On a beaucoup glosé sur la complicité affichée entre Hitler et Mussolini, qui n'était en réalité qu'une alliance de circonstance, mais aujourd'hui où le nouveau tsar fait le déplacement jusqu'à Vladivostok pour se congratuler avec un fou furieux qui se distraie en projetant dans la mer des missiles et des bombinettes, Charlie Chaplin y trouverait la matière pour donner suite à son "Dictateur"...
Dans une tribune publiée par "Le Monde" à la fin du siècle dernier, Philippe Sollers faisait le triste constat de la décrépitude de la France, qui ne s'était toujours pas remise du conservatisme pétainiste et du repli sur soi...
L'intolérable prestation de Nicolas Sarkozy, bien propre sur lui, hier soir sur France 5, m'a mis dans une saine colère car je ne supporte plus ces grandes démonstrations politiciennes d'autosatisfaction, "les yeux dans les yeux"...
En cette période de rentrée où le "n'importe quoi" semble être souverain, cette appréciation de Raymond Queneau concernant l'oeuvre jubilatoire de Flaubert "Bouvard et Pecuchet", est probablement l'une des meilleures thérapies de notre angoisse ...
Il apparaît comme une incongruité dans ce marigot de l'actualité angoissante et mortifère, qui berce inlassablement nos journées et pourtant, s'il n'est pas Zorro en chemise blanche, il a l'ambition d'être un lanceur d'alerte...
A l'instar de Rainer Maria Rilke qui, au début du XXe siècle, écrivait au cadet militaire Franz Kappus se piquant de poésie, il me parait urgent et opportun d'alerter en ces temps de régression populacière toutes celles et tous ceux qui par inconscience ou par désabusement, seraient disposer à s'abstenir aux élections ou bien à voter pour le charlatanisme nationaliste...
Cet été de tous les dangers est aussi celui de toutes les cruelles réalités : de l'impitoyable vengeance de Poutine à l'éviction de la France du continent africain en passant par les sautes d'humeur du dérèglement climatique, les prémisses de la rentrée ne prêtent guère à l'optimisme...
Cet été 2023 dont les vicissitudes n'apparaissent que lorsque les horreurs défoncent l'actualité, est néanmoins marqué par les prémisses de ce qui va exploser en 2024 avec l'hégémonie des compétitions dites sportives...
Elle existe depuis la nuit des temps cette menace de l'accaparement du pouvoir d'un homme sur ses semblables, avec leur assentiment; mais aujourd'hui le spectre a pris la forme grimaçante de l'autocratie plébiscitée afin de conjurer les peurs...
Avec la soudaine apparition de Javier Milei en Argentine, un trumpiste fanatique, notre planète ne doit-elle pas envisager son basculement terrifiant dans le cinéma d'horreur puisque le phénomène populacier est en train d'exterminer la plupart des régimes qui se réclament de la démocratie ?...