Depuis plusieurs mois, des alertes répétées pointant les dangers des IA dégénératives ont largement été relayées par les médias. Pourtant, celles-ci ne sont pas prise en compte. Dans la sphère éducative, constatant l’absence d’encadrement réglementaire des pratiques, de nombreux acteurs affirment leur refus de participer à la dégénération en se déclarant objecteurs de conscience de l'IA.
Partout dans le monde, de plus en plus de parents s’engagent collectivement à ne pas exposer leurs enfants aux dangers du smartphone, en repoussant l’acte d’achat après l’âge de 15 ans. Organisés en collectifs, très impliqués auprès des autres parents d’élèves, ils changent la norme sociale au sein des établissements scolaires. Pour le bonheur des jeunes.
Pour la reconnaissance de l’éducation au développement durable et la refonte du système de gouvernance de l’éducation - Pétition citoyenne Assemblée Nationale
Les systèmes d’intelligence artificielle utilisés en éducation reposent sur la captation des données éducatives permettant d’adapter les contenus numériques en fonction de chaque élève. Cela n’est pas sans soulever des interrogations de taille, notamment lorsque ces données, individuelles et personnelles, viennent nourrir les systèmes d’IA des entreprises privées numériques du secteur des EdTech.
Le numérique éducatif est en plein essor. Sa capacité de facilitation des apprentissages fait son succès. Celle-ci semble décuplée avec l’arrivée de l’intelligence artificielle. Cependant, derrière un engouement généralisé de façade se cache une véritable guerre de position entre acteurs publics et acteurs privés, porteurs chacun d’une vision diamétralement opposée du modèle éducatif de demain.
Dans un monde où la culture concurrentielle dominante pousse les jeunes vers des activités économiques permettant de maximiser les gains privés sans considération pour les coûts environnementaux et sociaux qu’elles peuvent engendrer, il devient urgent de montrer les contributions que chacun pourrait apporter à la construction d’un monde durable.
En France, l’éducation a longtemps été une fierté nationale. De nombreux pays, envieux de notre capacité collective à répondre aux injustices sociales par des services publics de qualité, la donnaient en exemple. Cette époque est largement révolue. Les français expérimentent tous les jours les défaillances du système scolaire. La lenteur érosion qui a conduit à cet état de fait mérite une analyse.
Qu’adviendrait-il de l’éducation si le rassemblement national arrivait au pouvoir ? Un détour par la Hongrie, sous l’autorité d’un parti national-populiste depuis 2010, permet de se faire une idée plus précise des changements qui se mettraient en place. Car en matière d’éducation, la Hongrie est un cas d’école, une sorte d’étude de cas pédagogique permettant de comprendre la bascule populiste.
Conséquence directe de l’application du protocole sanitaire, les refus scolaires anxieux sont en forte augmentation en lycée, notamment sur le niveau de seconde. Développer des modalités d’évaluation interactive permettrait d’apporter des réponses à des parents et des enseignants démunis face à des élèves dont l’avenir scolaire ne semble pas vouloir se dessiner.
Les pays qui sont parvenus à une refonte effective de leur curriculum « pour faire entrer les écoles dans le 21ème siècle et répondre à un monde en évolution rapide » nous apportent deux enseignements majeurs. Il n’est pas possible de faire avancer les pratiques éducatives sans accorder le pouvoir d’agir aux enseignants et sans s’interroger collectivement sur la raison d’être des apprentissages.