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Pendant une dizaine d'années, mes voyages professionnels fréquents m'ont offert de nombreuses heures de lecture, notamment lors des trajets les plus longs. Je me suis passionné pour les polars, en particulier la littérature américaine dite hard boiled. Parmi les auteurs de ce genre, Dashiell Hammett est sans doute incontournable, mais c'est Mickey Spillane qui suscitait le plus ma curiosité.
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Il est des films qui marquent, des œuvres qui, par leur intensité et leur élégance, deviennent des monuments du cinéma. "Borsalino" en est un. Ce film, revu le jour de la disparition d'Alain Delon, prend une résonance particulière, réveille une nostalgie douce-amère et cristallise la dualité fascinante de deux monstres sacrés du cinéma français : Alain Delon et Jean-Paul Belmondo.
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Alors que je me trouvais attablé à un café sur le Cours Mirabeau, l'âme de la ville d'Aix-en-Provence imprégnait chaque instant. Le printemps avait peint la ville dans des teintes vives et le temps semblait s'être figé, comme capturé dans un tableau de maître provençal. Devant moi, posé sur la table, un livre : L'espion qui aimait les livres de John le Carré.
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Alors que Fabio était plongé dans les premières pages du tout nouveau roman mettant en scène une version moderne du détective Mike Hammer, il était captivé par l'intrigue naissante et l'ambiance électrisante propre à ce genre de récits. Les mots semblaient danser devant ses yeux, créant des images vives et des scènes d'action palpitantes...
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Le 30 janvier 1989, Nikita vint au monde dans une chambre de la maternité de l'hôpital de la Conception à Marseille. Dans la chambre voisine, une autre naissance était en cours. Lucien dit « Lulu », qui allait devenir son camarade de classe et plus tard son ami, venait également au monde ce jour-là...
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Tim et Tom, des frères jumeaux, étaient depuis toujours inséparables. Leur lien fraternel était aussi solide que l'acier, forgé dans les rues animées de Paris où ils avaient grandi. Tous deux avaient suivi les traces de leur père, un policier respecté, et avaient intégré les rangs de la police...
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La nuit était épaisse, pareille à une toile sombre tissée par les mains du destin. Dans l'obscurité de ma chambre, je me suis assis sur mon lit, laissant mes pensées errer dans les coins de mon esprit. Mon nom est José, et je suis un orphelin. Mais pour le reste du monde, je suis simplement un fantôme dans l'ombre, un être sans nom ni visage, un tueur à gages qui rôde dans les ténèbres...
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Sa gaieté paraissait peinte en trompe-l’œil sur un visage maquillé avec excès. Elle riait trop longtemps et trop fort en le guettant par-dessus les bougies qu’elle avait allumées sur la table déjà prête. — Alors, comment imaginiez-vous la soirée ? dit-elle. Il tarda à répondre.
— Je ne l’imagine pas...
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Ce matin, Massalia dort encore sur le ventre.
Maquillée de néons, crêpée d’immeubles, la ville ouvre les yeux sur son passé, sur son jardin des vestiges, sa terre obsidienne, son archéologie en pierres apparentes. Beauté grecque et celtique au sexe fouillé par les enfants de Gyptis et de Protis, elle geint à l’heure de son réveil...
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Patrick était assis à la table en bois de la petite cuisine de l'appartement de Josh, fixant le téléphone portable devant lui. Encore une fois, il avait composé le numéro de son ami, mais la sonnerie incessante ne lui offrait aucune réponse. Il soupira profondément, se demandant ce qui pouvait retenir Josh à New York si longtemps...