Suite à l’accident intervenu le 19 septembre sur le site ORANO (ex-AREVA) de Malvesi, près de Narbonne, la CRIIRAD dénonce le caractère lénifiant de la communication de l’industriel et attend d'ORANO et des autorités que toute la lumière soit faite. Il s’agit bien de matières radioactives.
L’ouragan Florence a frappé la côte Est des Etats-Unis le 14 septembre 2018. La centrale nucléaire de Brunswick et les installations de Global Nuclear Fuels ont été impactées. A l’autre bout de la planète, en Asie du Sud-Est, le typhoon Mangkhut a lui aussi atteint des zones comportant des installations nucléaires. Les informations disponibles sont très parcellaires.
1,3 millions de tonnes de résidus radioactifs non confinés entreposés au fond d'un bassin artificiel. Les eaux radioactives de l'ancien site d’extraction d'uranium AREVA (ORANO) des Bois Noirs (Loire) s'écoulent directement dans la rivière. La CRIIRAD a mis en évidence la contamination des mousses aquatiques de la vallée de la Besbre sur plusieurs dizaines de kilomètres.
La CRIIRAD met en cause les conclusions de la Commission scientifique internationale dont les membres se discréditent en concluant, sans preuve, à l'absence d'impact sanitaire, y compris dans les zones proches du rejet radioactif.
Elle dénonce également un dénonce un taux sidérant d’anomalies dans le dernier rapport de l'expert de l’État français, l'IRSN.
A l’heure où AREVA se désengage au Niger et annonce le licenciement de centaines de collaborateurs, l’ONG AGHIRIN’MAN a plus que jamais besoin de soutien pour défendre les intérêts de la population soumise à la radioactivité . La priorité 2018 est l’achat d’un véhicule permettant de renforcer les contrôles indépendants sur l’ensemble de l’agglomération d’Arlit et dans toute la région d’Agadez
De nombreux médias ont titré sur les niveaux de contamination «extrêmement élevés» publiés par l'agence russe HYDROMET, parfois même sur les «aveux» de la Russie. La CRIIRAD a diffusé hier, en urgence, une mise au point expliquant que les niveaux de contamination étaient en fait comparables à ceux mesurés en Europe mais des informations erronées continuent d'être diffusées.
Un accident de niveau 5 sur l’échelle INES s’est peut-être produit dans une installation nucléaire sans que l’installation ne soit identifiée, sans que la population locale ne soit protégée, et dans l’indifférence quasi générale: aucun questionnement, aucune mise en garde ou demande d’investigation de la part de l’OMS, de l’AIEA ou de l’Europe.
Les responsables se soucient enfin de l’importance des rejets du ruthénium 106 intervenus, fin septembre 2017, et des risques encourus au plus près du terme source ! Dans un premier temps, les communiqués officiels se sont contentés de souligner l’absence de risque en France et en Europe. La CRIIRAD avait alerté dès le 5 octobre, mais en vain, sur les risques encourus par les populations locales.
La règlementation européenne impose depuis 2014 le contrôle des matériaux préoccupants pour la radioprotection mais la France continue de jouer la montre. En atteste le projet d'extension de la carrière de St-Julien-Molin-Molette que le Préfet de la Loire s'efforce de déclarer d'intérêt général en "oubliant" la radioactivité des roches et les risques qu'elle génère !
Les organismes de surveillance de la radioactivité en Europe insistent sur l’absence de risques.
Il est cependant important que l’origine de ces rejets de ruthénium 106 soit recherchée. De ce point de vue l’absence d’information est inquiétante.