Esra*Rengiz

Poète, nouvelliste, essayiste (littérature & cinéma), citoyenne du monde

Sa biographie
Un bateau qui part, un soir de décembre au début des années 70, de la rive la plus éloignée de la Méditerranée, emportant à son bord, par-delà l'adieu à la ville aux sept collines, une enfance aux yeux grands ouverts dans la nuit d'hiver et une poignée de rêves immenses. Une arrivée un matin de janvier dans un port inconnu, une langue inconnue, sous un même soleil généreux, de l'autre côté de la mer d'entre les terres. Marseille, terre d'exil, terre d'accueil. Terre d'envol. La lumière, partout la lumière. Quelques décennies plus loin, d'autres bateaux-réminiscences qui passent comme en songe à l'horizon d'un lac vaste comme une mer que traverse le Rhône. Subtil fil du destin qui relie le long d'un fleuve les escales de vivre. Entre les deux, dans un temps qui proclame la brèche, l'inconsolable rupture - la quête permanente de ce qui relie les êtres, les règnes, les lieux, les époques, les mondes. Cet endroit incandescent de la rencontre, à mi chemin de soi et de l'autre, du visible et de l'invisible. Ce pays qui, dans un langage secret, s'appelle poésie. Pour l'amour du voyage entre toutes les rives, à l'écoute des mystères d'Orphée, mon prénom - Esra - s'est métamorphosé un beau matin en esrarengiz... "mystérieux/ mystérieuse", dans la langue de Nâzim Hikmet. Tout(e) poète a un double...
Son blog
11 abonnés Le blog de Esra*Rengiz
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  • La mémoire qui flambe

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    Ukraine, février 2022. Souvenirs lancinants d'anciens désastres soudain ravivés. Regarder dans les yeux un pays sous les bombes sans détourner le regard ni la pensée. Ne pas transiger avec sa révolte. Ne surtout pas oublier. Maintenant et pour toujours, je veux me souvenir de ce que c'est qu'un être humain sacrifié à la folie guerrière d'un homme.
  • L'Avent de l'après (Joyeuses fêtes vaccinales)

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    * Couronne de l'Avent dédiée à ceux et celles qui pensent que tout vaut mieux que de gâcher les fêtes *
  • Big Pharma, les bénéfices du (non-) doute

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    Où l'on réalise, à la faveur de la description d'un documentaire consacré à Big Pharma, que le covid-19 a remis au goût du jour l'ardoise magique... On efface tout... et on recommence ?
  • Lettre ouverte d'une soignante

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    Dans dix jours, les soignant.e.s qui n'auront pas reçu une première dose de vaccin seront suspendu.e.s. De l'autre côté des dates butoirs, de l'autre côté des injonctions et des interdictions, il y a des personnes, des destins mis à l'arrêt, des vocations foulées au pied au nom d'une loi inique. Je relaie ici la lettre ouverte d'une amie soignante de Haute-Savoie, qui a souhaité rester anonyme.
  • Les heures sombres de l'Histoire sont toutes nées de minutes d'égarement

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    Comment parler avec justesse du pass sanitaire ? Tout est affaire de focale, d'intention derrière les mots et les symboles. De chemins entrevus, et de vigilance citoyenne, afin d'éviter les bis repetita de l'Histoire. Réponse à l'article de Lucie Delaporte, en forme de mise en perspective - pour ne jamais oublier comment naissent les tragédies.