Robert Molimard

Professeur honoraire Médecine

Chevilly-Larue - France

Sa biographie
Né le 16/12/1927 à Cournon d'Auvergne (63). Lycée Blaise-Pascal à Clermont Ferrand, puis Faculté de Médecine de Paris. Interne médaille d'argent des Hôpitaux de Paris. Agrégé de Physiologie 1960. Enseignement à Poitiers, puis à La Faculté de Médecine de Bicêtre (Paris-Sud). Chef de service de Médecine Interne à l'Hôpital Max Fourestier à Nanterre en 1977. Je commençai à assurer personnellement des consultations pour aider les fumeurs à s'arrêter. Dans mon laboratoire de Médecine Expérimentale, j'ai cherché à comprendre les mécanismes de dépendance, tentant sans succès de rendre les rats dépendants au tabac ou à la nicotine. J'ai compris que la nicotine, utile chez l'Homme à l'installation de la dépendance, n'était pourtant pas une drogue recherchée par le fumeur. Cela me vaut un ostracisme. En 1983, j'ai fondé la Société d'Etude de la Dépendance Tabagique, devenue Société de Tabacologie, puis créé un enseignement universitaire de Tabacologie. J'ai longtemps présidé la Société. Elle a organisé au moins une réunion scientifique annuelle et offert des bourses de recherche. J'ai résisté aux pression de l'industrie pharmaceutique qui souhaitait un "partenariat". Mais un groupe, qui lui était lié, prit me contrôle de la Société en 2004 . On me proposa d'en devenir Président d'Honneur. Je refusait de cautionner cette dérive et partit. Je continuai jusqu'en 2010 l'organisation du Diplôme Interuniversitaire de Tabacologie, qui fut aussi repris par des tenants de l'Industrie. J'ai écrit deux ouvrages sur le tabac: "La Fume" et le "Petit manuel de Défume", qui n'ont pas eu de publicité, ni figuré sur un rayon de librairie. Je les ai traduits en espéranto, téléchargeables gratuitement sur mon site "www.tabac-humain.com". Membre du Formindep, je tiens une tribune libre "Altertabacologie" sur "www.formindep.fr" J'ai écrit "L'Homme, avatar de Dieu", publié par l'Harmattan, que j'ai traduit en espéranto.
Son blog
5 abonnés Le blog de Robert Molimard
  • 9 billets
  • 0 édition
  • 0 article d'éditions
  • 0 portfolio
  • 0 lien
  • 0 événement
  • 0 favori
  • 1 contact
Voir tous
  • Sentiment d'injustice, révoltes et répressions, un cycle infernal

    Par
    Les lois de la Nature sont rigoureuses. L'affrontement de ses multiples forces a engendré la vie et l'Homme. Mais la conscience humaine a produit la morale et surtout la justice. Ces forces doivent composer avec celles de la Nature, en particulier le conatus de Spinoza.
  • Le monisme de Spinoza. Bombe décapante salvatrice ?

    Par
    Le dualisme en religion, c'est un Dieu pur esprit, régnant pourtant sur la matière. Il créa d'abord la Nature, puis l'Homme, à qui il la donna en cadeau. Cette conception d'un Dieu surnaturel porte en germe la destruction de toute vie sur Terre. Le monisme de Spinoza pourrait-il l'éviter ?
  • Nicotine et homéopathie, même tabac

    Par
    La nicotine est un stimulant comme la caféine, mais n'est qu'un placebo pour arrêter de fumer. L’effet placebo est très utile, c’est la base de l’homéopathie. Cependant l’Assurance Maladie doit-elle continuer à rembourser des médicaments d’activité mineure, non scientifiquement démontrée, au détriment d’autres investissements essentiels ?
  • Réflexions à propos de la circoncision et de l’excision

    Par
    Ces atteintes à l’intégrité corporelle sont rarement médicalement justifiées. Elles sont en général rituellement pratiquées chez des enfants, sans leur consentement. Même si les complications de la circoncision sont rares, quand l'excision peut être très dangereuse et invalidante, les communautés devraient réfléchir à des rituels de passage plus respectueux des Droits de l’Homme.
  • Accès à l’Université : Sélection ou tirage au sort

    Par
    Les Universités françaises sont saturées. Faute d’un effort pour augmenter leur capacité d’accueil, elles sont contraintes à limiter le nombre de leurs étudiants. Ce peut être une sélection par des épreuves, mais leur pertinence est discutable. Le tirage au sort n’est pas populaire. N’aurait il pourtant pas de considérables avantages ?