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Le blog de Violence du travail

À propos du blog
Le site violencedutravail.com vient d’être créé. Sur ce site, nous souhaitons donner à voir une violence invisible qui touche quotidiennement des millions de gens, la violence au travail, la violence du travail. Cette violence subie. Une violence qui ne laisse pas de bleus ou de plaies ouvertes mais cassent pourtant des êtres, des vies, des familles parfois. Parler de souffrance, c'est victimiser et individualiser. Parler de violence, c'est pointer un système, une mécanique collective, organisée. Des récits bruts et courts. On se dit ça aurait pu m'arriver, je suis passé.e par là, je ne suis pas passé.e si loin, ça me rappelle quelqu’un… ça n'arrive pas qu'aux autres. Le site a été créé à l’initiative de professionnel(le)s de terrain intervenant notamment dans le secteur de la santé au travail. Les textes qui y figurent sont soit rédigés par des professionnel(le)s de la santé au travail qui dans le cadre de leur activité recueillent des témoignages ; soit directement par des travailleurs et travailleuses voulant raconter un bout de leur histoire. L’idée du site est que chacun puisse raconter, écrire sur ce qu’il a vécu pour en faire une œuvre collective. Pour partager son témoignage, il est possible de nous écrire à contact@violencedutravail.com Nous sommes aussi sur facebook sur une page intitulée Violencedutravail https://www.facebook.com/violencedutravail/ et sur twitter : https://twitter.com/ViolenceTravail
  • Omerta au bloc

    Par | 4 recommandés
    On leur a donné le deal, l’avenir (de l’hôpital) est entre leurs mains, trop de bruits, trop de révoltes, et c’est la menace de la fermeture… l’image du bloc ne dépend que d’elles, de leur capacité à la robustesse, de leur ténacité dans l’adversité, de leur silence surtout…
  • David, vendeur dans une entreprise prestigieuse

    Par | 1 commentaire | 2 recommandés
    A la fin de la journée, il est épuisé. Par habitude, il continue d’aller au sport, ce n’est plus par plaisir, mais pour décompresser de ces journées extrêmement intenses, pour oublier.
  • Lettre à mon employeur

    Par | 14 commentaires | 17 recommandés
    Le poste que j'ai occupé dès lors n'avait rien à voir avec celui pour lequel j'avais postulé et été recruté : j'occupais un double poste ; j'avais des journées pouvant aller parfois jusqu'à 12 heures de travail de suite.J'étais complètement seul. Vous m'assuriez que cela serait très temporaire. J'ai tout accepté sans jamais me plaindre.
  • La candidate idéale

    Par | 15 commentaires | 58 recommandés
    Le pire était de me sentir inutile et coupable. Inutile aux élèves, car je n’osais plus rien dire en dehors du programme scolaire. Et inutile à mes collègues, car je n’osais plus relever les situations contestables. J’allais au boulot avec la boule au ventre le matin et passais la journée à dépenser une énergie folle pour ne pas «déraper».
  • Pour rendre visible la violence du travail, Témoignez!

    Par | 3 commentaires | 8 recommandés
    Le site violencedutravail.com a été créé pour donner à voir une violence invisible qui touche quotidiennement des millions de gens, la violence au travail, la violence du travail. Cette violence subie.
  • Une nuit...

    Par | 15 commentaires | 69 recommandés
    Personne ne l’aurait imaginé. Il aimait son travail et les patients. Il ne se plaignait jamais.
  • Céline, 34 ans agent de gare

    Par | 6 commentaires | 17 recommandés
    En plus du souvenir de l’agression, il avait fallu composer avec la pénibilité croissante du travail. Réorganisations permanentes, matériel vieillissant, problèmes de maintenance des rames : l’impact sur la régularité des trains se faisait ressentir de plus en plus...
  • Jusqu'ici tout va bien

    Par | 7 commentaires | 21 recommandés
    Les premiers mois se déroulent globalement bien. Puis un jour, sur le chantier, il fait une chute de 2 mètres d’un échafaudage. Plus de peur que de mal, aucune blessure.
  • Des gâteaux à en être écœurée

    Par | 3 commentaires | 16 recommandés
    Stéphanie fait des gâteaux dans une petite boutique. Des collègues du même âge, un patron sympa, l’ambiance est familiale. Il a ouvert il y a quelques années et après des débuts difficiles, les commandes décollent enfin...
  • La descente aux enfers

    Par | 1 commentaire | 2 recommandés
    Tout commence après 10 années de travail dans une association de santé, où j’occupe un poste de chargée de projets. Nous sommes une petite équipe de 6 personnes, nous travaillons ensemble, il n’y a pas de relations hiérarchiques entre nous. La direction de l’association nous fait entièrement confiance et est très peu présente.