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Les mots en campagne

12 rédacteurs

À propos de l'édition

« Il n’y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d’une légion de mots obscurs, douteux et indéterminés. » John Locke Depuis

longtemps présents dans les discours politiques contemporains tenus par des responsables de droite comme de gauche, les « éléments de langage » prolifèrent. Plus encore lors d’échéances électorales jugées majeures où il s’agit de recueillir l’adhésion ou le soutien des électeurs, et de capter l’attention. La campagne, qui a débuté pour les présidentielles à venir, en témoigne, déjà. Leur fonction ? Occulter le fait qu’il s’agit d’une propagande souvent grossière destinée à imposer des représentations particulières des réalités qu’ils sont supposés désigner, par la sidération et à favoriser la mobilisation des Français, selon l’expression consacrée. Mots nouveaux ; vieilles pratiques. Ces « éléments de langage » prospèrent grâce à des locutions vagues - citoyenneté, vivre ensemble, migrants …-, à des termes qui, sous couvert de qualification, visent à disqualifier certaines catégories sociales et/ou minorités visées – assistés, jeunes des banlieues, communautaristes… - en faisant croire que les uns et les autres sont autant de menaces graves pour la stabilité et l’intégrité de la société. D’autres termes enfin sollicitent ouvertement la peur en suggérant que la France est confrontée à des dangers existentiels – guerre civile, territoires perdus de la République, islamisation,…-. Pseudo-concepts, expressions toutes faites, béquilles rhétoriques, métaphores éculées ; tels sont les principaux éléments constitutifs de cette langue politicienne. Travailler à leur déconstruction par l’ironie et l’analyse ; tel est notre objectif.

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    Mayotte et la pandémie, ou l'increvable logique du «bouc émissaire»

    Par | 7 commentaires | 13 recommandés
    La pandémie actuelle s'avérant plus que menaçante si elle devait se développer à Mayotte, on voit que s'y développent toujours les mêmes mécanismes désignant les Comoriens comme bouc émissaire. Qu'il s'agisse du risque de saturation de l'hôpital, ou des violences urbaines actuelles, la réaction est la même, qui revient, par là, à dédouaner l'Etat français de ses responsabilités.
  • Édition Les mots en campagne

    Mayotte et la pandémie, ou l'increvable logique du "bouc émissaire"

    Par
    La pandémie actuelle s'avérant plus que menaçante si elle devait se développer à Mayotte, on voit que s'y développent toujours les mêmes mécanismes désignant les Comoriens comme bouc émissaire. Qu'il s'agisse du risque de saturation de l'hôpital, ou des violences urbaines actuelles, la réaction est la même, qui revient, par là, à dédouaner l'Etat français de ses responsabilités.
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    Mayotte et la pandémie, ou l'increvable logique du "bouc émissaire"

    Par | 1 recommandé
    La pandémie actuelle s'avérant plus que menaçante si elle devait se développer à Mayotte, on voit que s'y développent toujours les mêmes mécanismes désignant les Comoriens comme bouc émissaire. Qu'il s'agisse du risque de saturation de l'hôpital, ou des violences urbaines actuelles, la réaction est la même, qui revient, par là, à dédouaner l'Etat français de ses responsabilités.
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    «Gauche de gouvernement» et «progressistes»: le triomphe du grand renoncement

    Par | 65 commentaires | 58 recommandés
    «Gauche de gouvernement». Quel communicant ou responsable politique a forgé cet élément de langage désormais utilisé par celles et ceux qui prétendent incarner une voie qu’ils disent tout à la fois réformiste et réaliste ?
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    Macron révélé par son «humour»

    Par | 58 commentaires | 71 recommandés
    Ce 2 juin 2017, le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, se risque à l’humour pour évoquer la situation tragique des Comoriens cherchant à gagner Mayotte au moyen de kwassa-kwassa, on est en droit de se demander ce qu’une telle saillie révèle du personnage.
  • Édition Les mots en campagne

    Soigner les réfugiés, c’est prendre soin de notre avenir en commun

    Par | 1 commentaire | 10 recommandés
    Peut-on être inhumain au point d’ériger des murs au-devant de ceux qui sont menacés dans leur pays pour la seule raison qu’ils appartiennent à la mauvaise catégorie ethnique ou religieuse ? Ou parce qu’ils défendent un peu trop ostensiblement leurs droits fondamentaux, ceux que nous-mêmes avons durement acquis il n’y a pas si longtemps ? Par Sibel Agrali, directrice du Centre de soins Primo Levi.
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    Présidentielle 2017: halte aux entraves à l'accès aux territoires français et européen

    Par | 38 commentaires | 11 recommandés
    Au moment où le monde connaît un triste record de nombre de déplacés (65,3 millions en 2016 selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés), l'impératif de protection de populations persécutées, opprimées, massacrées ou affamées doit prévaloir sur les logiques sécuritaires, de contrôle des flux migratoires et les discours de peur. Pour ce faire, il est urgent d'entamer une réforme courageuse, solidaire et humaniste de l'accès au territoire français et européen.
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    Misère de l’antiracisme institutionnel

    Par | 28 commentaires | 26 recommandés
    Par un hasard singulier du calendrier, la Marche pour la justice et la dignité, contre les violences policières, le racisme, la hogra et la chasse aux migrants, du 19 mars dernier, a coïncidé avec le lancement de la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme mise en place par le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.
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    Dangereux comme un Chinois affairé à vider un poisson

    Par | 29 commentaires | 36 recommandés
    Nous vivons une sale époque où la demande de sécurité et l'aspiration obsessionnelle à être protégé refoulent toutes les espérances. Plus l'Etat s'active brutalement faire enfler cette demande, et plus se fait pressante la question : mais qui nous protégera de la police ?
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    Hollande, c'est... Hollande ! Joseph Prudhomme président

    Par | 42 commentaires | 38 recommandés
    A l'heure où le quinquennat de François Hollande s'achève, alors que ce président singulier est politiquement mort, ce qui frappe, ce n'est pas tant sa franche impopularité que son impressionnante obsolescence, son insignifiance et sa transparence vaporeuse, dûment constatées tant par les gouvernés que par les observateurs patentés, par Alain Brossat.