Il y a des figures qui dépassent le cadre, des silhouettes qui s’imposent dans la mémoire collective comme si elles avaient toujours été là. Zinédine Zidane fait partie de celles-là. Quand on évoque son nom, Marseille redresse le menton. Le club de la ville ne l’a jamais eu dans son onze, mais elle l’a dans le cœur depuis le premier jour.
Zohran Mamdani a remporté l’élection municipale de New York. Un démocrate-socialiste à la tête de la ville la plus grande et la plus symbolique des États-Unis : c’est plus qu’un simple scrutin. C’est le signe d’un basculement culturel, générationnel, moral. Ce que l’on vient de voir, c’est l’avènement d’une autre manière de faire de la politique : ancrée, directe, assumée.
L’actualité française vit aujourd’hui sous l’ombre portée d’empires médiatiques privés qui se sont construits loin du regard du public. Ce phénomène n’a rien d’un secret : il transforme la nature même de l’information. Il faut essayer de comprendre un mécanisme qui, s’il n’est pas questionné, peut appauvrir la démocratie et brouiller le débat public.
J’ai voulu créer un espace qui ne ressemble à aucun autre. Un lieu où l’on prend le temps de comprendre, de ressentir, d’observer. Regard Noir n’est pas un blog de plus, c’est une respiration dans un monde qui court trop vite.
En 2026, mon blog change de nom, d’allure et d’ambition. Black Mask laisse la place à Regard Noir. Même auteur, même regard, mais une lumière nouvelle sur l'actu !
New York, fin août.
Le soleil tape fort, mais le bureau de Michael Angelo Hammer reste plongé dans la pénombre, ventilateur grinçant, rideaux tirés. Il pensait que la ville allait lui foutre la paix une semaine ou deux. Il se trompait…
Tom Wolfe, ce dandy en costume trois pièces blanc, ne se contentait pas d’écrire : il stylisait le réel. Journaliste, romancier, caricaturiste à ses heures, il a redéfini la manière de raconter l’Amérique. En redécouvrant aujourd’hui ses chroniques, je suis frappé par l'élégance, l'acuité, et l’ironie mordante d’un auteur qui n’a jamais eu peur de l'excès.
À l’heure où la littérature semble osciller entre classicisme bienveillant et provocations mécaniques, relire American Psycho de Bret Easton Ellis, c’est se heurter à une lame encore vive, encore tranchante...