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Plusieurs milliers de manifestants à Paris ce samedi 11 octobre, et plusieurs milliers d'autres dans toute la France, à l'appel de très nombreuses organisations politiques et associations, venus soutenir les combattants kurdes de Syrie dans leur lutte contre Daesh, c'est-à-dire non pas contre l'Islam, mais contre le fascisme. Quelques images.Les Kurdes de Syrie laissés seuls dans la lutte contre Daesh..
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Chaque jour les images que nous recevons de Kobané — toujours prises à distance, depuis la frontière turque — nous offrent le spectacle de l’histoire. Spectacle triste et affligeant de la violence et du malheur. Spectacle insupportable de ce qui semble relever de l’inévitable caducité des volontés et actions humaines, et que vient ratifier notre nihilisme contemporain. Nous nous disons donc que nous ne pouvons rien y faire, et même que nous n’avons plus rien à en dire.
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Décidément, le pouvoir socialiste ne nous épargnera aucun des travers que nous aura fait subir la précédente présidence de droite. Nous retrouvons à l'occasion de ce conflit à la SNCF une stratégie désormais si bien rodée, qu'elle aurait même pu être scénarisée d'avance. Le seul raffinement qu'offrent les circonstances c'est la crapuleuse instrumentalisation des épreuves du baccalauréat, à laquelle le président Hollande a cédé, et dont se sont emparés avec gourmandise des médias boutiquiers.
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L’insistante campagne menée depuis quelques semaines en faveur du vote utile n’est pas seulement politiquement inepte et honteuse, elle est aussi humiliante. Au-delà de l’exaspération manifestée par quelques militants peut-être irascibles, il y a celle, sincère et désemparée, d’électeurs (et ici, de lecteurs) vulnérables et indignés. Mais il y aussi, et surtout, un aveuglement suspect alors que depuis près de 25 ans une partie croissante du peuple français est entrée en dissidence électorale.
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La fraude à l’épreuve de mathématiques du bac S aura rendu un service non négligeable à la politique menée par Luc Chatel. Mieux vaut une fraude qu’une fronde.
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On peut penser ce que l’on veut du bac ; qu’il demeure un rituel indispensable ou, au contraire, qu’il n’est plus qu’un office désuet et inutile. Mais Luc Chatel, quant à lui, a tranché. Le bac n’est ni un bien ni un mal, il est simplement devenu impossible. Les 3000 copies de philosophie, des académies de Paris, Créteil, Versailles, qui restent sans correcteurs, doivent en témoigner.
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Lénine notait qu'en période de crises sociales et politiques l'histoire est « toujours plus riche de contenu, plus variée, plus multiforme, plus vivante,"plus ingénieuse" que ne le pensent les meilleurs partis, les avant-gardes les plus conscientes des classes les plus avancées. ». Et il est vrai que la semaine qui s'ouvre, à partir de ce 12 octobre, semble devoir faire taire provisoirement les commentateurs d'ordinaire pressés ou les experts prétendument avisés. La multiplication des appels à la grève reconductible dans différents secteurs et entreprises, ainsi que l'entrée probable en lutte de la jeunesse ouvrent une zone d'instabilité et de turbulences où des enchainements inédits, des bifurcations inouïes sont toujours envisageables.
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Le succès de la journée de mobilisation du 23 septembre n'aura pas été une surprise. Pas davantage que le déni entêté et dérisoire de l'Elysée ou que le refus de l'intersyndicale d'appeler nationalement à la grève reconductible. On peut donc s'attendre à ce que les débats au Sénat se poursuivent selon un scénario conçu d'avance. Quelques « mesures d'équité » viendront, à l’extrême marge, amender, sans le bousculer, le « non ferme et tranquille » que le gouvernement oppose à toute demande de retrait. Faut-il alors craindre que, décidément, rien ne puisse venir excéder l'horizon d'attente de la présidence de la République ?
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Les millions de salariés qui se sont mobilisés le 7 septembre contre le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement, n'ont pas été entendus. Ce projet a été voté en première lecture par l'Assemblée nationale le 15 septembre, à la suite d'un débat précipité et tronqué qui trahissait clairement une volonté politique de passer en force. Désormais les enjeux sont donc clairs. Serons-nous assez déterminés pour faire reculer le gouvernement et obtenir le retrait de son projet ?