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Le blog de Violence du travail

À propos du blog
Le site violencedutravail.com a été créé afin de donner à voir une violence invisible qui touche quotidiennement des millions de gens, la violence au travail, la violence du travail. Cette violence subie. Une violence qui ne laisse pas de bleus ou de plaies ouvertes mais cassent pourtant des êtres, des vies, des familles parfois. Parler de souffrance, c'est victimiser et individualiser. Parler de violence, c'est pointer un système, une mécanique collective, organisée. Des récits bruts et courts. On se dit ça aurait pu m'arriver, je suis passé.e par là, je ne suis pas passé.e si loin, ça me rappelle quelqu’un… ça n'arrive pas qu'aux autres. Le site a été créé à l’initiative de professionnel(le)s de terrain intervenant notamment dans le secteur de la santé au travail. Les textes qui y figurent sont soit rédigés par des professionnel(le)s de la santé au travail qui dans le cadre de leur activité recueillent des témoignages ; soit directement par des travailleurs et travailleuses voulant raconter un bout de leur histoire. L’idée du site est que chacun puisse raconter, écrire sur ce qu’il a vécu pour en faire une œuvre collective. Pour partager son témoignage, il est possible de nous écrire à contact@violencedutravail.com Nous sommes aussi sur facebook sur une page intitulée Violencedutravail https://www.facebook.com/violencedutravail/ et sur twitter : https://twitter.com/ViolenceTravail
  • Lettre de remerciements

    Par
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    "Madame,Je souhaiterais vous remercier. En effet, au même titre qu’une lettre de motivation est sollicitée au début d’un poste, à la clôture de celui-ci, une lettre de remerciement me paraît la bienvenue. Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour ces années de servitude au sein d’un environnement qui m’aura détruit autant la santé physique, que la santé mentale..."
  • Ça paraît ne pas m'atteindre

    Par | 1 commentaire
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    Ça parait ne pas m'atteindre et pourtant...
  • Je suis de plus en plus une nomade professionnelle

    Par | 1 recommandé
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    Depuis que je suis cadre, je suis de plus en plus une nomade professionnelle, je l’étais déjà en tant qu’infirmière, mais je le suis de plus en plus, j’ai 18 certificats de travail depuis mon diplôme en 1993, j’ai eu 18 postes en tout. Pas mal comme flexibilité, comme mobilité et je ne travaillais pas en intérim !
  • Je n'arrive plus à déconnecter du stress de mon travail

    Par | 3 commentaires | 9 recommandés
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    C’est bien ça la dimension du burn-out : on n’a plus envie de se démener à fond comme on l’a toujours fait, on est sans tonus, et le travail ne nous fait plus vibrer, pire le corps nous montre qu’il faut penser un peu plus à soi, et passer à autre chose.
  • Le mail de trop

    Par | 6 commentaires | 16 recommandés
    A partir de ce jour, mon état s’est dégradé : ruminations incessantes, boule au ventre, nuits blanches, angoisses qui m’empêchaient de prendre les transports en commun, perte totale de confiance et dégoût du travail, jusqu’au jour où j’ai craqué, jusqu’au jour où les collègues m’ont ramené chez moi car je n’étais pas capable de reprendre ma voiture…
  • EPA hostile

    Par | 1 commentaire
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    Je travaille à pôle emploi et viens d’avoir un EPA (entretien professionnel annuel) durant lequel par un tableau il m’est dit qu’il y a trop d’absents aux ateliers et que je ne sais pas m’occuper de mon portefeuille soit 220 demandeurs d’emploi etc etc..
  • «Le burn-out est une maladie de l’âme en deuil de son idéal»

    Par | 39 commentaires | 44 recommandés
    banniere-1
    Je me suis entendu dire ces mêmes mots que je prononce régulièrement aux agents que je reçois en entretien infirmier. « Monsieur (ou Madame) vous avez passé la frontière du supportable (burn-out, effondrement professionnel, comme on veut…), vous allez devoir vous arrêter avant de ne plus pouvoir vous lever de votre lit, un beau matin ». Je n’y croyais pas, pas moi, pas moi, pas moi.
  • De soignant... à patient

    Par | 11 commentaires | 15 recommandés
    Je ne veux pas lâcher, j’arrive plus tôt et pars plus tard du travail, je ne fais pas de pause. Je ne peux pas compter sur la cadre de santé car bien que sympathique elle ne connait pas notre travail ! Tout cela dure 10 mois, j’y pense 24h/24. Au fil du temps je sens que ma mémoire me fait défaut, j’ai des troubles de la concentration, des troubles du sommeil...
  • Je vois que l’esclavage ça existe encore

    Par | 30 commentaires | 50 recommandés
    « Moi j’ai travaillé, j’ai travaillé dur, j’ai fait le même travail que mon patron alors que je suis apprenti. Il m’envoyait seul faire les boulots que normalement un apprenti il fait pas. J’ai fait les mêmes choses, les heures supplémentaires… mais je n’ai pas été payé. »
  • Droit de retrait(e)

    Par | 1 commentaire | 20 recommandés
    Emploi du temps surchargé, hiérarchie devenue de plus en plus exigeante, et tatillonne, incompatibilité d’humeur avec mon N+1 qui ne manquait pas une occasion pour dévaloriser mon travail, et puis il y a eu cette « dévalorisation » de trop un matin de janvier ou je me suis effondré en larmes dans mon bureau...