Ludivine Bantigny

Historienne

Sa biographie
Historienne, Université de Rouen Dernières publications: - 1968, de grands soirs en petits matins (Seuil, 2018, rééd. 2020) - La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours (Seuil, 2016 rééd. 2019) - Révolution (Anamosa, 2019) - L’Œuvre du temps. Mémoire, histoire, engagement (Éditions de la Sorbonne, 2019) - "La plus belle avenue du monde". Une histoire sociale et politique des Champs-Élysées (La Découverte, 2020). Prochain ouvrage: La Commune au présent. Une correspondance par-delà le temps (La Découverte, 2021)
Son blog
317 abonnés Le blog de Ludivine Bantigny
Ses éditions
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  • Notre peine est immense et les charognards sont là

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    Cet article co-écrit avec Ugo Palheta évoque le déchaînement raciste et autoritaire qui a suivi le meurtre atroce de Samuel Paty. Ce déferlement de haine prend le tour très concret d’une instrumentalisation politique sordide: une stratégie du choc imposant des mesures inimaginables en temps ordinaire. Comment y réfléchir, comment y réagir?
  • Action pratique, force politique: la solidarité populaire

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    Entre charité et solidarité, la frontière pourrait sembler ténue. Elle ne l’est pas. La charité est en surplomb, inégal, hiérarchique, quand la justice sociale et l’égale dignité sont les piliers de la solidarité pratique qui est aussi politique. Celle que les forces de l’ordre nassent, intimident et répriment, comme à Montreuil le 1er mai, pendant qu’E. Macron ose nous parler de «jours heureux».
  • Entre les deux il n’y a rien? Jeter des ponts concrets entre aujourd’hui et demain

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    Ce texte est né d'un enthousiasme, d'un espoir et d'une frustration. Enthousiasme devant le foisonnement des solidarités. Espoir devant tant d'affirmations que «rien ne sera comme avant». Frustration devant le manque de maillons entre l’urgence et le «monde d’après». Contribution à une très vaste discussion collective dont nous avons vraiment besoin.
  • Où est l'indignité? Sur l'«appel des 80 intellectuels» contre la pensée décoloniale

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    «Terrorisme intellectuel» apparenté à du «stalinisme», «stratégie d’entrisme», «ségrégationnisme»: n’en jetez plus. Dans la tribune des «80 intellectuels» contre la pensée décoloniale publiée par Le Point, la virulence de la vindicte n’a d’égale que l’appel à la censure. Entre l'indigne et l'infâme.
  • Chant de bataille

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    Des châteaux qui brûlent, d'Arno Bertina, raconte ce qui, dans toute insubordination, grève ou rébellion, dessine les tâtonnements de la stratégie et les discussions qui font advenir des sujets agissants et puissants. Les grévistes se font actrices et acteurs de leur propre histoire. La scène se passe en Bretagne dans un abattoir, mais ce pourrait être n'importe où quand la lutte lève les verrous.
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  • Édition Les mots en campagne

    Au bout de ses rêves (vision de cauchemar)

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    Voilà un air populaire mais cette fois il n’a rien pour plaire. «J’irai au bout de mes rêves…» C’était un refrain de Jean-Jacques Goldman; en son temps, il avait fait recette. Aujourd’hui, François Fillon croit pouvoir miser sur la formule à succès. Décryptage par l'historienne Ludivine Bantigny du détournement de «nos rêves» par le candidat de la droite et du centre, et quelques autres politiques (mal) inspirés.
  • Édition Blois édition critique

    A propos de Marcel Gauchet: quels arguments pour quel débat ?

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    «Vous prétendez dévoiler la vraie nature de la pensée de Marcel Gauchet : “nostalgie d’une certaine tradition”, “pensée qui se déploie sur fond de regret”. Pour avoir lu la plupart de ses écrits et longtemps suivi son enseignement, laissez-moi vous dire que le contresens est total», m'écrit Sylvain Piron. Voici sa lettre (en réaction à cet article) et ma réponse.
  • Édition Blois édition critique

    Conformisme et tradition. Quelques remarques sur la pensée de Marcel Gauchet

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    Étonnant pour le moins, indécent quand on y regarde de près, le choix de Marcel Gauchet pour une conférence inaugurale sur « les rebelles » s’est accompagné d’un emballement d’arguments aux contours eux-mêmes surprenants. Parmi les invectives adressées à celles et ceux qui protestaient, l’une des raisons avancées était qu’on ne pouvait s’en prendre ainsi à un intellectuel consacré.