Pour la collection « Ma nuit au musée » des éditions Stock, Kaouther Adimi dialogue avec les toiles de l’artiste Baya, qui font ressurgir ses souvenirs de l’Algérie des années 1990.
De la ville d’Alep à celle d’Alexandrie, en passant par Samarcande, Yahia Belaskri signe un passionnant voyage qui raconte avec un humanisme profond la longue résistance du peuple arménien face à une effroyable entreprise d’annihilation et de négationnisme historique.
Éric Fassin démontre que les offensives politico-médiatiques orchestrées par les néoconservateurs français contre les savoirs critiques et les libertés académiques s’inscrivent dans une bataille idéologique éminemment réactionnaire et antidémocratique.
Sinan Antoon replonge dans l’histoire récente de l’Irak à travers les vies déchirées de deux exilés irakiens installés aux États-Unis. Une méditation saisissante sur la complexité des mémoires d’un pays devenu étranger à lui-même et sur le chaos des guerres interventionnistes.
Hervé Sanson : Habib Tengour est un écrivain — d’abord un poète — qui élabore une œuvre exigeante depuis les années soixante-dix et son premier texte, « Tapapakitaques ou la poésie-île », paru en 1976 chez P. J. Oswald.
Pour Sophie Bessis, la « civilisation judéo-chrétienne » est une mystification historique que motive un triple processus d’occultation, d’appropriation et d’exclusion des autres altérités.
Pour Laure Murat, si la « récriture » morale des classiques constitue un procédé inefficace auquel il faudrait préférer la réécriture créative, il ne s’agit pas cependant d’une « censure nouvelle ».
Thierry Fabre mobilise la figure d’Averroès pour interroger les idéologies identitaires qui nourrissent les logiques d’exclusion au sein de la société française contemporaine.
Par Faris Lounis
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Le nouveau recueil de Kamel Daoud intitulé « Avant qu’il ne soit trop tard » (Les Presses de la Cité, 2025) donne à voir la cohérence des obsessions identitaires qui dominent le discours de l’écrivain algérien – naturalisé français en 2020 – et livre de façon dithyrambique la version « arabe » de la pseudo-théorie du « Grand remplacement ».