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En vrac

Auteur de romans,nouvelles,pièces radiophoniques, animateur d'ateliers d'écriture...
  • Débat et des hauts

    Par | 3 commentaires | 2 recommandés
    Garder le cap dans un monde qui a déjà chaviré. Continuer de survivre en apnée. C’est l’impression que me donne les conversations de début d’année avec certains vieux amis. Mais aussi avec des inconnus. Des «c’était mieux avant»? Même plus le regret classique du paradis perdu. Avant s’est noyé sans réussir à atteindre la rive d’après. Pessimisme ou lucidité ?
  • Loin des yeux

    Par | 1 recommandé
    Serial killer. J’ai du sang sur les mains depuis des années. Mais personne ne peut le voir. J’opère toujours discrètement. Sans la moindre trace pouvant remonter jusqu’à moi. Un tueur impossible à identifier. Donc in-condamnable. Je peux marcher dans rue en toute tranquillité. Personne ne me traînera menottes aux poignets devant un tribunal. La justice c’est pas pour nous.
  • Steak bleu ou jaune ?

    Par | 3 commentaires | 4 recommandés
    Cinq cents people et scientifiques proposent un « lundi vert » sans viande ni poisson. Tandis que des milliers de gilets jaunes manifestent chaque samedi pour défendre leur bifteck. Certains veulent moins de viande dans leur assiette. D’autres rêvent d’en avoir plus souvent. Et de meilleure qualité que celle bas de gamme. Une bonne côte de bœuf républicaine ?
  • Nouvel ami

    Par | 1 recommandé
    Prendre le temps avant qu’il nous prenne. Il a collé le post-it sur son frigo. C’est sa bonne résolution de début d’année. Avant de sortir et accomplir son geste annuel. Le même rite depuis une décennie, chaque deuxième jour de janvier. Il se gare sur le parking d’un cimetière ou d’un crématorium. Jamais au même endroit. Puis il reste assis dans sa voiture. Qu’attend-il ?
  • Grand-père multiprises

    Par | 3 recommandés
    Un Noël au restau avec une femme charmante et une nouba à la maison pour la Saint Sylvestre avec de vieux potes. Deux surprises totales. Des petits cadeaux que le destin vous envoie pour encore croire en l’humanité.
  • Bord de lignes

    Par | 5 commentaires | 21 recommandés
    Mon histoire est en bord de rails.Une rue parallèle à la gare.Petites et grandes lignes découpent la ville et le temps.J'habite un camping-car. Pas un palace. Ni un carton sous un porche ou dans un square. J’y vis depuis sept ans. Un intérieur à peu près comme d'autres, derrière des murs. La grande différence est que je peux emporter mon toit ailleurs à tout moment. Sur un coup de tête ou de cœur.
  • Prière de toucher

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    Étrange invitation. Surtout en ces périodes de «ne pas» et autres interdits. Guère un hasard si des visiteurs passent devant sans oser y toucher. Lisant «Prière de ne pas toucher». Elle a eu la même réaction. Tournant autour plusieurs fois avant de poser la main dessus. Un geste banal dans un musée ? Peut-être pas si anodin. Le reflet d’une liberté de faire et penser en perte de vitesse ?
  • Veilleur de livres

    Par | 2 commentaires | 7 recommandés
    Tout savoir et ne jamais rien dire. Sa devise est gravée dans son regard. Un regard qu’il balade sans cesse. Du matin au soir. Même en pleine nuit. D'une saison l'autre. Il sait tout. Mais personne ne sait que rien ne lui échappe depuis qu’il a élu domicile sur cette place. Difficile au début d’y faire sa place. Désormais indélogeable. Archiviste de la ville ?
  • À hauteur d’être

    Par | 1 commentaire | 2 recommandés
    Un homme mort depuis quinze ans nous parle en direct à la radio. Sa voix, très reconnaissable, met soudain tout en suspens. Des mots, simples et profonds, qui invitent à la pensée. Mais aussi au rêve et à la poésie. Malgré la douleur, la vieillesse, la maladie, la peur de la mort de plus en plus proche, il œuvre. Continue d’être en chantier. Partageant sa poévie.
  • Gilets jeunes

    Par | 4 commentaires | 5 recommandés
    Maladroits, à côté de la plaque, contradictoires… Sincères et vivants. Rien à voir avec la naphtaline des techniciens du verbe. C’était mieux maintenant. Une énergie qui transformerait le monde. Et même le changerait. Avec vous, fromage et dessert. Plus tout le reste. Le désespoir, pour paraphraser le poète Edmond Jabès, a des limites. Pas l’espérance.