Sophie Buys

Médecin Anesthésiste-Réanimateur

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  • Comprendre en commun la catastrophe

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    Nous allons sortir du troisième confinement. C'est dans ce contexte qu'E. Macron a réalisé une vidéo promouvant les retrouvailles des Français. Pourtant, il apparaît que nous n'avons jamais été autant divisés que dans les suites de cette pandémie. Faut-il en chercher la cause dans le vécu très différent de cette pandémie par les français ? Peut-on parler d'expérience commune ?
  • Soigner malgré sa peur

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    Comment puis-je soigner l'autre, si j'ai peur de lui. Et ce d'autant que cette peur primitive trouve particulièrement à s’exprimer à l'hôpital, qui est le creuset du retour de tous les refoulés, la maladie, la mort, l'étrange et l'étranger. Il est le lieu de la confrontation, et aujourd’hui bien souvent l'unique lieu où se rencontrent des classes et des communautés habituellement isolées.
  • De quoi le Pr Raoult fut-il le nom?

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    Voilà un an, je n'aurais pas pu faire ce billet, au risque de perdre la moitié de mes amis. Mais je fais le pari que les choses ont changé depuis le premier confinement - pari un peu risqué, j'avoue, mais n'est-ce pas l'essence du pari - et pour célébrer cette première année d'entrée dans le nouveau monde qui sera désormais le nôtre, je me propose d'aborder l'évènement par un de ses symptômes.
  • Grandeur et misère du système de santé français en zone rurale

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    L'expression de « désertification » médicale, répétée ad nauseam renvoie à une certaine naturalité du phénomène, qui nous laisserait donc sans armes. Cependant, le drame qui se joue ici ne relève pas de problèmes naturels mais, bien au contraire, il est le résultat d'actions humaines et s'il y a « désertification » du territoire c'est bien par désengagement décidé par l’Etat.
  • L’homme sans frontière

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    L’homme forme un continuum avec le temps et l’espace, dont la séparation sous la forme d’une enveloppe corporelle est bien illusoire parce qu’à chaque instant, le monde qui l’entoure et les vivants qui le constituent pénètrent son enveloppe dans un mouvement continu entre ce qui apparaît comme extérieur et intérieur.