Quelle relation de cause à effet existe-t-il entre un taux d'imposition réduit sur les bénéfices des entreprises et la formation d'une bulle spéculative immobilière par le biais d'une explosion du crédit bancaire ? Aucune, zip, nada, zéro.
Par Philippe Riès
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En autorisant la justice française, contre la pression insistante du pouvoir politique relayée par le Parquet, à enquêter sur les «biens mal acquis» en France par quelques potentats africains, la Cour de cassation ne fait pas que choisir son camp
Il faut s'y résigner: la présidence française du G20, qui commence après le sommet de cette instance planétaire à Séoul le 11 novembre, nous vaudra son pesant de tartarinades, rodomontades et mouvements de menton de la part d'un Nicolas Sarkozy «déterminé» à y redorer le blason singulièrement terni de son quinquennat. Or, cette présidence va s'ouvrir sur une défaite en rase campagne de l'Union européenne dans l'arbitrage sur la réforme de la gouvernance du Fonds Monétaire International, après l'accord intervenu en Corée du Sud entre les ministres des Finances dudit G20.
C'est entendu, les méthodes de Michael O'Leary sont aussi brutales que son langage peut être ordurier. Mais pour signifier aux autorités et à l'opinion publique françaises la décision de fermer la base de sa compagnie «low cost» à Marseille, le volcanique patron de Ryanair ne s'est pas contenté d'un communiqué publié à l'abri des murs d'un lointain siège social. Il est venu sur place.
Par Philippe Riès
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De l'avis même des princes qui nous gouvernent, la réforme des retraites est indispensable pour que la dette souveraine de la République française conserve la confiance des investisseurs, étrangers notamment, qui assurent les fins de mois de notre Etat impécunieux.
L'Organisation mondiale du commerce a revu en hausse ses prévisions de croissance du commerce mondial en 2010, à 13,5 % (et 16,5% pour les économies en développement).
Par Philippe Riès
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Une image (d'enfants Rom expulsés de leurs logements de fortune en Bulgarie) et un commentaire tendu comme la corde d'un arc. Dans son magazine hebdomadaire "Publica", le quotidien portugais "O Publico" a publié dimanche 26 septembre, sous la plume de Miguel Gaspar, ce texte où tout est dit en peu de mots.
A la veille des ultimes arbitrages du Comité de Bâle pour la surveillance bancaire, qui ont décidé d'imposer aux institutions de crédit un renforcement substantiel de leurs fonds propres d'ici 2019, les banquiers français ont lancé une nouvelle salve de mises en garde.
Au nom des grands principes idéologiques comme des basses manœuvres partisanes, la cause serait entendue: le directeur général du Fonds Monétaire International, sondages d'opinion très favorables nonobstant, ne saurait représenter la gauche, et surtout la gauche de la gauche, lors du prochain affrontement présidentiel de 2012. Et dans cette disqualification es qualité, la purge financière imposée à la Grèce par le FMI, agissant en l'occurrence pour le compte et avec l'aval de l'Union européenne, pèse évidemment tout son poids de vertueuse indignation.
Au second trimestre de l'An de Grâce 2010, l'Empire du Milieu aurait évincé l'Empire du Soleil Levant de la seconde place sur le podium de l'économie mondiale. Le conditionnel s'impose, tant les statistiques internationales proclamant la nouvelle dépendent elles-mêmes de statistiques officielles chinoises dont la fiabilité reste discutable. Un peu plus tôt, un peu plus tard, le déclassement du Japon par la Chine était inévitable. Depuis l'éclatement de la bulle spéculative au début des années 90, l'économie nipponne rampe péniblement, avec un taux de croissance moyen de un pour cent, alors que celle de son grand voisin asiatique, partie de très loin, progresse dix fois plus vite.