« La décolonisation linguistique ne consiste pas à brûler les dictionnaires, mais à en écrire de nouveaux. »
L’Algérie a besoin d’un multilinguisme stratégique, ni soumission au français, ni repli identitaire
La France souffre ainsi d'une double défaillance : celle d’une classe politique déconnectée et incompétente, et celle d’un peuple qui peine à faire face à une partie de son passé, pourtant constitutif de son identité actuelle.
Il est fondamental de soulever la question de l’utilité d’une approche psychopathologique sociale pour expliquer certains troubles récemment apparus en Algérie, tels que les addictions, le suicide, les violences sociales, les états de stress post-traumatique, ...
Bien que les tueries de masse semblent être rarement liés à des pathologies mentales psychotiques, elles sont toujours une expression de souffrances qui se manifestent dans une crise psychologique qui est à la fois meurtrière et suicidaire.
La crise actuelle dans les relations franco-algériennes pèse lourdement sur la célébration du 19 mars 2025, un événement censé marquer la fin de la guerre d'Algérie et la signature des accords d'Évian.
En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, mes pensées vont aux enseignantes d’Aïn Aden (Algérie), martyres du devoir. Elles n’ont « réclamé ni gloire, ni les larmes », ni de Tour Eiffel illuminée, ni marche à Barcelone, Paris ou Berlin, ni slogan « Je suis Aïn Aden ».
Les relations entre la France et l'Algérie, qui sont au cœur de notre histoire commune, ne peuvent être soumises aux caprices des extrémistes ni aux agendas personnels. Il est dans l’intérêt de chacun que nos deux pays trouvent un terrain d’entente, fondé sur le respect mutuel, la compréhension et la coopération.
L'algérophobie est le symptôme d'une crise politique qui traverse la France. Cette tentation de stigmatisation atteint aujourd’hui des sommets de déraison et révèle un système politique désorganisé qui se perd dans un vacarme de voix discordantes, donnant parfois l’impression d’une gestion de crise par la stigmatisation d'une communauté.
Les Algériens et l’Algérie sont devenus le fonds de commerce des campagnes électorales de Bruno Retailleau, Gérald Darmanin, Marine Le Pen, Éric Zemmour…