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A peine, le discours à la nation du Président Ramaphosa, avait-il tenté de redonner confiance à ses concitoyens en tournant la page des neuf années perdues sous l’amoncellement des scandales, de la corruption, du pillage des ressources de l’Etat, que le géant Eskom procède à des délestages, pris au piège de ses dettes colossales et d’une gestion catastrophique. Retour sur un désastre annoncé.
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La Commission Vérité et Réconciliation (TRC) dans son rapport final avait demandé que plus de trois cent cas graves soient portés devant la justice, mais le Parquet sud-africain vient de reconnaître qu’il n’a pas pu faire son travail à cause d’une ingérence politique. L’affaire Ahmed Timol relance la controverse.
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Cinq pays, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse ont envoyé une lettre au Président Ramaphosa pour lui demander d’activer sa campagne contre la corruption et mettre les coupables en prison, s’il voulait obtenir des investissements pour la relance de l’économie de son pays.
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Madame la Secrétaire d’Etat, vous ne lirez certainement pas ma lettre, mais peu m’importe. Il faut que je vous dise combien vos propos sont insultants pour les femmes de ma génération, belles-mères, grand mères ou pas, qui sont descendues dans la rue pour les droits des femmes sous les regards haineux des tenants de l’ordre et de la loi, il y a bien longtemps.
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Les élections générales sont annoncées pour le mois de mai 2019, mais la campagne électorale a commencé dès le 8 janvier, date anniversaire de la création de l’ANC en 1912. L’enjeu est gros pour un parti qui doit reconquérir une partie de son électorat désabusé en attente d’une vie meilleure et ressouder les rangs d’un parti divisé.
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Le départ de Robert Mugabe et l’élection d’Emerson Mnangagwa en novembre 2017 n’ont pas réussi à sortir le pays du désastre économique. Augmenter le prix des carburants pour en enrayer la pénurie a été une très mauvaise idée. Les Zimbabwéens sont à nouveau dans la rue pour crier leur désespoir.
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Le triste sort des rhinocéros est bien connu : abattus pour récupérer leur corne, dont on fait une poudre magique. Vendue sur le marché asiatique, elle rapporte gros à ceux qui dominent ce marché illégal. On connaît moins le braconnage des ormeaux, ces petits coquillages dont la chair est objet de convoitise. La pêche et la vente illégale de l’ormeau rapportent gros au crime organisé.
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Après des mois de discussions, le Président Ramaphosa a signé la loi qui garantit un salaire horaire minimum pour les travailleurs les moins bien payés. La Loi sur le salaire national minimum (National Minimum Wage Act) va entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2019 et c’est une première dans le monde du travail sud-africain.
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La mort de Simon Nkoli, jeune homme gay et séropositif, en décembre 1998, avait provoqué un sursaut inouï de la part de la communauté gay du Cap, dévastée par l’épidémie du sida. La lutte pour avoir accès aux traitements a été une bataille contre les multinationales de la pharmacie et une bataille politique pour faire céder le gouvernement de Thabo Mbeki qui niait l’étendue du désastre.
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La question du logement est une épine dans le pied du gouvernement sud-africain et municipalités des grandes villes sud-africaines. L’apartheid en découpant l’espace public selon sa classification raciale, en déplaçant des populations, en ne construisant aucun logement pour les populations les plus démunies, a laissé un héritage explosif.