La pauvreté observée de près

L’Observatoire des inégalités publie aujourd’hui un rapport sur la pauvreté en France. Outre des indications chiffrées qui seront utiles pour les militants et professionnels qui traitent de cette question, le rapport livre des informations fort intéressantes sur l’attitude des Français envers les plus pauvres qui devraient décevoir ceux qui mènent campagne contre les « assistés ».

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Outre les articles qui paraissent régulièrement sur son site, l’Observatoire publie tous les deux ans un rapport sur les inégalités (le prochain paraîtra en juin 2021). Au début de cette année, est parue une étude sur les riches. Cet après-midi, était rendu public un rapport sur la pauvreté. Au moment où des associations comme le Secours Catholique et la Fondation Abbé-Pierre livrent leurs propres statistiques et constats de terrain, et où l’Insee relève qu’En 2018, les inégalités de niveau de vie augmentent (note de 4 pages, le 9 septembre), il importe de consulter le rapport d’un organisme indépendant, non caritatif, fondé en 2003, qui inlassablement publie des données fouillées et donne ainsi des clés pour comprendre la société et des outils pour ceux qui luttent pour un monde plus égalitaire. Si beaucoup d’études de l’Observatoire évaluent la situation lors des moments de crise, son ambition est d’approfondir la réflexion sur les évolutions structurelles.

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Parce que l’état des revenus n’est connu qu’avec deux ans de décalage, l’étude de l’Observatoire porte sur des données qui précèdent la crise en cours, sachant qu’elle ne fera qu’accentuer les phénomènes constatés. En effet, on sait que plusieurs centaines de milliers de personnes ont déjà basculé sous le seuil de pauvreté. Si 80 % des Français ont subi peu sinon aucune conséquence en terme de baisse de revenus pendant les confinements (pensions de retraites, salaires des fonctionnaires, chômage partiel), les non-salariés se sont retrouvés du jour au lendemain sans ressources, de même que des personnes en emploi précaire qui n’avaient pas assez cotisé pour être indemnisés, en particulier chez les jeunes. Des personnes percevant le RSA ou l’ASS, qui devaient se débrouiller pour survivre, ont perdu les petits boulots qui leur permettaient de sortir un peu la tête de l’eau. Pour beaucoup, la solidarité familiale ou de voisinage n’a pas suffi. L’arrêt des cantines scolaires a été une des causes de l’appel à l’aide alimentaire. Le PIB va baisser cette année de 10 %, les conséquences seront considérables : déjà à la fin de l’été, le nombre d’allocataires du RSA avait augmenté de 10 % par rapport au début de l’année 2020 (soit avec conjoints et enfants : 400 000 pauvres supplémentaires) et l’on peut s’attendre à ce que la hausse du nombre de chômeurs se situe entre 8 et 900 000. Ce sont « d’abord les quartiers pauvres qui payeront l’addition » et les jeunes.

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Le rapport est rédigé dans un langage accessible au plus grand nombre et non réservé à des spécialistes. Il constate avec regret que le débat sur le sujet de la pauvreté est polarisé « entre ceux qui, pour alerter, exagèrent la pauvreté dans notre pays et ceux qui ne veulent pas voir les difficultés de certains de nos concitoyens ». C’est pourquoi, la référence retenue n’est pas le seuil de pauvreté à 60 % du revenu médian mais à 50 %, car dans le premier cas on mélange des milieux de grande pauvreté avec des milieux qu’on pourrait qualifier de « très modestes » : à 50 % du revenu médian, le taux de pauvreté est de 8,3 % (au lieu de 14,8), ce qui représente 5,3 millions de personnes (au lieu de 9,3). Les auteurs refusent de faire le buzz, démarche d’autant plus défendable qu’il paraît évident que plus l’on cherche à exagérer les chiffres plus les plus pauvres passent à la trappe et les améliorations possibles semblent inatteignables.

Les auteurs constatent que, entre 2002 et 2018, le nombre de pauvres a progressé de 1,4 million (soit + 35 %, passant de 3,9 à 5,3 millions) et entre 2008 et 2018, le niveau de vie des 10 % les plus pauvres a baissé de 3 % (il aurait même baissé de 12 % si l’on ne prenait pas en compte les prestations sociales). Cela « reflètent bien la situation de la France, comme de nombreux pays riches : une croissance terne qui se traduit soit par du chômage, soit par la création de pseudo-emplois, et une pauvreté qui ne se résorbe plus. En face, les classes aisées dont les niveaux de vie continuent à progresser ».

Musée Victor-Hugo, Besançon [Ph. YF] Musée Victor-Hugo, Besançon [Ph. YF]
« La France reste l’un des meilleurs modèles sociaux au monde qui protège mieux les pauvres que la plupart des autres pays riches », mais en France on reste pauvre plus longtemps. Emmanuel Macron avait fait la promesse, en 2018, d’éradiquer la pauvreté. Certes, il y a eu les mesures « Gilets jaunes », la baisse de la taxe d’habitation et la hausse de certains minima sociaux : minimum vieillesse (ASPA) et allocation adulte handicapé (AAH). Mais l’effort national doit être d’autant plus grand que la baisse du chômage, quand elle advient, ne suffit pas : en effet, quand le chômage progresse, la pauvreté s’accroît (c’est évident), mais quand le chômage baisse la pauvreté ne se réduit pas dans les mêmes proportions. Pour différentes raisons : en général, les plus qualifiés retrouvent du travail, tandis que ceux qui ont moins de chance de trouver un emploi, soit acceptent des emplois précaires, peu rémunérés, à temps partiel, restant de fait sous le seuil de pauvreté ou, au terme de leurs droits à indemnisation, basculent dans les minima sociaux. Ainsi, les allocataires de minima sociaux ne cessent d’augmenter : 1,9 millions de foyers au RSA, 1,2 avec AAH, 570 000 à l’ASPA, 380 000 avec l’ASS (l’allocation de solidarité spécifique, fin de droits au chômage), 200 000 autres (invalides, demandeurs d’asile ou chômeurs âgés) soit 4,25 millions de foyers (2018) ce qui représente avec conjoints et enfants 6,9 millions de personnes (10 % de la population de la France). Sans parler de l’ensemble des ménages qui perçoivent une allocation logement, la CMU, le chèque-énergie (prestations perçues pas seulement par les minima sociaux). 

Les différentes pauvretés

Un chapitre traite des différentes façons de mesurer la pauvreté. La pauvreté monétaire relative (en pourcentage du revenu médian), la pauvreté « légale » (comptage des allocataires de minima sociaux), la pauvreté en conditions de vie (avec bien d’autres critères que la seule question monétaire) et la pauvreté absolue (en se référant à ce qui est nécessaire pour vivre dignement, les biens absolument nécessaires, selon des budgets-types, sans dépendre d’une moyenne nationale, c’est cette pauvreté absolue qui est prise en compte dans les pays en voie de développement et… aux États-Unis).

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La pauvreté chez les personnes âgées s’est considérablement réduite par rapport à une époque où le pauvre était le vieux. Pour les plus de 65 ans, le taux de pauvreté ne dépasse pas 3 %. Alors qu’ils représentent 20 % de la population, ils ne sont « que » 7 % de l’ensemble de la population pauvre. Ce qui fait dire aux auteurs du rapport, plutôt que d’abonder dans un discours anti-vieux que l’on entend parfois selon lequel ils seraient les profiteurs du système, qu’il serait relativement facile pour le pouvoir d’éradiquer totalement la pauvreté des personnes âgées.

Aujourd’hui, les pauvres sont ceux qui ont une formation insuffisante, les célibataires et les familles mono-parentales, les personnes en situation de handicap. Et les jeunes, étudiants, en attente de trouver un emploi. Le rapport effectue un focus particulier sur cette question cruciale aujourd’hui, car 52 % des pauvres dans le pays ont moins de 30 ans : un travail a été réalisé pour déterminer quelles sont les ressources propres aux jeunes (travail, aides des parents).

« Les enfants pauvres n’existent pas »

Le nombre d’enfants vivant dans des familles pauvres augmente (830 00 jeunes, soit 16,5 % des pauvres), mais le rapport se méfie d’une approche émotionnelle de la question : « un très large consensus existe dans notre société pour trouver intolérable la situation de ses enfants, et pour s’accorder sur le fait qu’il faut se donner les moyens de l’améliorer et de la prendre en charge », or s’ils vivent dans la pauvreté « ils ne sont pas des enfants pauvres mais des enfants de pauvres ».

D’autres dimensions de la pauvreté sont abordées, qui se cumulent : la pauvreté scolaire, pauvreté du travail, du logement, pauvreté énergétique, des relations sociales, du temps libre, des nouvelles technologies (illectronisme, à l’image de l’illettrisme : « l’incapacité, pour des raisons matérielles ou le manque de compétences, d’utiliser les ressources et moyens de communication électronique », selon Insee).

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Tout un chapitre aborde le rapport des Français à la pauvreté. Il est rassurant car il indique que « les Français sont très loin de penser qu’une majorité de pauvres vivent de l’assistance sans faire d’efforts. Ils soutiennent largement les politiques sociales de redistribution. Cela n’empêche pas qu’une poignée d’élus et d’experts démagogiques sont prêts à prétendre le contraire pour obtenir de l’audience. Mais ils ont moins d’impact sur les valeurs des Français qu’on pourrait parfois le penser ». C’est le baromètre (2019) du ministère des solidarités qui relève que 9 Français sur 10 se préoccupent de la pauvreté. L’Observatoire des inégalités espère bien que son rapport puisse apporter sa pierre, en  contribuant à sensibiliser l’opinion publique.

La courbe de cette opinion publique par rapport à la pauvreté suit la courbe de la pauvreté. Quand la situation économique et de l’emploi s’améliore, l’opinion publique est moins sensible, dans le cas contraire elle s’inquiète y compris pour elle-même : 88 % de la population redoutent que la pauvreté croisse au cours des 5 prochaines années (avant la crise sanitaire). 18 % des Français s’estiment pauvres (en hausse) et 32 % craignent de le devenir (soit un total de 40 % de la population, ce qui est considérable et ne peut pas ne pas avoir d’impact sur notre vie sociale).

Tolérance envers les pauvres

55 % des interrogés considèrent que les pouvoirs publics ne font pas assez en faveur des plus démunis, avec une part d’ambiguïté puisque, plusieurs réponses étant possibles, si 70 % pensent que les uns sont pauvres parce que manquant de formation et 59 % qu’il n’y a pas assez de travail (bien vu), 56 %, tout de même, considèrent que c’est la faute à pas de chance… et 50 % parce que les pauvres ne font pas d’efforts.

A noter que l’enquête du ministère relevait en 2019 que 62 % des Français pensent qu’il faut augmenter le RSA ! Je milite pour cela, sur ce blog et ailleurs, depuis des années, l’Observatoire des inégalités a beaucoup écrit, et le rappelle dans ce rapport, sur le projet d’un Revenu Minimum Unique au niveau du seuil de pauvreté (à 50 % du revenu médian, avec prestations sociales et après impôts) soit à 900 euros, dès 18 ans. Ce RMU, qui prendrait en compte d’autres allocations (logement) représenterait un coût pour la Nation de 7 à 10 milliards : cela ne représente « que » la moitié de la baisse de la taxe d’habitation ! « C’est un choix politique », dit Louis Maurin, directeur de l’Observatoire.

« En dépit de discours répétés et amplifiés sur l’assistanat, les allocataires du RSA restent perçus comme des personnes dans une situation difficile qui reçoivent un minimum de solidarité de la part de la société pour leur éviter des situations encore plus dramatiques. Ce qui étonne finalement, c’est le faible impact dans l’opinion qu’obtiennent ceux qui stigmatisent les plus pauvres, alors que les médias leur accordent une large audience ». Comme pour l’immigration ou l’homosexualité, « la France reste profondément solidaire et tolérante », tolérance qui serait en lien avec la montée de la qualification des Français (selon les travaux de Vincent Tiberj Les citoyens qui viennent, comment le renouvellement générationnel transforme la politique en France, Puf, 2017).

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Ces constats font chaud au cœur : cela relativise beaucoup la portée des discours que je qualifierais de racisme social, tenus par certains ténors de la droite et de l’extrême-droite. Ce que le rapport commente de la sorte : « s’il faut s’inquiéter des dérives des discours de certains élus et intellectuels, laisser penser que l’opinion suit massivement ceux qui pointent du doigt les plus démunis est une erreur. Ceux qui ciblent les assistés ne retirent pas un avantage aussi certain qu’ils le croient ». C’est ce qui expliquerait le « flop médiatique » du Président de la République lorsqu’il chercha à faire un pataquès en qualifiant les aides sociales de « pognon de dingue ».

Suite à la Covid-19, le gouvernement avec son Plan de relance d’au moins 100 milliards d’euros ne prévoit qu’à peine 2 % pour les plus démunis (allocations ponctuelles) et les quartiers défavorisés, mais refuse la moindre augmentation du RSA et de l’ASS, qui, pour une personne seule, n’atteignent pas la moitié du seuil de pauvreté.

Aujourd’hui même (26 novembre), Elisabeth Borne, ministre du travail, a annoncé que les travailleurs précaires (saisonniers, intermittents) percevraient une « aide exceptionnelle » de 900 euros par mois, allouée du 1er novembre jusqu’en février. Louis Maurin, lors de la visio-conférence de presse de cet après-midi, présentant le rapport, considérait que ce chiffre fixé à 900 euros (qui est celui du RMU) est plutôt de bonne augure, tout en restant circonspect sur la suite car, s’il préfère ne pas se prononcer sur le nombre de pauvres supplémentaires occasionnés par cette crise sanitaire et économique, il redoute que le chiffre souvent invoqué d’un million sera certainement largement dépassé. Il craint également qu’on attende trop pour faire les réformes nécessaires : « faut-il attendre qu’il y ait de la casse ? ou que les classes moyennes soient sévèrement impactées pour réagir ? ». Il y a urgence, en particulier en direction des jeunes de moins de 25 ans qui ne bénéficient d’aucune mesure d’aide, excepté la garantie-jeune de portée limitée. Lors de cette même visio-conférence, Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre, indiquait que les travaux de concertation sur le Revenu Universel d’Activité, voulu par Emmanuel Macron, se sont arrêtés au printemps dernier sans indication, à ce jour, des suites envisagées.

D’autres milliards d’euros sont annoncés pour d’autres secteurs, alors même que la pauvreté serait, sinon éradiquée, du moins fortement atténuée si l’État consacrait une partie seulement de ces sommes pour s’y attaquer sérieusement, par des aides financières et en mettant le paquet sur l’accompagnement à l’insertion. Jean Pisani-Ferry (économiste proche d’Emmanuel Macron, co-auteur en 2017 de son programme économique) écrit dans Le Monde de ce 26 novembre qu’« assurer l’égalité des chances sur l’ensemble du territoire est une excellente politique de croissance » car « conditions de vie dégradées et pauvreté monétaire éloignent de l’emploi, de la santé et de l’éducation ». C’est ce qu’explique, avec davantage de précisions, le rapport de l’Observatoire des inégalités qui mériterait d’être lu attentivement par les économistes mainstream  qui squattent les plateaux de télévision et les dirigeants de ce pays.

Manifestation Gilets jaunes, décembre 2018 à Besançon [Photo YF] Manifestation Gilets jaunes, décembre 2018 à Besançon [Photo YF]

. Rapport sur la pauvreté en France, Observatoire des inégalités, 2020, à commander ici. 

Sous la direction d’Anne Brunner et Louis Marin. Avec la participation de Noam Leandri, Sarah Psimaras, Xavier Saint-Martin, Bernard Schlemmer, Valérie Schneider et Étienne Zundel. En collaboration et en soutien financier d’un important réseau de bénévoles et de la Fondation Abbé-Pierre et de Macif-Mutualité.

. Pour la création d’un revenu minimum unique, par Noam Leandri et Louis Maurin, Observatoire des inégalités, 16 octobre (MàJ).

. Voir aussi sur Social en question :

La pauvreté, comme les feuilles mortes…, 16 novembre.

Les minima sociaux c’est pour les pauvres, 10 juillet.

Faim du confinement, 29 juin.

Rapport sur les riches en France, 9 juin.

Pour un Plan Marshall en faveur des plus démunis, 16 avril.

. Les « assistés ne sont plus une minorité désignée à la vindicte, mais des abstentionnistes qu’on espère voir voter », YF, Le Monde du 25 avril 2017. Le Front National (pas encore RN) a levé le pied sur ses accusations dont il faisait ses choux-gras contre les « assistés », préférant récupérer éventuellement leur vote et stigmatiser l’immigré, le sans-papiers, le demandeur d’asile ou le musulman.

 

Journée pauvres et précaires sur France Inter

France Inter consacrait la journée du 19 novembre au thème Confinés mais solidaires. Les associations caritatives étaient appelées à témoigner : le Secours Populaire, le Secours Catholique, les Restos du Cœur, la Banque alimentaire et ATD Quart-monde. Quelques témoignages de personnes en galère ont été apportés. Des questions d’importance ont été abordées : sur le montant trop faible du RSA et sur la nécessité d’instaurer un minimum social pour les jeunes (18-25). Il est heureux qu’au fil du temps, les associations sont de moins en moins sur des approches de simple générosité mais défendent la nécessité de permettre aux gens d’accéder à leurs droits sociaux. Et reconnaissent le rôle primordial des travailleurs sociaux dans ces associations (aux côtés des bénévoles). Ce fut particulièrement le cas de Véronique Fayet qui a des positions, tous comptes faits, assez progressistes à la tête d’une organisation du catholicisme liée à Caritas (elle fait efficacement oublier qu’elle fut jadis dans l’équipe d’Alain Juppé à Bordeaux, son adjointe aux affaires sociales, lui qui, lors de la primaire de la droite en 2017, n’avait pas exclu de baisser le montant du RSA).

Mon regret n’étonnera personne : il n’est pas acceptable qu’une chaîne de radio publique soit incapable de donner, à l’occasion d’une telle journée, la parole à des intervenants sociaux du service public (dont les travailleurs sociaux) dans les communes ou les départements. Pourtant leur nombre n’est pas négligeable et ils et elles contribuent grandement à ce que la solidarité prenne corps (avec les moyens du bord). Il serait aussi logique qu’un organisme indépendant comme l’Observatoire des inégalités soit entendu à ces occasions. Mais une bonne partie des médias ont une approche misérabiliste et caritative des questions sociales, et à dates fixes : pour la pauvreté et l’enfance en danger, seuls des bénévoles sont considérés aptes à en parler.

Cadaquès [Photo YF] Cadaquès [Photo YF]

Billet n° 585

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