ne faut rien céder à la violence. » Depuis la gifle, Emmanuel Macron le répète. Sans s’interroger, jamais, sur sa part à lui, dans cette histoire. Lui qui, durant un hiver en jaune, a tenu par la force. Et à quel moment le président a-t-il présenté ses regrets aux manifestants, aux passants, revenus d'un samedi avec un œil en moins, un bras amputé, la vie brisée ?
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Le ministre de l’Intérieur n’est pas devant, mais derrière. Il court après les policiers. Il se tait lorsqu’une députée est jetée à terre. Et il laisse la police à une forme d’autogestion chaotique, entre syndicats, hiérarchie, préfecture. Cette désertion du politique, c’est un symptôme. D’une « classe dirigeante » impuissante à « diriger », qui ne fait plus que « dominer ».
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En 2011, héritant du Front national, Marine Le Pen menait au son du clairon un « virage social ». Dix ans plus tard, elle opère un discret « looping libéral » : rassurer les portefeuilles. Plongeant dans les tracts et les programmes, je retrace ici cinquante ans de discours économique du Front national. Où le mot « inégalités », par exemple, n'est jamais prononcé.
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« Pourquoi la France, le pays de Pasteur, n’a pas son vaccin ? » La question est posée, comme un mystère. Rien de plus logique, pourtant : depuis une décennie, Sanofi casse son outil industriel, avec l’appui de la Macronie. Une complicité qui, aujourd’hui, met en danger la santé des Français.