nadia kamali

Scénariste et professeure de Lettres

Paris - Casablanca

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  • Rokhaya Diallo caricaturée : ce que Charlie Hebdo recycle

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    Ce dessin est le frottement de trop. Il réveille les blessures de l'enfance, de la télé des années 80 au zoo humain de Nantes. L’humour ne peut être une « lessive symbolique » effaçant l’archive coloniale. Je dénonce ici une « paresse graphique » qui réduit la pensée au corps. Pour Rokhaya et pour nous toutes : la mémoire des images ne s’efface pas d’un trait de crayon.
  • Le droit de regard

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    Le droit de regard
    Sélectionné à Cannes et choisi pour représenter l’Espagne aux Oscars, Sirât révèle moins un débat esthétique qu’un rapport de force structurel. À partir d’un malaise intime face au film, ce texte interroge les circuits de financement, les comités de sélection et les hiérarchies implicites qui marginalisent durablement les cinéastes marocains au profit des réseaux européens.
  • La disparition polie : anatomie d’une violence contemporaine

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    Dans une salle de formation, j’ai croisé des mots impeccables et des collègues éreintés. Ce contraste m’a sauté au visage : il ne manque pas des protocoles, il manque du regard. Le système parle de prévention ; les travailleurs parlent de survie.
  • Les petites victoires

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    Le capitalisme moderne a trouvé mieux que l’exploitation : la gratitude. Il ne demande plus qu’on travaille, mais qu’on aime ça. C’est l’histoire d’une désillusion devenue lucidité, et d’un mot « syndicalisme » qu’on croyait démodé et qui revient battre dans les veines.
  • Les rues tremblent au Maroc

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    Au Maroc, l’urgence se paie en dirhams et en silence. Héritage colonial, corruption huilée, fatalisme comme anesthésie : l’hôpital est devenu théâtre de la survie. Puis, depuis peu, des écrans se lèvent, des jeunes filment et diffusent, brisant la résignation. Dans ce tremblement commun, un "nous" fragile s’esquisse. Et notre gouvernement actuel se devra de répondre à cette colère digne et nue.