Blog suivi par 260 abonnés

chroniques

  • Le bien supérieur de l'enfant

    Par | 17 commentaires | 30 recommandés
    Ce n'est vraiment pas le genre de texte que je préfère écrire. Il y est question de vide juridique, de droit, de référé. C'est au plus près d'un cas rencontré. Il y est question du bien supérieur de l'enfant, bafoué. Il y est question de ce qui glisse, glisse, depuis des années et des années, on ne sait plus dater. Et on sait à peine agir. On est tétanisé. Écrire contre la tétanie.
  • Un mot et je serai guéri. (Être mineur et isolé à Paris)

    Par | 13 commentaires | 47 recommandés
    L’enfant passe et de l’autre côté, il est toujours en route, une route très différente de la première. Il dit que le mal, c’était avant, le mal c’est le désert et la chaleur et les biscuits du Maroc et le Salam et les policiers, les menaces, les tortures, le camp de Ceuta, le bateau et les coups sur la tête, les flots noirs et le corps dans le canal...
  • Voter avec les pieds

    Par | 2 commentaires | 15 recommandés
    Tu te soignes. Tu soignes tes sources, quelles qu’elles soient, par le surgissement de celui qui se présente autre, en qui tu reconnais les choses d’un grand-père muet ou en qui tu reconnais tes propres façons d’aimer, sous d’autres mots. Tu prends, où que tu sois né, toi qui ne savais pas bouger les pieds, ce que tu avais sans le savoir : un corps et une âme politiques.
  • La tendresse des peuples

    Par | 150 commentaires | 117 recommandés
    Le parlement catalan légifère pour que les familles pauvres aient accès à la lumière, à l’eau et au gaz gratuitement, le Tribunal Constitutionnel espagnol invalide. Le parlement catalan crée une taxe pour chaque appartement vide, les recettes iraient au loyer social, le Tribunal Constitutionnel invalide. Le parlement catalan adopte des politiques d’égalité entre les hommes et les femmes. Idem.
  • Quand on me casse l'école

    Par | 4 commentaires | 17 recommandés
    je me suis pleuré quand il a dit pas de CAP mais une classe de migrants pour des histoires de migrants. Je me suis pleuré et il a vu que je me pleurais. J’ai pensé : ce monsieur du CIO, il n’a pas de pouvoir. C’est ce qui le rend incapable de regarder que je me pleure quand il me casse l’école.
  • «On rentre à l'école samedi, on en sort dimanche avec son diplôme»

    Par | 6 commentaires | 15 recommandés
    Mamadou Baïlo Keïta, journaliste à guinéematin.com à Conakry et rédacteur en chef de la radio Bolivar fm, à Mamou, nous raconte les enfants de son pays, de sa ville, ces enfants qui partent ou veulent partir. (1)
  • Je suis un survivant

    Par | 18 commentaires | 33 recommandés
    img-20170908-154815
    Je m'appelle Christian Sousia. Mon père était dans l'armée, il a déserté. Les militaires sont venus chez nous, ils ont arrêté ma maman et mes deux grands frères. Le voisin m'a annoncé la terrible nouvelle, il m'a ordonné de quitter Djamena. S'il ne m'avait rien dit, je ne serais pas là aujourd'hui, je serais mort avec mes deux grands frères, qui ne sont jamais revenus.
  • Epopées clandestines

    Par | 3 commentaires | 12 recommandés
    Que faire des expériences muettes ? Des histoires qui se taisent ? Des corps qui n’ont pas de nom ? Des parcours qu’il faut taire, des épopées clandestines ? Il y a des aventures qui sont hors les mots, ce qui ne veut pas dire qu’elles souhaitent (ou sont destinées à) le rester. Il y a des aventures qui sont hors les mots, il y a des événements sans paroles.
  • Les vrais foyers

    Par | 6 commentaires | 19 recommandés
    Le temps de l’été on s’est trouvé des jardins, des jardins amis, un jardin où les tourterelles se plaisaient, le laurier blanc poussait sur le toit du voisin, un jardin aux deux figuiers, on s’est trouvé des jardins intérieurs et des jardins où les conversations s’envolaient peu dignes du papier - libres et fugueuses.
  • L'arbre sous lequel nous discutions asile

    Par | 4 commentaires | 11 recommandés
    Les absences totales de rationalité, on les expliquera, plus tard. On finira par comprendre, probablement avec très grande honte, qu’il y a des raisons que la raison ignore, veut ignorer et que ce sont des raisons qui tuent.