France Inter propose un dossier édifiant sur l'assassassint - comme il en ressort de la lecture - du ministre Robert Boulin. On y voit resurgir l'affaire Ben Barka, et d'autres informations qui ne sont pas faîtes pour effacer les doutes sur l'existence de l'Etat de droit en France. Cette histoire témoigne de la mentalité peu fréquentable règnant dans les allées du pouvoir. Le rapport de la CIMADE en confirme la persistance et l'attachement à corrompre l'idéal - ou le mythe - républicain, même si une confusion est entretenue dans l'opinion pour faire abusivement de "république" un synonyme de "démocratie". L'idée d'enseigner l'ordre public européen - fondé sur les droits de l'homme (cf. Arrêt Loizidou de la CEDH) - dans les écoles de l'administration est une voie pour prévenir une dérive qui s'affirme. Elle ne semble pourtant pas retenir l'attention. Ce ne sera pas faute d'avoir essayé. L'indifférence peut être un indice pour expliquer , entre autres, ce que relève la CIMADE ou le destin tragique d'un ministre.
Pendant qu'un débat s'élève à propos de la lettre de Guy Môquet, dont l'évocation de la mort sert par procuration un discours confus, le Nouvel Observateur consacre un commentaire sur un livre témoignage d'acteurs de la guerre et de l'occupation édité par les Arènes intitulé "Paroles de l'ombre".
Le témoignage proposé par Médiapart démontre que le juge d'instruction n'a pas fait son travail correctement. Il est surprenant que la relation "Imad Lahoud - Michel Piloquet" n'ait pas été relevée par l'enquête (ni celles avec des proches du président actuel), ce qui aurait permis d'entendre Anne Casanova, ce qui n'a pas été fait également. Combien manque-t-il de vérifications dans cette procédure ?
Le bon sens et l'humanité finissent quand même par triompher, non sans difficulté, au sommet du pouvoir. Claude Guéant et Xavier Darcos reconnaissent enfin que l'Etat et France Télécom ont l'obligation d'agir. En aurait-il été ainsi sans la couverture médiatique et le risque d'engager la responsabilité pénale d'une entreprise ou de hauts fonctionnaires dramatiquement négligents ?
Carine Fouteau expose "les non-dits du débat sur le voile". Cette actualité est cantonnée à un débat franco-français alors que la France a la possibilité de l'élever au niveau international, ce qui serait autrement plus efficace pour la cause des femmes. Le pays des droits de l'homme n'est pas le plus crédible dans la promotion de ceux de la femme.
"Ce que la FIDH veut dénoncer, c'est la profonde schizophrénie de la politique française concernant les aidants, qui, en droit international, sont des défenseurs des droits de l'Homme puisqu'ils se mobilisent pour le droit et la dignité des autres individus.
L'idée n'est pas de lancer une polémique dont je n'ai pas le temps de défendre un point de vue qui s'affirme irrésisistiblement comme l'atteste la contribution Thomas Cantaloube. Il s'agit seulement de l'énoncer.