Le suicide du pilote à l'origine des 150 victimes du drame aérien dans le sud-est de la France soulève la question de la responsabilité du modèle social promu par la politique actuelle, qui organise la régression sociale au mépris du droit. Ce qui s'est passé sur le vol Germanwings est rendu possible par la volonté majoritaire de la classe politique qui répond favorablement au diktat de la logique financière.
Quant un salarié se tue sur son lieu de travail, pour les patrons, c'est de la faute au conjoint : " En ce qui concerne son motif potentiel, les enquêteurs suivent la piste d’une « crise existentielle personnelle», selon Bild Zeitung, pour qui Andreas Lubitz et sa petite amie auraient traversé une crise de couple dont il ne se serait pas remis. " (Les Echos)
Hypothèse déjà évoquée à propos de la disparation du vol de la Malaysian Airaines dans l'Océan Indien (Vol MH 370 : un drame social ? - Mediapart), l'accident aérien qui s'est produit en France soulève des questions sur son caractère prémédité. Un des pilotes se serait enfermé et mis l'avion en descente jusqu'à sa colision au sol, tout en empêchant l'équipage de pénétrer dans la cabine (selon le New York Times Pilot Was Locked Out of Cockpit Before Crash - voir aussi Crash A320: la thèse du suicide du pilote évoquée). Cet accident interpelle sur l'intelligence de ceux qui nous gouvernent.
Le PS se complaît à incriminer un éparpillement de la gauche pour excuser son échec. C'est faux. Un tel raisonnement est une escroquerie intellectuelle. La faute en revient exclusivement au PS et à ses trahisons depuis deux ans et demi à l'égard d'un électorat qui l'a porté au pouvoir.
Quand le PS fait de la politique de droite, l'électeur de gauche reste chez lui ou il vote pour la droite ; comme quand l'UMP a un discours d'extrême-droite, son électeur vote pour le FN. A chaque fois, entre la copie et l'original, c'est l'original qui l'emporte. Pour les résultats officiels sur le site du ministère de l'intérieur : http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/index.html
Quelle chance de pouvoir passer sur tous les médias importants ! Tout le monde n'a pas la chance d'Agnès Verdier-Molinié, surtout quand il s'agit de raconter des inepties selon lesquelles, par exemple, les gens fortunés seraient pressurés d'impôts, tout en oubliant que la France fait cadeau de 150 milliards d'euros par an aux tricheurs, dont elle prend la défense et plaide l'amnistie sur France Info.
Des gouvernements qui n'écoutent plus ni ne respectent plus leurs électeurs, au nom d'un sacro-saint Marché, conduisent à s'interroger si le vote sert encore à quelque chose, puisque ce ne sont pas les élections qui modifient la politique mais les résultats financiers des entreprises. A croire que la politique de demain se fera plus par la mobilisation de la conscience des consommateurs que par celles des électeurs, qu'ils sont aussi, mais que plus personne n'écoute.