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Le blog de Marie Taffoureau

Juriste/ Auteure/ Journaliste indépendante/ Philosophe
Paris - France
À propos du blog
Juriste, auteure et journaliste indépendante, je développe une approche transversale mêlant droit, littérature, histoire, sociologie, anthropologie, sciences dures, psychanalyse, biologie et philosophie.1 Mes textes explorent les zones de tension entre raison et imaginaire, norme et liberté, avec une attention constante aux enjeux du corps, du temps et du lien social.
Mots-clés
  • De la neutralité sonore à la simulation du sensible

    Par | 5 commentaires | 1 recommandé
    De la neutralité sonore à la simulation du sensible
    Et si la perfection technique était devenue notre plus belle dissonance ? Entre Bob Acri, Windows 7 et Édith Piaf ressuscitée par IA, l’oreille moderne vit sous perfusion numérique, plus de souffle, plus de failles, juste du “beau” calibré. Le monde sonne juste, mais ne vibre plus.
  • Canada sous contrôle, quand la bienveillance devient le nouvel habit de la censure

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    Canada sous contrôle, quand la bienveillance devient le nouvel habit de la censure
    Au Canada, la censure porte désormais un sourire et parle au nom du bien. Sous couvert de transparence et de protection, les lois C-18, C-63 et FITA installent une surveillance douce, presque polie, version nord-américaine de Big Brother en pull en laine. Quand la bienveillance devient protocole, Orwell devient formateur RH.
  • Clara-Doïna Schmelck ou la mort numérique du monde réel

    Par | 7 commentaires | 2 recommandés
    Clara-Doïna Schmelck ou la mort numérique du monde réel
    Clara-Doïna Schmelck croyait qu’on pouvait penser la technique sans perdre l’humain. Sa mort, paradoxalement, nous rappelle ce qu’elle craignait, un monde où tout reste en ligne, mais où plus rien ne demeure. Dans le vacarme du flux, elle écrivait lentement, avec douceur et rigueur, pour défendre une chose simple, la respiration du réel.
  • La faille et le souffle, la liberté comme principe d’instabilité organisée

    Par | 2 commentaires | 2 recommandés
    La faille et le souffle, la liberté comme principe d’instabilité organisée
    La liberté n’est pas un trône, c’est un tremblement. De Gödel à Prigogine, de Nash à Keating, elle survit grâce aux failles, aux bifurcations, au fameux “effet papillon” (même sans papillon). Et si défendre les droits, c’était surtout cultiver l’instabilité qui nous maintient vivants ? Moins d’armures, plus de respiration, la loi qui tousse, c’est la démocratie qui respire.
  • Rien ne se perd, thermodynamique du désir et métaphysique du féminin

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    Rien ne se perd, thermodynamique du désir et métaphysique du féminin
    Et si Madame Bovary était une expérience de physique appliquée ? Lavoisier à la main, on lit Emma comme un système clos, rien ne se perd, tout se transforme surtout le désir. Flaubert fait labo, Emma réacteur mal refroidi, la passion s’accumule, l’entropie guette. Littérature, oui mais avec des lois aussi nettes qu’en thermodynamique.
  • Aimer sans illusion, de Dostoïevski à La Belle Époque à la reconquête du réel

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    Aimer sans illusion, de Dostoïevski à La Belle Époque à la reconquête du réel
    Quand l’amour se rejoue en décor, il sonne faux. De Dostoïevski à La Belle Époque , entre H pur nostalgique et Marianne lucide, le cœur hésite, salut par le sublime ou tendresse du présent ? Russie ou ici, la simulation épuise; le réel, lui, respire. Mot d’ordre, aimer sans replay, assumer la banalité, préférer la rencontre au souvenir. Camus en guide, pas en gourou.
  • De Weininger à l’Ève numérique, le féminin devient simulacre et capital émotionnel

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    De Weininger à l’Ève numérique, le féminin devient simulacre et capital émotionnel
    Ève a changé de peau, pixels lisses, douceur calibrée, mystère en option. De Weininger à Baudrillard, le féminin glisse du mythe à l’interface, l’homme passe du désirant au spectateur abonné. Même distance, autre décor. Et si la vraie subversion était la rareté, l’imperfection, le silence, bref, une rencontre sans filtre beauté ni mode nuit ?
  • Hasard, loi et amour, vers une Grundnorm du lien

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    Hasard, loi et amour, vers une Grundnorm du lien
    Une rencontre n’est jamais “seulement” du hasard, c’est souvent un axiome secret qui ordonne tout le reste. Du couple Beauvoir/Algren à Kelsen, la première impression agit comme une Grundnorm affective, loi fondatrice, non écrite d’où naissent passions, hiérarchies et ruptures. Entre liberté, simulacres et polyamour, plaidoyer pour la rareté du lien et la fidélité au choix vrai.
  • La peur du vivant, quand la raison confond clarté et maîtrise

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    La peur du vivant, quand la raison confond clarté et maîtrise
    La raison promettait la lumière mais à force d’éclairer, elle a voulu tout tenir en laisse. Courbes au beau fixe, sens en berne, et si l’obsession de mesurer masquait une peur du vivant ? Entre Habermas, Haber, Bergson et Heisenberg, plongée (sans gilet pare-chiffres) dans une clarté qui rassure… mais rétrécit.
  • La pudeur, maturité du vrai, entre sincérité, narcissisme et lucidité

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    La pudeur, maturité du vrai, entre sincérité, narcissisme et lucidité
    Dans un monde où tout s’affiche et se raconte, la pudeur fait figure d’anachronisme, ou de révolution. Entre Baudrillard, Arendt et Lacan, cette réflexion interroge ce qu’il reste de la vérité quand la sincérité devient spectacle. Et si, au fond, se taire parfois n’était plus une fuite, mais une forme supérieure de lucidité ?