Site proposant un vaste corpus de référence de documents, études, réflexions et ressources sur l’histoire coloniale de la France (première et seconde colonisation), ainsi que sur ses traces dans la société française postcoloniale d’aujourd’hui.
Fruit d'années d'enquêtes minutieuses à travers le Nord-Constantinois, ce livre du journaliste Kamel Beniaiche est un apport important à l'histoire des massacres de mai-juin 1945 dans la région de Sétif. Il rend leur nom et leur histoire à nombre de victimes anonymes de ces meurtres de masse et publie des documents importants.
Le livre posthume de Marcel Reggui, « Les massacres de Guelma. Algérie, mai 1945 : une enquête sur la furie des milices coloniales », paru en 2006, avait déjà décrit la répression particulière qu'a connu alors la ville de Guelma. Le récit poignant que fait dans son livre à paraître Sabrina Abda de la violence meurtrière qui a tué son grand père et deux de ses oncles l'éclaire davantage.
Saint-Domingue, la colonie qui procurait à la France le plus de profits jusqu'à ce qu'elle devienne Haïti en 1804 après la révolte des esclaves affranchis en 1793 en recevant les nouvelles de la Révolution et de la proclamation des droits de l'Homme. La rançon que lui a infligé la France en 1825 a grevé son développement. Il serait temps qu'elle le reconnaisse. Par Gilles Manceron et Eric Mesnard.
Le film de Claire Billet « Algérie, Sections Armes Spéciales » qui devait être diffusé le dimanche 16 mars sur France 5 dans l’émission « La case de l’histoire » a été déprogrammé par France télévision. Diffusé en Suisse par la RTS le 9 mars, il est visible depuis la Suisse sur son site. Et il sera projeté à Paris le 13 mars à 20h au cinéma Les Trois Luxembourg.
L’extrême droite française puise indéniablement certaines de ses racines idéologiques et culturelles dans le colonialisme. Les sources dont nous disposons aujourd’hui permettent de mesurer l’imprégnation de l’appareil du FN, devenu RN, par les anciens terroristes de l’OAS au moins jusqu’aux années 2000. Par Martin Lefranc.
Thème fétiche de l'extrême droite raciste, variante de la théorie délirante du « grand remplacement », la hantise d'une submersion imaginaire par les étrangers vient d'être à nouveau brandie par le premier ministre François Bayrou. L'historien Alain Ruscio le documente ici, cette panique identitaire est aussi ancienne que récurrente dans notre histoire.
Le 6 février 2025 se tiendra au Maltais Rouge à Paris une conférence-débat intitulée « Le Pen, la torture dans la République », avec Nils Andersson et l'historien Fabrice Riceputi. Nous revenons ici sur le rôle majeur que Nils Andersson joua dans la résistance française à la guerre coloniale d'Algérie, particulièrement comme éditeur en Suisse de livres interdits en France.
Le président français, Emmanuel Macron s’est présenté le 6 janvier en sauveur de l’Afrique et en artisan du retrait des troupes françaises du continent, et le premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, l’a démenti en revendiquant cette décision au nom de la souveraineté des pays africains. Au Sénégal, presse et réseaux sociaux s’électrisent. Par Cheikh Sakho.
En 2019, Le Pen a à nouveau reconnu avoir torturé à Alger en 1957, a-t-on appris le 10 janvier 2025 dans Le Monde. Il l'avait déjà fait en 1962. Le documentariste Philippe Collin, qui niait l'évidence jusqu'ici, a corrigé a minima son podcast fautif, cet aveu étant selon lui « la pièce manquante ». Une étrange conception de l'histoire.
Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé le 1er décembre à Thiaroye la volonté de son pays d'obtenir de la France l'accès à toutes les archives sur ce massacre colonial. Pour établir la vérité sur les faits et sur le nombre des victimes à propos duquel ses autorités n'ont cessé de mentir. Le colloque organisé ensuite à l'Université de Dakar a été l'occasion de riches échanges.