Saint-Valérien (89), Ovale propose ce mercredi 18 octobre une soirée Abdellatif Laâbi, l'un des plus grands poètes vivants, avec Sandrine Malika Charlemagne (lecture), Issam Lemrini (oud, chant). Nous la dédions aux populations endeuillées du Maroc. Un poème de Mustafa Trabelsi, poète libyen disparu dans les inondations de Derna sera lu. Une collecte pour l'association ELMA (L'eau) proposée.
Table rase avait donné déjà la parole à Liebknecht lors du 150e anniversaire de sa naissance, l'une des seules initiatives et peut-être la seule en France. Pour les rencontres d'été, nous avons présenté une lecture avec Sabrina Lorre et Romuald Bailly. Nous avons choisi en conclusion des extraits d'un discours de 1913 sur la grève de masse politique que nous intitulons "il faut oser".
Alors qu'à nouveau, la grève n'a pas été transformée en grève de masse malgré des conditions favorables, décision inique contre les travailleurs d'allonger encore le temps de travail, mot d'ordre reconductible, le blog comprendre-avec-rosa-luxemburg continue à explorer les analyses du courant révolutionnaire au sein de la social-démocratie allemande. Ici un extrait d'un texte de K.Liebknecht.
Le pouvoir prétend célébrer le 14 juillet et interdit toute manifestation. Peur des révoltés, des opprimés. Rosa Luxemburg lors du centenaire de la "Grande révolution" écrit : "Cent ans sont passés depuis cette époque à laquelle les ennemis du peuple travailleur ... ne peuvent songer encore aujourd’hui sans éprouver de la terreur. Leurs âmes tremblent dès que l’on prononce ce mot : l’année 1793 !"
C'est un texte limpide. Qui s'adresse directement aux prolétaires, qui veut leur être accessible. Il nous parle aujourd'hui encore par cette clarté et cette simplicité mêmes. Cette compréhension sur des bases de classe du capitalisme nous est utile aujourd'hui face aux révoltes de ces derniers jours, qui témoignent de l'extrême degré d'exploitation qui règne dans la société.
Ce témoignage parle ... de lui-même et pour toutes les violences policières. "J'étais parti la journée à la marche, parce que c'est une injustice, et qu'l y en a beaucoup trop à mon humble avis, et du coup c'était juste pour apporter ma petite pierre à l'édifice. Et beaucoup plus tard dans la soirée, après la fin des émeutes, j'ai eu le malheur de rencontrer ces quatre policiers ...
C'est un texte limpide. Qui s'adresse directement aux prolétaires, qui veut leur être accessible. Il nous parle aujourd'hui encore par cette clarté et cette simplicité mêmes. Cette compréhension sur des bases de classe du capitalisme nous est utile aujourd'hui face aux révoltes de ces derniers jours, qui témoignent de l'extrême degré d'exploitation qui règne dans la société.
Mettre aujourd'hui cet article, après la mort de ce jeune assassiné, alors qu'une révolte absolue est là, peut paraître dérisoire. Ça ne l'est pas car cette suppression est un autre signe de la volonté absolue du pouvoir de contrôler les esprits. Ecouter, C'est encore nous, la dernière quotidienne ... Pour l'instant.