Contrairement à l’image courante de l’épicurien comme simple jouisseur adepte du Carpe diem, Épicure et Horace ne prônent ni l’insouciance ni l’oubli de la mort. Ils invitent au contraire à ”penser la mort” de manière rigoureuse, car méditer sur la façon de bien vivre et de bien mourir est une seule et même démarche.
À l’origine, figure de maître respecté fondant la relation sur la confiance, le gourou désignait un guide légitime. Devenu péjoratif, il incarne aujourd’hui le guide autoproclamé qui séduit par la certitude et détourne par la parole.
Brigitte Bardot n’incarne pas un féminisme militant, mais une féminité libre où la beauté et la grâce libèrent les âmes des rapports de force. Son retrait du cinéma et du monde social affirme la liberté d’une femme insaisissable, toujours au-delà des assignations et des enfermements.
Chez Épicure, “penser la mort” ne vise pas à s’y obséder mais à l’intégrer à une réflexion sur la vie heureuse, afin de lever la peur qui fait obstacle au bonheur. La mort n’étant que la dispersion des atomes et donc l’absence totale de sensation, elle est un faux problème : « La mort n’est rien pour nous ».
Penser Brigitte Bardot à la lumière de Platon, c’est voir en elle non le Beau en soi, mais une participation sensible à l’Idée du Beau : une grâce qui, offerte au regard, élève l’âme au-delà du monde matériel et social, et nous rappelle que nous ne sommes ni prisonniers du monde ni réductibles à des choses.
Brigitte Bardot apparaît ici moins comme une icône que comme une figure philosophique. À la lumière de Platon et de Goethe, sa beauté et sa grâce incarnent un éternel féminin qui élève l’âme, libère des rapports de force et esquisse un féminisme vécu, non militant, fondé sur la liberté et l’insaisissable.
Le taylorisme vise moins à organiser le travail qu’à produire des individus adaptés aux tâches, en séparant le travail de la vie et en le réduisant à un simple moyen de subsistance. Par la normalisation des gestes et des comportements, il efface l’identité du travailleur au profit de la tâche.
L’amour est un don de soi fidèle et sans retour, un agir de la ”fides” — confiance, foi et fidélité — indépendant des circonstances et du désir. Il est affirmation de l’Autre : lui dire un « oui » inconditionnel, un acquiescement sans réserve à son altérité.
L’héritage est un travail de mémoire qui nous relie au passé, souvent présenté comme un tout intouchable. Mais même rejeté, il continue d’agir en creux : on n’échappe jamais totalement à ce dont on hérite.
L’héritage crée un lien symbolique entre vivants et morts et fonde une identité commune qui dépasse la mort. Mais il ne subsiste que par la mémoire des vivants, de façon fragile et provisoire.