Juriste, auteure et journaliste indépendante, je développe une approche transversale mêlant droit, littérature, histoire, sociologie, anthropologie, sciences dures, psychanalyse, biologie et philosophie.1…
Mes textes explorent les zones de tension entre raison et imaginaire, norme et liberté, avec une attention constante aux enjeux du corps, du temps et du lien social.
Devenu icône pop, Nietzsche est partout… et souvent trahi. Ce texte examine comment la volonté de puissance s’est muée en injonction à performer, comment le nihilisme s’est fait cynisme léger, et comment le surhomme a glissé vers l’homme augmenté. Retour aux sources, une éthique tragique de la vie, loin des slogans, pour réapprendre à créer des valeurs.
Et si la misogynie n’était pas une haine des femmes, mais une peur des hommes ? De Schopenhauer à Baricco, ce texte démonte avec érudition et un brin d’ironie la mécanique millénaire qui transforme la femme en muse, en mère ou en menace, jamais en sujet. Derrière la misogynie, c’est peut-être la fragilité masculine qu’il fallait psychanalyser.
« L’oubli ne détruit pas, il ronge de l’intérieur » (Ricœur). Peuple déporté, effacé, puis revenu, les Tatars de Crimée portent la mémoire blessée d’un monde refoulé. Leur histoire, du Khanat à l’annexion russe, éclaire la guerre d’Ukraine autrement, comme une lutte pour la reconnaissance, la parole et la dignité des peuples effacés.
Et si Alceste n’était pas fou, mais lucide ? Derrière la satire de Molière se cache une blessure moderne, la misanthropie comme trop-plein d’amour déçu. De Her à Lost in Translation, cet article relit Le Misanthrope non comme haine des hommes, mais comme exigence éthique, celle d’un lien vrai dans un monde saturé de faux.
« Le mariage n’est pas un contrat d’amour, mais de nécessité », écrivait Schopenhauer. Tandis que la France célèbre un record de noces, l’UNICEF rappelle qu’une fille sur cinq a été mariée sans consentement. Entre illusion romantique et domination sociale, que révèle encore cette institution sur nos déséquilibres ? Et pourquoi les extrêmes, moraux ou libertaires, en perpétuent-ils la logique ?